| Nous sommes le 27 Mai 2012, 02:03 | |
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Il est bientôt 4 heures du matin et je rumine ces quelques pensées qui concernent le sens que l'on donne généralement sur notre venue sur Terre. Je ne crois en rien, et pourtant si je suis toujours là c'est que je dois bien croire en quelque chose. Le Néant peut-être ? Ou une volonté instinctive, animale, qui me fait survivre et vivre parmis la gente humaine. Ou alors cette force qui me pousse à me poser des questions, à découvrir ce sens, si indispensable pour nous, pour relier notre coeur à ceux de notre espèce, pour procréer, trimer, ahanner, souffrir et aimer... un peu.
Je suis arrivée au résultat qu'il n'y a Rien. Que tout est le fruit du hasard. Ce grand Hasard qui réunit des molécules et qui ensuite donnent naissance à des êtres vivants.
Je suis arrivée au résultat que la Chance nous a dotés d'une conscience, une sorte d'intelligence qui a fait de nous des étrangers sur cette Terre. On peut faire le mal comme le bien. Surtout, nous avons le pouvoir de décider d'une vision du monde manichéenne, simple, modelable à volonté, ou gris. On s'est forgé des idéaux, des économies, des pauvres, de la morale ; on a créé différents modèles de société, et qui pourtant repose sur le même socle : une Force dirigeant le libre-arbitre des hommes. Ces hommes qui rêvent, s'enchaînent malgré eux, s'esclavent à cette Force qui pourrait être soulevée d'une main. Encore faut-il trouver les doigts.
Eh bien chers amis, j'essaye de comprendre l'incompréhensible. Et cette nuit, ça me bouffe. On éprouve sans cesse le besoin d'être rassuré, on a sans cesse le besoin de croire à quelque chose, d'avoir un but. On a l'espoir chevillé au corps, la haine qui creuse des sillons dans notre cœur et l'amour qui gonflent nos veines d'une ardeur terrifiante. Et quand on se regarde de haut, on se dit que nous sommes de petits enfants, qu'on n'a rien compris, que nous sommes ridicules, qu'on se bat pour des broutilles, que nos espoirs sont vains, que nos bras se lèvent dans un néant total. Nous voyons tout à notre misérable échelle : les petits problèmes deviennent des montagnes et nos sentiments des étendards que l'on porte fièrement, convaincu de notre importance.
Tout est une BLAGUE.
Et le pire, une fois que l'on a compris ça, que l'on a arraché nos œillères et que l'on a bu quelques verres, c'est que ce n'est même pas drôle.
Pourquoi je n'arrive pas à en rire ?
au même titre que les vers dans la viande avariée: Tant qu'il y a des éléments vitaux, il y a de la vie. C'est logique
nous n'avons pas perdu notre instinct, nous l'avons perverti.
je me pose une question : que définit-on par logique, au fond ? Depuis que nous avons acquis la conscience, on ne peut vraiment parler de logique. Ton exemple sur Las Vegas démontre l'illogisme du comportement humain. Et là je vais te contredire : nous n'avons pas perdu notre instinct, nous l'avons perverti. Nous forniquons toujours, comme les animaux, et le plaisir qui en ressort est une perversion en ce sens que la raison originelle de cet acte est la procréation, le renouvellement de l'humanité. De même que la loi du plus fort : dans une meute de loups, seul le plus fort dirige. Il en va de même pour les hommes, malgré les démocraties ou autres régimes mis en place. Nous courbons la tête sous une fausse liberté.
Yéchoua, je pense vraiment, que si l'on s'observe d'un nuage, la vie est absurde. La logique qui nous mène est absurde. Et c'est encore plus absurde d'y réfléchir. Mais justement, pour le sérieux on se donne des buts et des croyances. Comme tu l'as dit, je crois en quelque chose : en rien. Et des buts, j'en ai quelques uns, que j'appelle plutôt des rêves. C'est vrai que je ne suis pas d'un optimisme affriolant. Je suis plutôt d'humeur d'outre-tombe depuis un an.
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