de Atavhystérie » 16 Mar 2010, 19:53
Fumisteries
Les toiles au bord des cils
Je véhicule, les habitudes
Les fleurs de peau
Les monstres égarés flambent
Mon cœur s'est effacé, tremblent
Les cariatides
Genoux écorchés, belle aube
Aux épines, empoisonnées
Toutes les eaux
Héhé, je dors, les lèvres ouvertes
Les sommeils hauts et
Mes pommettes
Accrochent des fils d'or.
Loup
J'ai perdu le souffle, éteint mes yeux. Dehors il fait tout noir. Les poupées se balancent aux balançoires du quartier d'automne, et les feuilles tourbillonnent, effleurant mon âme au passage de leurs ocres. J'ai longtemps perdu mes espoirs, longtemps serré sur mon sein mes doux cauchemars, tapotant leur tête affectueusement, leurs sourires de travers. Dans le fond aux abîmes je délirais. Ô mes belles pantomines, mais arlequinades en péril, vous étiez de bien sombres copines. Je n'étais pas sure. Mon crâne renfermait bien des détenus ! Sur les langueurs d'automne, je laissais mon âme monotone s'abandonner au frêle vent. Ses ailes noires exorcisait les perversions qui rongeait mon corps. Mais pas assez, hélas, il est mort. Mes yeux ne voient plus rien, ni à l'intérieur, ni à l'extérieur. Je concentre mes contours et puise un maigre réconfort dans les hurlements des loups.