Dans notre ère de plus en plus matérielle, certains qui ont compris autrement que par les mots que les biens ne font pas le bonheur, où l'on ne peut plus prétendre ne pas savoir que la fabrication de biens coûte cher à la planète (= environnement et plus grande partie de la population mondiale) ont donné cette appellation à une certaine façon de vivre dans le strict nécessaire.
Certains y trouvent le bénéfice du temps de loisirs récupéré (si j'achète moins, j'ai moins besoin de travailler) ; déclarant le travail aliénant, ils veulent avoir le temps de construire leur vie autour d'autres priorités. Les façons et les raisons de le vivre sont diverses, une recherche via un moteur vous conduira aisément à différents témoignages et trucs pour mettre en œuvre.
Nous nous rendons souvent malheureux parce que nous avons l'envie (le besoin, vraiment ?) de choses qui nous sont ou nous sont pour le moment inaccessibles. Cette façon de voir propose de lâcher prise, de renoncer et au final de ne pas s'en porter plus mal.
Combien de fois ai-je acheté des choses dont je pensais avoir tellement envie et qui au final ne m'apportent pas grand chose ?
Je vois sur ce forum des personnes manuelles, artistiques et qui fabriquent aussi elles-mêmes leurs vêtements. Il y a aussi ça : retrouver certains processus qui nous sont devenus étrangers et qui font que nous apportons si peu de valeur aux choses toutes faites que nous achetons. Par exemple.
On peut commencer de différentes manières. On peut ne le faire que pour certaines choses. Un jour la voiture est foutue et on se dit que pour ce qu'il faut raquer, elle n'est proportionnellement pas si utile que ça. Que la majorité des plats pré-cuisinés sont tellement de chers et comportent tellement d'éléments toxiques qu'on peut très bien faire soi-même.
Bien entendu, c'est difficile de renoncer à tout, surtout si l'on ressent cela comme un renoncement, justement. Et puis, nous sommes endoctrinés depuis la naissances : dès la maternité, différentes marques en profitent pour offrir des couches, lait en poudre etc., auxquelles les mamans souvent resteront fidèles à la sortie de l'hôpital. C'est devenu rare que l'on offre des jouets "simples" aux enfants, leur imagination est captée, téléguidée, gérée ; ils adoptent vite une collectionnite aigue de jeux à la mode, mais qui mettent l'inventivité en veille.
Il y a aussi que n'acquérir que ce dont on a besoin nous met dans une certaine position vis à vis du regard des autres, car les possessions sont des symboles (indice d'appartenance à un certain groupe social par exemple). On se met dans une certaine marginalité à vivre la "simplicité volontaire" de façon un peu poussée.
Êtes-vous de grands intoxiqués de notre société consuméristes ? Quelles-sont vos activités qui s'en détachent ? Que pensez-vous de tout cela ? Vous rapprochez-vous de cette manière de vivre par certains aspects ?
Je pars dans bien des sens, mais c'est en effet un sujet vaste.
Quelques liens :
http://fr.ekopedia.org/Simplicit%C3%A9_volontaire (voir les liens externes de cette page)
Extrait de ce lien :
La simplification commence par remettre en cause les habitudes prises parfois sous l'influence de la publicité et de la télévision. Mais a-t-on vraiment besoin de 20 détergents différents (un pour chaque type de surface)? A-t-on besoin de 10 crèmes de beauté différentes (une pour chaque partie du corps)? A-t-on besoin du dernier lecteur DVD sorti sur le marché? La simplicité volontaire est une démarche propre à chacun qui commence par la définition de ses vrais besoins et envies.
C'est aussi alléger sa vie de tout ce qui l'encombre et privilégier l'Être plutôt que l'Avoir. La simplicité volontaire valorise les relations humaines et la solidarité : l'entraide permet en effet de résoudre bien des problèmes. On peut citer l'exemple des systèmes d'échanges locaux (SEL) basés sur le troc.