Vraiment à aller voir, très intéressant ....
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DarckCrystale a écrit:C'est bizarre.
LIBERATION
Mai 2001
LA SPIRALE A LA MARGE
En dessous, en marge, contre... La position de La Spirale, "eZine for the Digital Mutants", est "ailleurs", hors média, hors culture. La Spirale ne s'intéresse qu'à l'underground, la contre-culture, à « tous ces allumés qui annoncent le monde de demain », à « ces expériences marginales qui vont pénétrer la culture grand public, même édulcorées, de la même manière que la cyberculture a été vaporisée en cinq ans dans la société », dit Laurent Courau, webmestre. En ligne depuis 1995, le webzine a conservé l'esprit de la presse alternative. Sur la forme, avec son esthétique "noir c'est noir", sur le fond, avec ses interviews de cyberpunks, body-artistes, hip-hoppeurs, graffeurs, fétichistes, loin du ton militant ou commentateur des autres webzines.
Miroir français de la cyberculture, La Spirale a su parler avant tout le monde de Stellarc et ses extensions technologiques, de Gibson, Sterling, Spinrad ou Dantec. Très branché Internet quand le réseau n'était que confidentiel, il a élargi son spectre à toutes les nouvelles technologies "potentiellement dangereuses". Chaque jour, 100 à 800 internautes vont jeter un œil aux délires digitaux de La Spirale et son éclectisme pas toc.
Annick Rivoire
http://www.liberation.fr
TECHNIKART
Mars 2001
DANS LE MONDE INTERLOPE DU WEB ALTERNATIF, IL Y A UN SALUT.
Satanisme, conspirations, art numérique, hacking, sado-masochisme, musiques électroniques et activisme digital ! Depuis six ans, La Spirale passe au mixer toutes les contre-cultures contemporaines. Avec ses images déviantes et ses interviews exclusives de déjantés, ce web magazine devrait électriser vos paupières alourdies par l'insipide ronronnement du mercantilisme en vogue sur le web francophone. Normal : on y trouve les témoignages les plus hallucinants du web.
Quelques mois avant sa mort, Timothy Leary confie d'ultimes pensées délirantes. Marilyn Manson lache de fausses provocations. Cindy Plenum, reine du X, défend les bienfaits de la zoophilie. Les Volontaires pour l'Extinction de l'Humanité prônent l'interdiction du coït à visée reproductive. Le savant Kevin Warwick justifie son dangereux projet de greffe neuronale. Les media-terroristes militent pour le Guerilla Art et la très fétichiste "Poupée Mécanique" râle son plaisir dans le latex. Sous-titré "an eZine for the Digital Mutants", La Spirale donne rendez-vous aux activistes et aux timbrés de toute la planète. Le pire, c'est que ce maelstrom baroque est pratiquement le fait d'une seule personne ! Entouré de quelques ami(e)s, Laurent Courau, 32 ans, anime ce fanzine par pur plaisir pervers et goguenard : la culture alternative, c'est son joujou. Alors il joue avec et au besoin il casse.
« Ma mère était baba cool. Du coup, je suis devenu punk », grogne-t-il. « Elle m'a emmené au Maroc, en Inde et même dans les Cévennes avec les chèvres ! A 13 ans, adorateur de Sid Vicious, j'ai voulu me couper les cheveux et avoir une guitare électrique. Elle m'a tout interdit. » Trop énervé ! A 15 ans, frustré de musique violente, Laurent Courau fait des fanzines. Quand déferle la vague hardcore, il monte au créneau : avec l'association "Elastic Crew Enterprize", il organise une quarantaine de concerts (Fugazi, Nomeansno, Godflesh) tout en bidouillant des flyers sur Amiga. Quand la techno-indus débarque, il se forme tout seul à la palette graphique et aux régies vidéo. Vidéo-clips pour le groupe Spina, première pub de Beck, dessins animés… Le voilà graphiste 3D, journaliste pour Arte et Le Monde Interactif, agitateur online et… gourou despotique de La Spirale. Son plus beau fait de guerre : une interview de La Milice du Montana, un groupuscule paramilitaire qui fabrique des armes pour lutter contre les extra-terrestres ! Autre action d'éclat : une mega-enquête sur la cryogénie. Laurent Courau parvient à rencontrer les directeurs des trois principales sociétés qui congèlent des humains, la tête en bas, « pour qu'en cas de fuite du container seuls les pieds soient dégelés ! »
Distant, ironique, Laurent Courau s'intéresse à tous les fous sans jamais adhérer à leur trip. La cyberculture ? « C'est l'underground californien des années 80 récupéré par des suiveurs et de futurs start-uppers sans ambition. » Les activistes de tous bords ? « Des dingues égocentriques et mégalos, mais sympathiques : leur dinguerie participe à la richesse de l'époque. » Le bon goût ? « L'ennemi de la créativité ». Laurent Courau - électron libre - préfère discuter avec les pires timbrés que regarder la TV. C'est plus drôle d'échanger des mails avec une body-buildeuse blonde qui veut devenir immortelle ! « Il y a un côté voyeur dans La Spirale : j'observe des fous divers et variés, j'expose des images bizarres, j'analyse des mouvances de cul à la jonction des modifications corporelles et des nouvelles technologies… Tout ce qui est marginal et barré, dans le côté obscur de la culture actuelle m'intéresse. » Parce que c'est là que ça se passe.
Agnès Giard
http://www.technikart.com/
Mademoiselle Candide a écrit:M'arrive de passer des heures sur wiki à cliquer sur tout les liens, tout lire et encore cliquer sur les liens XD C'est super instructif, j'adore.
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