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Mes écrits futiles.

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Caligula
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Inscrit le: 14 Juin 2008
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MessagePosté le: Sam 14 Juin 2008, 22:59 Revenir en haut de page

Oui. On va dire que j'étais encore imbibée d'alcool.

Si vous pouviez m'éclairer sur les fautes d'orthographes & co. Merci.

Quand le vide s'invite.


Quand le vide s'invite. S'escrime en danses informes, évidant le rapide, évitant le lascif. Assaillie, j'ai été transportée aux ors de centaines de prêtresses, toutes dans leurs caresses pêcheresses, tentatrices ultimes enduites d'allégresse, teintant ma perception déclinante de braises. Et ce fut le saut, dans l'inconnu, dos nu et chair repue, crissant des ongles sur les murs ténus, accrochant la réalité de mes muscles tendus. L'inspiration, un fil ténu qui s'enfuit par la seule fenêtre subsistant, subissant sur des contreforts inaccessibles les vents mugissants d'une multitude rutilante et écorchée.

Le poison, de fort mauvais aloi, coule en moi, se répand dans mon corps destructuré aux abois, ma voix faiblissant toujours plus, échos d'un noir oppressant dans ce tunnel de vérités alourdies, empesées et obscurcies, jugements d'un autre temps d'une autre vie ; et j'ai couru, j'ai couru, pas légers accrochés à la chaussée, envolées retenues par le bitume qui se meut, par la nuit qui fut, rampante jusqu'aux coins sifflants, qui paralysent la vertu, qui aggressent les non-vues. J'ai débouché dans le cercle fendu d'oubliés, de passés vécus, d'existences vendues au plus imbu, la mort rendue au premier rang des plus offrants qui donnent occasions impromptues sur bavures imprévues ; tout est figé, l'attente pavée comme une rue dans l'attente du premier rythme, sang primordial coulant en hymne rebattu.

Plus rien n'existe, plus rien n'excite. Je cite, méprise et brise, habite et quitte, attise et m'enlise. Mais ici est un tout, ici s'arrête la roue. Moulin désemparé, aux vents dévastateurs de l'immuable passivité, fleuve lent dont l'écoulement perpétuel reste figé, le monde brûle, hurle et m'accule, donné à un souffle dans lequel je tombe, gesticulant mon immobilisation, hurlant ma frustration, de dépit fuse mon cri ; prédation de la dépréciation, ennui de l'envie, cors qui résonnent, sonnent et ornent mon corps, dévorent et portent le rien, qui court devant moi, en ma direction et vers le Levant. De pourpre, de cristallin qu'est le hurlement de ce factice, pour autant l'art de la mélopée déroulé en coulisse n'en est il pas moins un délice, délice de souffrances accrues qui portent à crû l'armistice des chairs en délire.

Chasse ou fuite, en avant, en ailleurs, plus rien ne se distingue, dans un tourbillon d'effarouchement de mes sens, se heurtant, fracas des armes dans l'espace d'une larme suintant de l'âme, telles d'âpres lames riant pour ces dames, crissant, criant et priant dans le drame, j'adore le ciel adule le calice et adopte la belle femme. Croupe dévastée, instants aigüs, à l'angle de certains monuments de mes amis, la raison de rester ici. Dévoilement d'un tout, les voiles se gonflent et gros est le grain, tempête ou ciel calme, dans la finitude qu'importe. Je remonte, m'élève toujours plus haut dans cet abîme, qui m'a vu naitre et périr, revivre cent fois avant de souffrir, mortellement voyageur et éternellement contempteur.

Mordorée, citadelle d'une péremption défraichie, pierres saillantes qui aiguisent l'appétit, déchirent l'astre flamboyant que je suis.
Je retourne ma veste. L'afflux est virulent, vitupérant, détruit mes sens et renvoit les douleurs qui me lancent, vivifient ma prégnance, je me dresse dans un soupçon de pudeur divine. Je me fraie une voie dans ce tumulte, au milieu de ces orfraies impalpables, précieux orfèvre de mon enorgueillissement. Je tranche, me fends dans un ultime soubresaut m'arrachant définitivement à la mousse méphitique de ces lieux. Il est là, tremblements dans la nef, spasmes convulsifs mais brefs qui dissocient mes nerfs, qui colorent aggressivement mes lèvres, offrant en cette bénédiction la relève, oeil vif du vil goupil qui suit toute la scène : je suis. Et je plonge, je ronge, aux limites, aux confins de l'affront et de la forge, je ronge l'oculaire du monde qui s'enfouit dans son absence.

Quand le vide s'invite.


Dernière édition par Caligula le Mer 02 Juil 2008, 18:02; édité 1 fois
kaleesta
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MessagePosté le: Sam 14 Juin 2008, 23:25 Revenir en haut de page

j'ai beaucoup apprécié!!!
n'hésite pas à en poster d'autres!!!
*kaleesta qui en redemande*
Serenera
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MessagePosté le: Lun 16 Juin 2008, 6:03 Revenir en haut de page

Un brin boursouflé, mais ça passe.
Morgause
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MessagePosté le: Ven 20 Juin 2008, 14:46 Revenir en haut de page

C'est pas mal je trouve, y'a un bon jeu de sonorités, le seul problèmes, c'est que j'ai à chaque fois l'impression qu'il manque quelque chose à chaque fin de phrases Confused
Keir
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MessagePosté le: Mar 01 Juil 2008, 12:47 Revenir en haut de page

Je plussoie Serenera. Wink
Caligula
Membre


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MessagePosté le: Mer 02 Juil 2008, 18:04 Revenir en haut de page

Ich Bin Nicht Ich



Les mots valsent et valdinguent comme des toupies folles, sonnant comme de blêmes carillons dans une nuit glaciale. Je ne sais que penser, je ne sais que faire, l'impatience de mes réflexions m'assaille, me pousse et me dépasse, tandis que désespérément ma concentration se dissipe en cercles concentriques, comme une onde de choc légère dans un eau cristalline, s'échouant en rides joyeuses. Je crie, je hurle et cours, me précipite du haut de mon désespoir, pour mieux me relancer à l'assaut de mes tours d'ivoire, ivre de savoir, avec le monde à voir, qui s'étend devant moi et n'attend plus que mon bon vouloir en approbation. Ces pulsions qui me rivent à ma réalité, m'ancrent dans mes impressions, déstabilisent le tracé rectiligne de ma poursuite, de cette ligne de fuite que beaucoup recherchent...

Je me retrouve finalement désemparée, une valise toujours à moitié vide dans les mains, une chemise passée sous le bras, au bord d'une profonde bande de noirceur. Je ne peux qu'attendre, le voyage qui s'espace, le temps qui décide de filer, l'inconnu qui se défile. Je ne passe plus de rendez-vous depuis longtemps, je m'élance dans ces envies et ces quêtes de distance, attirant à moi ma transe qui sourd en moi telle un liquide rance, lumineux et fluide dans ses profondeurs, mais glauque et parfaitement nauséeux en surface ; les touches faites d'os d'un piano rappellent les notes lancinantes d'un air destiné à une autre ère, à d'autres situations, me pénétrant et faisant trembler ma chair, dénudée, qui s'envole en d'envoutantes douleurs, me rappellant sans cesse la couleur de la douceur, passée, évanouie. Evanouie, enfouie par les siècles d'insomnie que désesperément je subis, sans à coup ni coup subit, je m'enfuis.

Regarder par la fenêtre m'est par trop insupportable, je laisse s'envoler la bulle qui pend à ma bouche et la regarde s'écraser lourdement en pleurs palpables sur le rebord acéré de mon existence. Les barreaux se dressent devant moi et j'ai placée la barre trop haut, je me retrouve en des sentiers isolés respirant à plein nez l'humus décomposé de la vie qui se meurt, de la ville qui se meut, du soleil qui ne se lève pas, dans un ciel qui n'a jamais été aussi bas. La lumière ne pénètre pas jusqu'ici, où règnent la lourdeur ainsi qu'un air maudit, et je vis parmis ces décombres, ruines d'habitudes réduites à l'état d'ombres.

Transparent, j'apparais tel un étrange bibelot antique que l'on bouscule dans le fouillis de ses pensées désordonnées, camelote intriguante des siècles disparus et des idées reconnues, je tremble de chacun de mes membres, tandis que me berce d'un air tendre une mélopée envahissant l'entier de ma chambre, ne brillant plus depuis longtemps de chatoiements d'ambres que je n'espère plus de toute façon... Comme on dit, le bateau des rêves, ou tu le prends en marche, ou tu crèves, noyé dans la mer fielleuse des discours et des idées mielleuses, le gouffre abyssal des bonnes gens perdues, oubliées et déchues.

Je saute, toujours plus haut, mon coeur bat, mon esprit menace de faire sauter les rabats qui le maintiennent rivé au corps qu'on m'a loué ici-bas, s'enfuir pour ne pas mourir ou mourir pour s'enfuir, les volets se referment et mes doigts saignent, j'étrangle ma créativité avec une corde de guitare et je serre, je serre jusqu'à ce que cela serve, jusqu'à ce que me revienne ma réserve, jusqu'à ce qu'autour de ma gorge je sente le départ des serres, l'envol plumeux et sauvages que j'espère...
Vivant ici, attendant là bas, avec dans la main des poussières et des sparadraps, pourfendant encore et encore, pourchassant le temps, grattant le bois et raclant la pierre, m'enfouissant sous des pelletées de terre, je m'élève.

Rien que cet art dédramatise. Mais j'attise mes convoitises.

Tentons toujours. Un haut-de-forme tambourine à ma porte, porteur d'instants hors normes, je ne suis plus là, ne détournez point le regard badeaux, et cherchez plutôt où se situera le prochain radeau ; j'en serais assurémment, pestant contre les éléments et protestant pour un temps plus clément. Ne regardez pas dans une glace, vous risqueriez de m'y voir, habitant permanent du miroir.

Et continuez à vous laisser choir.
SabryaVonKrakenhauer
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MessagePosté le: Mer 02 Juil 2008, 19:08 Revenir en haut de page

J'aime beaucoup ce texte qui fait rimer la prose. Wink
Tout de même très dépréssif.
Amor Mortis l'Ombre Bleue
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MessagePosté le: Mer 02 Juil 2008, 22:11 Revenir en haut de page

Et tu écris en allemand aussi?
Caligula
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MessagePosté le: Mer 02 Juil 2008, 22:33 Revenir en haut de page

Oui. Enfin, plus vraiment maintenant.
Je suis allemande d'origine. Disons que pour les essais que j'affectionne tout particulièrement, j'écris avant tout mon brouillon en allemand afin de faire le moins d'erreurs possibles. Je suis assez perfectionniste. Je n'ai jamais trouvé l'un de mes écrits passables. Car j'ai réellement du mal avec les articulations.
Puis-je savoir pourquoi ?
Caligula
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MessagePosté le: Mar 08 Juil 2008, 21:16 Revenir en haut de page

Post-Scriptum

Il veut que je fasse des bulles dans le Jacuzzi. Je l'ai compris ce matin en restant sous la douche et en clignant des yeux vers le miroir. Il se rasait en arrondissant les lèvres comme s'il voulait prononcer un "O". Il attendait sans doute que je glisse pour me piétiner ensuite les cheveux.
Pour que j'étouffe et que je crève.
Il sortira mon corps rose pâle du Jacuzzo pour le porter sur le lit. Il n'est pas fait.
Il me déposera dessus et ira prendre le couteau à manche rouge dans la cuisine.
Grâce à lui, il m'énucléera un oeil et il jouira dans le trou.
Ensuite, il ira dans la cuisine pour boire un café et il reviendra. Il énucléera le second oeil.
Il jouira une nouvelle fois. Il ira sur le balcon fumer une cigarette.
Il reviendra.
Il commencera à m'excaver le nez. Mais les trous ne sont pas assez grand. Il ne réussira pas à s'y introduire.
Alors il jurera et il m'enfoncera son engin dans la bouche.
Il le fera aller en avant, en arrière.
Pis, il jouira. Il se lévera, il s'habillera et se rendra au travail.
Il sera de retour le soir. Sans se laver, il fera l'amour à mon cadavre. Il essayera par-derrière. Pis, il détachera un orteil avec les dents. Un petit doigt de pied.
Il me l'enfoncera dans l'oeil. C'est-à-dire dans l'orbite. Il ira boire une tasse de café.
Il reviendra avec un pot de crème. Il m'en bourrera dans tous les... Il me coupera le sein droit.
Il le posera sur son corps et se mettra à jouer.
Il me coupera le sein gauche. Il se souillera. Il ira se laver les mains.
Dans la salle de bains, il verra le balai. Il voudra voir ce qui se passe s'il m'enfonce le manche à balai. Il maculera de sang tout le lit, mais il ne parviendra pas à ses fins.
Alors, il m'ouvrira le ventre et là, il commencera à y fourrer le manche.
Ca l'épuisera comme une bête.
Il ira alors se boire une tasse de café.
Puis, il dégotera son sac de sport. Il me décollera la tête. Il la déposera dans le réfrigérateur.
Mais le torse, il le mettra dans son sac de sport. Pis, il lavera ma tête sous le robinet et il se couchera avec elle.

Il continue de se raser. Je sors de la douche et je vais dans la cuisine. Je prends le couteau à manche rouge.
Je m'approche par derrière et j'évalue les possibilités. Le mieux est de lui enfoncer dans le cou. C'est certain.
Si j'essaye de lui planter à travers les muscles jusqu'à une artère, il aura dix fois le temps de m'arracher la tête.
-Et si on allait à la campagne aujourd'hui ?
-Pour quoi faire ?
-Se promener.
Il se lave et s'examine dans le miroir. Il est beau. Du moins, c'est ainsi qu'il se considère. J'ai pour principe de ne jamais le contrarier.
-On y va ?
Je suppute la possibilité de planter le couteau dans le cou. Il est évident qu'il réussira à m'attraper la main.
Et il m'arrachera la tête directement sur place. Il essuiera le sang avec sa serviette de bain.
-Tu m'écoutes, merde ?
-Oui ?
-Tu m'entends ?
Il faut attendre qu'il ait le dos tourné. Et puis, je lui plante le couteau dans la gorge.
Décidé.
Mais, il ne se retourne pas. Il attire mon visage vers le sien et m'embrasse.
Pourquoi pas tout de suite ? Non, ça ne marchera pas. Et merde !

Aujourd'hui, au petit-déjeuner, j'ai compris qu'il veut me poignarder avec le couteau à beurre.
Il était assis à table et étalait du beurre sur un morceau de pain...
Keir
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MessagePosté le: Mar 08 Juil 2008, 21:30 Revenir en haut de page

En fait tu aime l'art contemporain toi, non ?
Caligula
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MessagePosté le: Mar 08 Juil 2008, 21:38 Revenir en haut de page

Vois-tu un rapport quelconque entre mes textes et l'art contemporain ?
Là est plutôt la question.
Keir
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MessagePosté le: Mar 08 Juil 2008, 22:08 Revenir en haut de page

Oui. le concept.
Caligula
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MessagePosté le: Mar 08 Juil 2008, 22:09 Revenir en haut de page

Tu peux m'expliquer plus précisément ? S'il te plaît.
Keir
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MessagePosté le: Mar 08 Juil 2008, 22:14 Revenir en haut de page

Je citerai le dernier texte que tu as poster


C'est intérressant, mais ça ne sert a rien. ça se veut phallique, A mon sens.
Caligula
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MessagePosté le: Mar 08 Juil 2008, 22:21 Revenir en haut de page

Je décris plutôt le stade de paranoïa extrême.

Mes écrits sont vains.
Ce dernier texte montre l'enchaînement, l'articulation d'un traumatisme.
Il tourne donc en rond, si tu as compris la chute.

Cependant en ce qui concerne les autres, il s'agit de textes remplis de proses. La forme compte plus que le fond, car le thème est bateau. Le jeu étant de faire une aléa original à un thème complétement quelconque.
Mais je n'y arrive pas.
Keir
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MessagePosté le: Mar 08 Juil 2008, 22:30 Revenir en haut de page

J'ai vu que c'était de la prose, plutôt belle je doit dire, mais le sens... Confused
C'est en cela que je trouve tes textes lourds.

Mais il y a du potentiel, c'est indéniable.

Qu'est ce qui te bloque ?
Caligula
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MessagePosté le: Mar 08 Juil 2008, 22:33 Revenir en haut de page

Ce n'est pas l'inspiration qui me manque mais plutôt la traduction de l'allemand au français.
En allemand, les phrases sont tout de même, objectivement beaucoup plus longues en français, et le travail en traduction est long.
Je peux essayer d'écrire des poèmes, si tu veux. Ils seront vains. Mais ils seront toujours aussi lourds.
Mam'zelle Bulle
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MessagePosté le: Mar 08 Juil 2008, 22:43 Revenir en haut de page

J'aimerai que tu postes, si possible, la version allemande et celle française..
Ca "aiderai" peut être les linguistes à mieux "comprendre"
Wink
Pis c'est marrant l'allemand, très arrachage de cheveux Very Happy
Caligula
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MessagePosté le: Mar 08 Juil 2008, 22:45 Revenir en haut de page

Vous parlez allemand ?
Mam'zelle Bulle
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MessagePosté le: Mar 08 Juil 2008, 22:47 Revenir en haut de page

Nicht so viel...

Je le comprends mieux à l'orale qu'à l'écrit
dans tout les cas, ça m'fera bosser mon allemand Laughing
SabryaVonKrakenhauer
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MessagePosté le: Mer 09 Juil 2008, 10:31 Revenir en haut de page

Je parle un peu j'ai appris en autodidacte alors autant dire que c'est pas parfait.
Caligula
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MessagePosté le: Ven 05 Sep 2008, 17:21 Revenir en haut de page

Je ne veux pas vivre car je ne veux pas crever.



Les rues sont en pente grisâtres. Un vent alarmant souffle à contre-sens, perturbant. Les trottoirs et les caniveaux sordides sont sinueux, torturés; les pavés déchaussés gisent sur la route, laissant un ruissellement ininterrompu combler les vides. Un mouvement de foule se fait sentir, je suis physiquement incroyablement entouré. Il est livide, ses cernes sont soulignées par du charbon et de la moisissure. Un timide geste m'indique le chemin à suivre.
Le plafond est bas, les meubles se cognent à moi, sa chambre est plus spacieuse qu'à l'habitude. Les meubles sont arrangés avec un ordre effroyable. Tout est propre désinfecté. Une télévision cathodique minuscule est effacée sur un meuble pré-conçu de bois clair. Nous ne parlons pas. L'air est trop lourd. L'oppression nous pèse le thorax.
Chez moi, je suis seul, je dois me rendre à l'établissement. Entré dans une salle on attend plus que moi. Je ne les ai jamais vus, et c'est à peine si je les vois. Un orateur de fonction, précédemment taciturne et honteux, prend la barre et la parole. Ses mots s'alignent comme des perles et son expression est enthousiaste, tout cela crée un malaise ambiant. Je ne comprends pas ce qu'il dit, il s'écrase enfin sous son bureau, crie un peu, mais se calme bientôt. Sauf lui, c'est un silence de mort. Sorti, dès le seuil, plus personne n'est là, le ciel bas et gris inspire alizés et humidité. Le gris a vaincu. J'ai des signaux absurdes. Une panique puérile.
Rentré des débarras agonisent à terre. La pente est désagréable, chaque pas demande un effort usant sur la longueur. Je dois bientôt y retourner. Juste le temps de subir le poids d'une trahison et je monterai sur le Crâne.
Mais ça s'affole, l'heure vient trop vite et un rire me secoue comme une branche malingre en pleine bourrasque pendant de longues minutes trop entendues.
Tout est sale, le charbon que j'ai laissé s'appliquer sur mes paumes corrompt la craie de mes murs.
Le sable grêlé sous mes pas s'incline, et l'inversion pesante s'effectue lentement, sans hâte aucune. Impuissant, je contemple des conceptions qui m'échappent.
Caligula
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MessagePosté le: Ven 05 Sep 2008, 17:23 Revenir en haut de page

Brûlons-nous.



Le lac gît, tranquille, dans son lit, bordé de pensées fleuries. C'est l'automne; les feuilles essouflés dégringolent, bercés. Derrière un arbre mort, le seul, se tient un homme. Accroupi, l'air craintif, un chapeau melon noir d'achat, gris par l'usure, posé sur sa tête. Une chevelure trop noire pour ne pas être inquiétante cadre son visage, et rappellent ses yeux de pareil couleur, glissant craintivement sur les alentours. Il flaire, tapi dans son angoisse. Un pas vers l'étendu, aussi mal-assuré que maladroit. Un nez long, comme une cigogne, plafonne un sourire torve. Cet animal est bâtard. Un bruit le glace et son imagination flanche, sa main se crispe sur son coeur, il en est vert de veines. Le battement décèlere. Ruisselant de sueur, un oeil sur le lac, il hésite à persister. De la mousse verdâtre vient se loger dans ses rides. Epuisé, il voit un enfant enventré jouer aux billes, seul, dans une ruelle sordide. Edenté et naïf, tout l'est chez cet enfant; jusqu'au sourire.
Un battement de paupière, un grincement, et les hautbois retentissent.
Courbé, chétif, perfide, il craint d'y rester ainsi.
Le crépuscule d'un automne dégagé scie le paysage en noir et rouge. Avide de symboles de brocantes, il saisi un cailloux et le jette au ciel au cri d'un: "Dieu est mort!". Puis il redevient muet, hébété de sa témérité. S'exaltant tout de même, il fait un pas.
Le froid se fait perçant, ses habits détrempés collent sa peau. Un autre pas.
Ses yeux s'écarquillent; on joue Faust en grande pompe dans un théâtre sublime, grâcieux comme un opéra. Un enfant blondinet prend les répliques du savant halluciné. Les rires palpitent autour de lui. Il crache sur le fauteuil qui lui tourne le dos, jette un cri, et revoit le lac.
Au bord, la chaleur est insoutenable. Un été au zénith. Il sort la coupe de la poche arrière de son manteau à la russe et la rempli de cette eau. Il lape un peu. Renverse le reste d'eau dans le lac. Retire son chapeau, et va courir nu dans un jardin d'enfants.





Mes deux derniers textes. Ils ne valent rien en particulier. Ecrits sur un coup de tête.
la mystique
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MessagePosté le: Ven 05 Sep 2008, 21:53 Revenir en haut de page

Ben écoute, moi qui n'aime vraiment pas tout ce qui se rapporte à la lecture, je viens de lire tes écrits et je me suis nullement ennuyé, j'ai plutôt bien apprécié.

Et je continuerai à te lire avec grand plaisir !
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