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Alphonse de Lamartine

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Gilthoniel
Invité





MessagePosté le: Dim 17 Fév 2008, 4:15 Revenir en haut de page

Alphonse de Lamartine a été un poète, écrivain, historien, et homme politique français né à Mâcon le 21 octobre 1790 et mort à Paris le 28 février 1869.


Je vous met deux de ses poemes pour ceux qui ne le connaisse pas.....



Le vallon


Tes jours, sombres et courts comme les jours d'automne,
Déclinent comme l'ombre au penchant des coteaux ;
L'amitié te trahit, la pitié t'abandonne,
Et seule, tu descends le sentier des tombeaux.

Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime ;
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours.

De lumière et d'ombrage elle t'entoure encore :
Détache ton amour des faux biens que tu perds ;
Adore ici l'écho qu'adorait Pythagore,
Prête avec lui l'oreille aux célestes concerts.

Suis le jour dans le ciel, suis l'ombre sur la terre ;
Dans les plaines de l'air vole avec l'aquilon ;
Avec le doux rayon de l'astre du mystère
Glisse à travers les bois dans l'ombre du vallon.

Dieu, pour le concevoir, a fait l'intelligence :
Sous la nature enfin découvre son auteur !
Une voix à l'esprit parle dans son silence :
Qui n'a pas entendu cette voix dans son coeur ?
Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques





Les etoiles
Il est pour la pensée une heure... une heure sainte,
Alors que, s'enfuyant de la céleste enceinte,
De l'absence du jour pour consoler les cieux,
Le crépuscule aux monts prolonge ses adieux.
On voit à l'horizon sa lueur incertaine,
Comme les bords flottants d'une robe qui traîne,
Balayer lentement le firmament obscur,
Où les astres ternis revivent dans l'azur.
Alors ces globes d'or, ces îles de lumière,
Que cherche par instinct la rêveuse paupière
Jaillissent par milliers de l'ombre qui s'enfuit
Comme une poudre d'or sur les pas de la nuit ;
Et le souffle du soir qui vole sur sa trace,
Les sème en tourbillons dans le brillant espace.
L'oeil ébloui les cherche et les perd à la fois ;
Les uns semblent planer sur les cimes des bois,
Tel qu'un céleste oiseau dont les rapides ailes
Font jaillir en s'ouvrant des gerbes d'étincelles.
D'autres en flots brillants s'étendent dans les airs,
Comme un rocher blanchi de l'écume des mers ;
Ceux-là, comme un coursier volant dans la carrière,
Déroulent à longs plis leur flottante crinière;
Ceux-ci, sur l'horizon se penchant à demi,
Semblent des yeux ouverts sur le monde endormi,
Tandis qu'aux bords du ciel de légères étoiles
Voguent dans cet azur comme de blanches voiles
Qui, revenant au port, d'un rivage lointain,
Brillent sur l'Océan aux rayons du matin.

Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques
Silverwings
Invité





MessagePosté le: Dim 17 Fév 2008, 14:45 Revenir en haut de page

Oui celui-ci est connu...mais tu as oublié le plus important : Le lac.(romance entre lui et son amante Julie Charles, qui est morte )
Gilthoniel
Invité





MessagePosté le: Dim 17 Fév 2008, 14:50 Revenir en haut de page

Oui jen conviens le lac est tres connu..mais rien ne t'empeche de nous le faire partager Wink
AnarkiA
Invité





MessagePosté le: Dim 17 Fév 2008, 17:48 Revenir en haut de page

Lamartine m'endort un peu...
Scarhatred
Invité





MessagePosté le: Dim 17 Fév 2008, 17:55 Revenir en haut de page

Le lac est la seule pièce de lui que je connais, c'est un romantique, il me semble que j'avais lu d'autres poèmes de lui, j'avoue que meme en appréciant ça ne m'a pas marqué.
Dernièrement j'ai découvert un peu plus l'homme politique qu'il était (j'avais je crois un commentaire de texte à faire sur une de ses positions politiques). Je suis toujours surprise de voir, la vie de ses poètes qui écrivent de belles choses mais qui savaient aussi s'engager.

Le lac
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

Me souviens que ma prof de français nous avait fait apprendre par coeur les 7 dernières strophes je crois de ce poème. Smile
Rowena28
Membre


Inscrit le: 23 Mai 2008
Messages: 46

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MessagePosté le: Sam 24 Mai 2008, 17:33 Revenir en haut de page

Lamartine est mon poéte préféré. J'aime beaucoup ses textes mais comme une cruche, j'ai perdu le livre "Méditations poétiques" ! J'avais fait un poéme dans le même genre que les siens, il faudrai que je le retrouve!!
Breen
Membre


Inscrit le: 19 Juin 2008
Messages: 66

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MessagePosté le: Jeu 19 Juin 2008, 19:20 Revenir en haut de page

Je me souviens de l'avoir acheté il y a longtemps, et de ne jamais avoir pris le temps de le lire. Un matin d'hiver, je suis sorti me promener et j'ai emporté ce livre avec moi. Je me suis assis sur un banc et j'en ai lu une bonne partie. J'aime beaucoup son travail poétique, mais je lis ce genre de poèmes impulsivement, ce n'est pas mon domaine préféré.
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