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Quelques poèmes, textes.

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Alzaroth
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Inscrit le: 26 Nov 2007
Messages: 196

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MessagePosté le: Mar 27 Nov 2007, 17:21 Revenir en haut de page

Voici le contenu d'un recueil que j'avais fait pour un salon des écrivains où j'étais invité:


Fenêtre

L'eau qui s'écoule sur ma fenêtre
Cette pluie diluvienne me semble
Rappeler à mon corps qui tremble
Les gouttes que mes yeux font naitre

Par cette fenêtre je t'ai vu partir
Un peu comme si je t'avais périr
Par la vitre d'un sinistre bloc en blanc
Vers Dieux ou un autre homme t'en allant.

Dans la rue les passants insouciants
Ignorent tout du drame de ma vie
Je les fustigent de regards méprisants
Je ferme mon volet, c'est fini.






Air de Terre

Lac bleu
Ombre en surface
Abime au milieu
Froid comme la glace

Courbes fines
Focettes et ravines
Herbes de montagnes russe
Fraiches et douces sans humus

Peau de fleur
Avant fleur de peau
Cesse donc tes pleurs
Assèches donc ces ruisseaux

Prends ma main
Allez, allez, viens
Suis moi dans ces terres d'espoir
Dans ton reflet du miroir.






Rébellion



Sur mon visage tant de rides
Ce soir j'ai le regard vide
Ce soir j'ai plus envie de voir
Ma tête dans le miroir

Je fais ma petite rébellion
Je jette ma brosse et mon savon
Et puis je les range à leur place
C'était vraiment trop dégueulasse

Je claque la porte de ma chambre
Pas trop fort, doux comme la cendre
Je me jette sur mon lit
Tout doucement aussi...

Ce soir j'aimerais tout casser
Ce soir je ne vais rien manger
Sauf peut-être du chocolat
Ne jamais sauter un repas...







Hauteurs


Barrière qui de la mer
Parait infranchissable
Comment l'homme peut-il faire
Ces montagnes impénétrables?

Montagnes artificielles
Vous géants gratte-ciels
Paraissez attendre le voyageur
Pour qu'il s'engouffre en votre cœur

Ce cœur brisé de la Nature
De qui vous avez été arraché par l'Homme
Cette Mère qui endure
Toutes nos artificielles Grosses Pommes.





Baudelaire


Je perçois dans la brise une murmure lointain,
Quelques vers jamais oubliés,
Qui viennent planer sur la tombe renommée,
Cette tombe effleurée de ma main.

Brise, charrie à présent cet hommage à toi, frère,
Qui par tes mots révélateurs
As su montrer dans le mal et sa laideur,
Beauté dont tes fleurs sont fières.

Te voilà toi aussi dans ce tombeau étranger
Avec ton père tant détesté
Au cimetière Montparnasse ta charogne décriée
Avec ta mère embrigadé

Toi aussi désormais tu connais les plaisirs
Subtils des larves qui dans ton corps
Produisent la douce musique semblable à la lyre
Et pensent et écrivent « je t'adore ».












Le Pont

D'où vient-il
D'où vient ce bois?
En enlevant le vernis si futile,
Sa véritable Nature l'on perçoit.

Ce bois poreux
Aux anciennes senteurs
Me met les larmes au cœur,
M'enjoue et m'émeut.

Vient-il de l'Amazonie
Au bord d'un fleuve sauvage
Ou bien de Transylvanie,
Coupé par un bucheron en nage.

Le capitaine m'indique alors
Une marque sur le pont tout juste ciré
Et je m'étonne encore
De savoir qu'il est de bois compressé.







Jacui

Je suis le Jacui
Je suis le Jacui

Je traverse villes et villages
Dans mes eaux humains et animaux nagent

En continuant mon pèlerinage
Je perdure à travers les âges
Dans un siècle je serais toujours ici
La Terre et moi-même à jamais unis.

L'océan Atlantique mon seul amant
Je rejoins éternellement
Sans jamais pourtant
M'y reposer totalement







Envolés

Avez-vous déjà entendu parler
De ce peuple triste enchainé
Par leur lourde enveloppe charnelle
A cette Terre cruelle

Ils passent leurs vies déconnectés
De ce monde qui leur reste étranger
Et c'est dans les cieux spirituels
Qu'ils ouvrent leurs ailes

C'est aussi là qu'ils se retrouvent
C'est là qu'ils se prouvent
Qu'ils peuvent aussi partager
Une vie, leur éternité.








A toi mon ami qui lit ces quelques lignes
Retourne toi vers moi et d'un petit signe
De quelques paroles ou d'un simple mot gentil
Dis moi que tu m'aimes comme je t'apprécie




Les poèmes Baudelaire et Le pont ont été édités aux éditions Flamme Vive


Un autre plus récent:

AMOR FATI

S'engloutir dans les limbes d'un regard
Même si celui-ci n'est que le premier
Une seconde, long doigt du hasard
Souhaitant que le premier ne soit le dernier.

l'Inconnu, éphémère apparition
Tel le fantôme des désirs passés
Qui, le temps d'un fragment de passion
L'actuel amour nous fait oublier

Et si ce merveilleux instant
Devait un jour se renouveler
Les deux seraient-ils pourtant
Pour être ensemble, prêts à tous quitter?


Dernière édition par Alzaroth le Lun 11 Fév 2008, 16:22; édité 2 fois
Juwai
Membre


Inscrit le: 30 Nov 2007
Messages: 498

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MessagePosté le: Dim 02 Déc 2007, 10:26 Revenir en haut de page

J'aime beaucoup la chute du Pont Smile
Mira
Membre


Inscrit le: 03 Nov 2007
Messages: 352

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MessagePosté le: Dim 02 Déc 2007, 11:12 Revenir en haut de page

Vraiment magnifiques ! Tu es très doué ! Encore, encore, encore!
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