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Le courant romantique....et ses ecrivains.

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Gilthoniel
Invité





MessagePosté le: Dim 17 Fév 2008, 4:00 Revenir en haut de page

Le héros romantique est souvent un paria, un déclassé, un ancien forçat comme Jean Valjean ou Vautrin, un poète incompris comme Chatterton, un être entraîné par un destin aveugle ( "Je suis une force qui va", dit Hernani), un monstre comme Quasimodo, aux prises avec une société qui l'exclut, avec un amour inaccessible ( ''ver de terre amoureux d'une étoile'' ), un barbare comme Han d'lslande qui "boit l'eau des mers dans le crâne des morts''.

Rechercher au-delà du réel en amènera certains au mysticisme, au spiritisme, à la folie comme Nerval, ou, comme d'autres, à l'action révolutionnaire, à l'ultra-royalisme, ou aux utopies de ce temps, Saint-Simonisme, Fouriérisme.

Le désenchantement devant l'étroitesse de 1a réalité amène à la dépasser par le rêve, l'évasion ou la révolte. Ils rêvent à des époques mieux en harmonie avec leur énergie, époques héroïques où la passion peut se livrer à tous les excès. Tandis qu’au XVIII ème siècle la peinture de la nature est purement descriptive , statique et maîtrisée par la raison, les romantiques lui apporteront leur propre sensibilité , l’imprégneront de leur nostalgie, et parfois de leur désarroi devant l’immensité des éléments

La quête d’un absolu : l’homme est avant tout une âme, d’où la faculté de choisir le Bien contre le Mal, l’Esprit contre la Matière.

Complaisance à la mélancolie : l’homme est voué à la souffrance. Le romantique finit par s’enfermer dans la tristesse dont il semble avoir besoin !
La présence de tombes invite à la méditation.

Dans le romantisme vit un sentiment de révolte : révolte métaphysique aussi bien que révolte sociale et politique , le romantisme a parti liée avec la révolution :

l’insatisfaction de l’individu pour ce qui est , son ennui au sein de l’ordre établi, son élan vers le divin, vers l’infini, ou simplement vers autre chose, se matérialise enfin

Le nom de romantique a été introduit nouvellement en Allemagne, pour désigner la poésie dont les chants des troubadours ont été l'origine, celle qui est née de la chevalerie et du christianisme. Si l'on n'admet pas que le paganisme et le christianisme, le Nord et le Midi, l'Antiquité et le Moyen Age, la chevalerie et les institutions grecques et romaines, se sont partagé l'empire de la littérature, l'on ne parviendra jamais à juger sous un point de vue philosophique le goût antique et le goût moderne.

La poésie classique doit passer par les souvenirs du paganisme pour arriver jusqu'à nous : la poésie des Germains est l'ère chrétienne des beaux-arts : elle se sert de nos impressions personnelles pour nous émouvoir : le génie qui l'inspire s'adresse immédiatement à notre cœur, et semble évoquer notre vie elle-même comme un fantôme, le plus puissant et le plus terrible de tous.

De grand thème lyrique plus inépuisable que le sentiment de la Nature chez les Romantiques : elle est leur confidente et leur refuge, le livre ouvert aussi sur l'âme du Monde, une cathédrale cosmique d'où s'élèvent leurs plus ferventes prières. De nouveaux lieux guident ainsi leurs pas, solitaires ou grandioses, humbles ou exotiques : forêts, montagnes, rivages secrets des lacs ou tumultueux de l'océan. A cet hymne incessamment renouvelé s'allie une conception de l'Amour et de la Femme qui, d'Atala à Aurélia, donne au Romantisme sa morale : si la Nature est inséparable de la passion amoureuse, c'est que l'une et l'autre incarnent la chance d'une véritable rédemption.


Petit extrait du texte La Maison du Berger ecrit enb1844 par Alfred de Vigny (1797-1863)


[/quote] Si ton cœur, gémissant du poids de notre vie,
Se traîne et se débat comme un aigle blessé,
Portant comme le mien, sur son aile asservie,
Tout un monde fatal, écrasant et glacé;
S'il ne bat qu'en saignant par sa plaie immortelle,
S'il ne voit plus l'amour, son étoile fidèle,
Eclairer pour lui seul l'horizon effacé;

Si ton âme enchaînée, ainsi que l'est mon âme,
Lasse de son boulet et de son pain amer,
Sur sa galère en deuil laisse tomber la rame,
Penche sa tête pâle et pleure sur la mer,
Et, cherchant dans les flots une route inconnue,
Y voit, en frissonnant, sur son épaule nue
La lettre sociale écrite avec le fer;

Si ton corps frémissant des passions secrètes,
S'indigne des regards, timide et palpitant ;
S'il cherche à sa beauté de profondes retraites
Pour la mieux dérober au profane insultant;
Si ta lèvre se sèche au poison des mensonges,
Si ton beau front rougit de passer dans les songes
D'un impur inconnu qui te voit et t'entend,

Pars courageusement, laisse toutes les villes ;
Ne ternis plus tes pieds aux poudres du chemin
Du haut de nos pensers vois les cités serviles
Comme les rocs fatals de l'esclavage humain.
Les grands bois et les champs sont de vastes asiles,
Libres comme la mer autour des sombres îles.
Marche à travers les champs une fleur à la main.
La Nature t'attend dans un silence austère ;
L'herbe élève à tes pieds son nuage des soirs,
Et le soupir d'adieu du soleil à la terre
Balance les beaux lys comme des encensoirs.
La forêt a voilé ses colonnes profondes,
La montagne se cache, et sur les pâles ondes
Le saule a suspendu ses chastes reposoirs.

Le crépuscule ami s'endort dans la vallée,
Sur l'herbe d'émeraude et sur l'or du gazon,
Sous les timides joncs de la source isolée
Et sous le bois rêveur qui tremble à l'horizon,
Se balance en fuyant dans les grappes sauvages,
Jette son manteau gris sur le bord des rivages,
Et des fleurs de la nuit entrouvre la prison.

Il est sur ma montagne une épaisse bruyère
Où les pas du chasseur ont peine à se plonger,
Qui plus haut que nos fronts lève sa tête altière,
Et garde dans la nuit le pâtre et l'étranger.
Viens y cacher l'amour et ta divine faute;
Si l'herbe est agitée ou n'est pas assez haute,
J'y roulerai pour toi la Maison du Berger.

Elle va doucement avec ses quatre roues,
Son toit n'est pas plus haut que ton front et tes yeux
La couleur du corail et celle de tes joues
Teignent le char nocturne et ses muets essieux.
Le seuil est parfumé, l'alcôve est large et sombre,
Et là, parmi les fleurs, nous trouverons dans l'ombre,
Pour nos cheveux unis, un lit silencieux.

Quelques auteurs du corant romantique que l'on pourrait citer sont parmis d'autre :

BALZAC : 1799-1850 - Auteur de la Comedie Humaine;titre d'une oeuvre rassemblant 95 romans ou nouvelles formant une fresque de la societe française de la Revolution à la fin de la monarchie de Juillet. La conviction que la pensée, le désir, la passion consument l'énergie humaine lui fournissent des cles pour interpreter le fonctionnement d'une societé qu'il observe avec une cruelle lucidité

CHATEAUBRIAND 1768-1848 - Ecrivain engagé dans son temps, il regroupe autour de lui la jeunesse romantique fascinée par ses romans, et connait un destin exceptionnel qu'il orchestre avec génie dans les ” Memoires d'Outre Tombe”. Il a porté la musique de la prose française à son point de perfection.

DESBORDES VALMORE: Poete maudit et femme malheureuse, éprouvée par des deuils familiaux, un des maitres du genres intime.

DUMAS Pere /Auteur de romans universellement connus , fut aussi un grand dramaturge, rival de Victor Hugo.

GAUTIER Theophile / 1811-1862 :Partisan du romantisme lors de la bataille d'Hernani, dedicataire des Fleurs du mal de Baudelaire,, chroniqueur dramatique et des recits de voyage, critique d'art et defenseur en poesie de ” l'art pour l'art”.

HUGO Victor : 1802-1885 Il est l'animateur de la révolte romantique contre le classicisme. Avec Hernani et le scandale qui s'en est suivi, Hugo domine la création dramatique romantique, il mène une vie politique qui culmine avec son élection comme député de Paris , puis s'exile à Bruxelles, à Jersey, et à Guernesy . Les honneurs, la gloire précoce et les malheurs ne l'empechent pas d'accomplir une oeuvre considérable de poetes ( les Contemplations, ) dramaturge(Ruy Blas) et romancier ( Les miserables) qui reflètent sa puissance d'inspiration et son optimisme généreux.

LAMARTINE - un recueil poetique, ” Meditations” fait de lui le maitre de la jeune génération romantique. Engagé dans une carriere politique, il connait un cuisant échec à l'election présidentielle de l'automne, il quitte la vie publique après le 2 sdecembre 1852 et termine sa vie dans la gene…


Bon voila pour l'instant, j'ai pas mal d'oublie mais il se fait tard et je vais bientot aller dormir....
Vespertine
Membre


Inscrit le: 11 Oct 2006
Messages: 261

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MessagePosté le: Sam 22 Mar 2008, 22:05 Revenir en haut de page

Et Stendhal (pour le rouge et le noir)
puis Goethe (pour les souffrances du jeunes Werther)
nath
Membre


Inscrit le: 08 Mar 2008
Messages: 647

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MessagePosté le: Dim 23 Mar 2008, 2:21 Revenir en haut de page

Et Baudelaire ? Et Thiéfaine ?
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Rosiel
Membre


Inscrit le: 22 Mar 2008
Messages: 13

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MessagePosté le: Dim 23 Mar 2008, 7:39 Revenir en haut de page

Et Nodier... ?
De toute manière ils sont tellement nombreux, c'est aussi ce qui fait leur richesse et leur diversité
(et la chance que l'on puisse avoir tant de belles oeuvres à lire)
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