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Caligula
Membre

Inscrit le: 14 Juin 2008
Messages: 635
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Posté le:
Sam 14 Juin 2008, 18:17 |
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Oui. On va dire que j'étais encore imbibée d'alcool.
Si vous pouviez m'éclairer sur les fautes d'orthographes & co. Merci.
Quand le vide s'invite.
Quand le vide s'invite. S'escrime en danses informes, évidant le rapide, évitant le lascif. Assaillie, j'ai été transportée aux ors de centaines de prêtresses, toutes dans leurs caresses pêcheresses, tentatrices ultimes enduites d'allégresse, teintant ma perception déclinante de braises. Et ce fut le saut, dans l'inconnu, dos nu et chair repue, crissant des ongles sur les murs ténus, accrochant la réalité de mes muscles tendus. L'inspiration, un fil ténu qui s'enfuit par la seule fenêtre subsistant, subissant sur des contreforts inaccessibles les vents mugissants d'une multitude rutilante et écorchée.
Le poison, de fort mauvais aloi, coule en moi, se répand dans mon corps destructuré aux abois, ma voix faiblissant toujours plus, échos d'un noir oppressant dans ce tunnel de vérités alourdies, empesées et obscurcies, jugements d'un autre temps d'une autre vie ; et j'ai couru, j'ai couru, pas légers accrochés à la chaussée, envolées retenues par le bitume qui se meut, par la nuit qui fut, rampante jusqu'aux coins sifflants, qui paralysent la vertu, qui aggressent les non-vues. J'ai débouché dans le cercle fendu d'oubliés, de passés vécus, d'existences vendues au plus imbu, la mort rendue au premier rang des plus offrants qui donnent occasions impromptues sur bavures imprévues ; tout est figé, l'attente pavée comme une rue dans l'attente du premier rythme, sang primordial coulant en hymne rebattu.
Plus rien n'existe, plus rien n'excite. Je cite, méprise et brise, habite et quitte, attise et m'enlise. Mais ici est un tout, ici s'arrête la roue. Moulin désemparé, aux vents dévastateurs de l'immuable passivité, fleuve lent dont l'écoulement perpétuel reste figé, le monde brûle, hurle et m'accule, donné à un souffle dans lequel je tombe, gesticulant mon immobilisation, hurlant ma frustration, de dépit fuse mon cri ; prédation de la dépréciation, ennui de l'envie, cors qui résonnent, sonnent et ornent mon corps, dévorent et portent le rien, qui court devant moi, en ma direction et vers le Levant. De pourpre, de cristallin qu'est le hurlement de ce factice, pour autant l'art de la mélopée déroulé en coulisse n'en est il pas moins un délice, délice de souffrances accrues qui portent à crû l'armistice des chairs en délire.
Chasse ou fuite, en avant, en ailleurs, plus rien ne se distingue, dans un tourbillon d'effarouchement de mes sens, se heurtant, fracas des armes dans l'espace d'une larme suintant de l'âme, telles d'âpres lames riant pour ces dames, crissant, criant et priant dans le drame, j'adore le ciel adule le calice et adopte la belle femme. Croupe dévastée, instants aigüs, à l'angle de certains monuments de mes amis, la raison de rester ici. Dévoilement d'un tout, les voiles se gonflent et gros est le grain, tempête ou ciel calme, dans la finitude qu'importe. Je remonte, m'élève toujours plus haut dans cet abîme, qui m'a vu naitre et périr, revivre cent fois avant de souffrir, mortellement voyageur et éternellement contempteur.
Mordorée, citadelle d'une péremption défraichie, pierres saillantes qui aiguisent l'appétit, déchirent l'astre flamboyant que je suis.
Je retourne ma veste. L'afflux est virulent, vitupérant, détruit mes sens et renvoit les douleurs qui me lancent, vivifient ma prégnance, je me dresse dans un soupçon de pudeur divine. Je me fraie une voie dans ce tumulte, au milieu de ces orfraies impalpables, précieux orfèvre de mon enorgueillissement. Je tranche, me fends dans un ultime soubresaut m'arrachant définitivement à la mousse méphitique de ces lieux. Il est là, tremblements dans la nef, spasmes convulsifs mais brefs qui dissocient mes nerfs, qui colorent aggressivement mes lèvres, offrant en cette bénédiction la relève, oeil vif du vil goupil qui suit toute la scène : je suis. Et je plonge, je ronge, aux limites, aux confins de l'affront et de la forge, je ronge l'oculaire du monde qui s'enfouit dans son absence.
Quand le vide s'invite. |
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Chewie
Invité
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Posté le:
Sam 14 Juin 2008, 18:50 |
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Balaise, on pourrait en faire une chanson. |
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Caligula
Membre

Inscrit le: 14 Juin 2008
Messages: 635
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Posté le:
Sam 14 Juin 2008, 18:51 |
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Je ne vois pas trop de quelle manière. |
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Chewie
Invité
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Posté le:
Sam 14 Juin 2008, 18:56 |
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Ben disons les rimes donnent un certain rythme. |
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Caligula
Membre

Inscrit le: 14 Juin 2008
Messages: 635
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Posté le:
Sam 14 Juin 2008, 19:25 |
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Je suis désolée. J'ai posté mes écrits dans la mauvaise rubrique. Si un modos pouvait remedier à cela. |
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