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[textes en vrac] parce que ma vie n'est qu'un Merdier.

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Palace of Frost
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Inscrit le: 05 Sep 2006
Messages: 107

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MessagePosté le: Jeu 08 Fév 2007, 22:51 Revenir en haut de page

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La rage m'extrade plus loin que la portée de mes espérances.
Et si les bords de cette incompréhension naissante sont francs,
Je risquerais de m'y couper et d'y déverser ma sève,
Noyant l'oubli dans l'eau d'ici pour partir vers l'au-delà.

Dans le bleu de ton coeur et le vert de ton être,
Mes yeux s'endorment en pensant à cet ailleurs sans lendemain.

Je n'ai d'air à respirer ni de liqueur à dégorger
Si le sort en déride aussi une part de chemin à parcourir,
Je ne saurai où aller d'autre qu'entre tes mains.

En supposant le pire de ce qu'il peut nous arriver
Nous nous serions perdus à de simples jacassements furibonds
Et nous en aurions oublié le sens de nos exploits puritains.

En supposant le meilleur du futur de notre trajet
L'âme emprisonnée, nous serions nos esclaves réciproques
Et perdrions en nous la confiance au matin.

Dans le creu de ton corps et l'équerre de ton être,
Mes yeux s'endorment en pensant à cet ailleurs sans lendemain.

Et si les bords de cette incompréhension naissante sont francs,
Je risquerais de m'y couper et d'y déverser ma sève,
Noyant l'oubli dans l'eau d'ici pour partir vers l'au-delà.




Simples pensées :le 1er Janvier 2005.
Ecrit il y a très très longtemps.
Ca me fait bizarre de le relire.


J'ai froid. Huit heures du matin, Nantes revêt son manteau hivernal. Je pleure, sur le balcon.
A mes pieds s'étend l'infini décor égocentrique. Les vieux, baguettes sous le bras, parcourent d'un pas vif les ruelles, ils tournent, s'arrêtent, se saluent, entament leur bal.
Je vous regarde, messieurs, mesdames. Je vous regarde et j'en rit. Je vous regarde, et j'en pleure.

Je m'infiltre derrière les boutiques, j'hume l'air chargé d'électricité, l'odeur des vieux livres qui s'émanent des librairies. Je te vois, toi, emmitouflé dans ton manteau de fourrure, talons à aiguilles, yeux verts. Tu ne fais pas attention à moi. Qui le ferait. Je suis l'Ombre parmi les Ombres. suave chaleur qui murmure à ton oreille. Dans mes rêves seulement, dans mes rêves... sûrement.

Ma jambe tremble, je m'approche de toi, tu t'évades, tu t'enfuis, tu m'ignores, tu t'en amuses. Tu me laisse coi, à te fixer, à te désirer, à te vouloir, à hurler à la mort.

Bal nuptial de l'hiver. Fin de matinée funeste.

On me retrouve, il est dix heures, je suis au bar, je bois, je fume, je renifle et je renacle. Les idées dans ma tête se scindent en noyau dur. Je me trouve laid et pathétique. Mais le serveur me comprend, il acquiesce devant mon vomi verbal. Il a bien raison, le café est assez cher ici, l'écoute est en option. Ce n'est pas compris dans le prix.

J'allonge ma monnaie, je sors, mains dans les poches. Il pleut. Je remonte ma capuche.

Je sors mon paquet de cigarette, je l'enfourne dans ma bouche et je plisse les yeux. Devant moi, les maisons sont de guingois. Autant ivres que moi. Ivres d'amour, d'alcool, de tristesse ou de joie ? La question demeure et reste.

Je jette un oeil morne à mon bras, il est en sang. Qu'ai-je fait la veille ? Je ne sais plus. Qu'aurais-je dû faire la veille ? Je ne veux plus.

Connerie tout ça, pourquoi ma vie s'étale d'un point A à un point B sans passer par le point C ?

Un jour, un mois, une année, une minute, une seconde, je retrouverai le But à ma vie. Le grand B qui manque dans l'étalage de ma connerie humaine. Caché entre un A et C. Le C que je n'ai pas trouvé, le troisième point, le haut de l'échelle, le point de chute de la pyramide. La chose qui fait que... ça tient, que je tiens, que nous tenons, que je prend ta main, mon amour, tu vois ?

Merde. Je n'ai plus ta main. Je n'ai que la mienne, revêche à cause du froid. Tu t'éloignes de moi. Mais n'a tu jamais été, ne serait-ce qu'un instant, présente ?

Connerie.

Adieu Alex, Adieu vie. Bonjour Ennui.



Une vie.




Nous sommes en 1987 dans une petite ville portant le joli nom de « Montélia ».
Ville où il fait bon vivre, où le temps ne semble pas y laisser de traces, les habitants de « Montélia » sont toujours d’une joie et d’une amabilité permanente, le soleil semble toujours y briller et la nature offre généreusement sa verdure.
C’est ici à « Montbélia » qu’est né Godefroid, un homme âgé de 35ans, grand, fort mais néanmoins de physionomie agréable.
Cela fait 10 ans maintenant qu’il s’est marié et exerce la profession de scientifique après avoir fait de brillantes études dans une des universités les plus convoitées de la région.
Godefroid et sa femme ont aménagé un ravissant petit pavillon donnant vue sur un lac aux abords de la ville. Hélène, sa femme est une personne charmante, toujours souriante et possède tout le charme, la délicatesse et la gentillesse qu’un homme pourrait souhaiter.
Nous avons là un couple charmant comme il en existe sans doute dans bien des villes…

Mardi, il est 6 heures 30, le bruit de la sonnerie du réveil annonce à Godefroid qu’il est l’heure pour lui de se lever afin de rejoindre le laboratoire où il exerce son travail.
Il a très mal dormit et c’est en grognant qu’il se décide enfin à mettre le pied hors du lit.
Une migraine lui a tenaillé les tempes une bonne partie de la nuit, chose qui ne lui était plus arrivée depuis son enfance.
Après avoir passé bon nombres d’examens, rien n’avait permis de découvrir l’origine de ces migraines, avec les années elles avaient presque disparues, il en avait d’ailleurs presque oublié l’existence.
Cependant quelque chose de nouveau vient s’ajouter à ces migraines, il ne peut pas vraiment l’expliquer, mais cela ressemble à des flashes, des images sombres, des visages, de la brume, comme des morceaux d’un puzzle qui viennent s’agiter devant ses yeux, essayant de lui faire comprendre quelque chose.
Après avoir avalé deux cachets d’aspirine et pris une douche, il embrasse sa femme qui sommeille encore et se dirige vers la porte pour rejoindre le laboratoire.

14 heures 30, la migraine n’a laissé que très peu de répit à Godefroid, elle le martèle de plus en plus fort et toutes ces images reviennent cette fois avec plus d’intensité…
Quel lien peut-il y avoir avec ces courtes apparitions et lui ?
Il a beau chercher au plus profond de sa mémoire, rien ne lui apporte le moindre petit indice.

19 heures, Godefroid rentre chez lui après une journée éprouvante, il pose ses affaires sur une chaise de la cuisine, la douleur est toujours là, les images deviennent insupportables, des visages où se mélangent l’horreur et le sang… il se dirige vers le salon, il s’assied… la tête entre les mains, cherchant encore et encore la provenance de ces visions d’horreurs…
La pièce autours de lui semble avoir changé, le joli papier peint qui ornait les murs a fait place à de simples murs de briques, le désordre règne dans la pièce, et Hélène ne s’est pas encore montrée… peu à peu le souvenir de sa vie, sa vraie vie, lui revient…

Il est toujours assis dans le salon, il tourne la tête, à côté de lui se tient un cadavre où sont encore présents des lambeaux de chairs… Godefroid est fossoyeur. Chaque jour il se rend dans le cimetière afin d’y déterrer un corps qui lui permet de s’inventer une vie…
Une vie qu'il choisi au gré de sa fantaisie.

Et si cette vie était la vôtre ? La vie est-elle un rêve ?
HELLisa
Invité





MessagePosté le: Jeu 08 Fév 2007, 23:01 Revenir en haut de page

Shocked J'adore! Le deuxième est super bien écrit et même si je m'attendais un peu au dénouement du troisième (enfin, dans l'esprit), c'est vraiment très agréable à lire. J'aime beaucoup.
Troubadour Du Chaos
Membre


Inscrit le: 11 Déc 2006
Messages: 1989

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MessagePosté le: Jeu 08 Fév 2007, 23:05 Revenir en haut de page

Citation:
pourquoi ma vie s'étale d'un point A à un point B sans passer par le point C ?


Pour éviter de faire un détour.
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