bon, j'ai un défi à relever, je suis censé écrire une nouvelle avant la fin de l'année. J'aimerai votre avis sur l'intro, et surtout vos critiques !
Pas un bruit ne troublait la sombre ruelle. C’était l’un de ces endroits qui peuplent les grandes villes, un pan d’obscurité, de silence et de solitude. Un ilot au milieu de la marée grouillante de vie du reste de la mégalopole, à peine perturbé par le passage des rats en quête de nourriture.
Soudain les ténèbres furent percées par les faisceaux lumineux rouges et bleus d’une voiture de patrouille. Un homme en descendit, suivi d’un deuxième. Un faible rai de lumière jaune vint troubler les recoins de la ruelle, la balayant de part en part, révélant des poubelles débordant d’ordures, des cartons et des murs poisseux d’humidité…Un repaire pour la fange de la cité, étrangement désert à cette heure de la nuit.
Les deux hommes commencèrent à avancer dans l’étroite ruelle, lentement, prudemment, la main sur la crosse de leurs armes, appelant après une hypothétique présence humaine. Le rayon de lumière sembla s’arrêter un instant sur une flaque de liquide brunâtre, et remonta, lentement, une fine trainée de ce liquide. Soudain, dans la lumière blafarde la silhouette tremblotante d’une paire de pieds nus se dessina. Peu à peu la course de la lampe se fit vacillante, moins sûre, à mesure qu’elle éclaira une paire de jambes écartées dans une position lubrique. Le rais eut encore le temps d’éclairer ce qui aurait du être un torse de jeune femme mais qui n’était plus qu’un amas de chairs et de boyaux sanguinolents, avant que la lampe ne tombe au sol, projetant l’ombre déformée d’un corps sans vie sur le mur de l’impasse.
L’homme qui portait la torche, à genoux dans la flaque de sang, tentait vainement de retenir la nausée qui le prenait à la gorge. Entre deux hoquets, il parvint à donner un ordre au second policier: « appelle la centrale, on en a une autre »