Voici trois petits textes que j'ai écris, ce ne sont pas des poèmes, je les ai écris davantage à la manière d'une chanson, donc absence de rime et de versification voulu.
Sébastian
Sébastian entre dans cette pièce. Il suffoque, l’air lui manque.
Sébastian regarde autour de toi.
Ils sont là, ils t’attendent. Sébastian ne les touche pas !
Ce serait une erreur…une erreur de plus.
Pourquoi baisses-tu la tête ??
Sébastian a peur, il se cache, se cache, cache sa face misérable
Sébastian n’ose pas crier, crie ! je t’ordonne de crier !
Orchestre symphonique, cortège funèbre. Non ne pars pas !
Ce n’est pas ton heure, reste ! les morts attendront…chut…
N’entends-tu donc pas ?
Leurs pas se rapprochent de toi, va ! éloigne toi.
Tu ne fais pas encore parti de leur monde.
Sébastian a peur, il se cache, se cache, cache sa face misérable
Sébastian n’ose pas crier, crie ! je t’ordonne de crier !
Crie ! délivre toi d’eux, leurs mains bleus s’accrochent à ton corps vivant.
Souffle de nourriture avarié, orbites creux, défends-toi !
Sébastian ne bouge plus, paralysé par le froid mortel.
Petit être si faible
Pars ! pars maintenant que tu t’ai laissé prendre pour ses beaux yeux.
Amour cruel. Sébastian est pris au piège…par une demoiselle.
Tu montes, pourquoi descends-t-elle ?
Tu voulais la rejoindre, tu n’as fais que prendre se place
Et elle la tienne !
Sébastian…je t’avais prévenu.
Overdose
Caresse, jour, perce, découd cette peau abîmée.
Sébastian, crie, hurle, souffre, sent la mort qui joue.
Eclair surnaturel, la lame étincelle, douleur mortuaire.
O sang délicat, peau de bébé qui ne demande qu’à être entaillé.
Sébastian ! tu crois que la vie est cauchemar, que la mort est rêve
Rêve éveillé, souffrance salvatrice.
Drogue toi encore si tu le peux. Drogue toi de douleur.
Fais en une overdose, libère toi de ton corps, élève ton esprit
Regarde ton sang ! admire sa beauté, prosterne-toi devant
Regarde ton sang, lèche-le, savoure ce qui t’appartient
Idiotie, cicatrice, la vie n’est que vice.
Tu crois que la mort est mieux, que la vie est pire.
C’est ce que tu crois, alors que la lame te caresse, joue, te perce,
Découse ton enveloppe charnelle. Drogue-toi !
Fais en une overdose, crèves, et demain dis-moi si tu es mieux là-bas !
06/06/06
Ce matin, tu t’es levé, le calendrier tu as regardé. 6,6,6
Jour maudit ! chaque jour est unique, celui-là le sera aussi
6,6,6 honore donc le diable,
Ce jour est sa journée, qu’il en profite, qu’il en jouisse.
Nous ne sommes que des pions sur l’échiquier de la vie.
La vie joue, la mort en rit.
Quel blague sera au menu aujourd’hui ?
Tu le découvriras bien assez tôt. Alors
Vas, oublie que ce jour est le 6,6,6
Sébastian croit que cela est un malheur
Vois, la perversion du diable
Non, tu ne la vois pas, tu ne vois rien, tu n’es qu’un aveugle.
Non ce n’est pas le diable qui t’a privé de ta vue.
Non Sébastian, le diable n’est pas coupable !
Alors peut-être est-ce dieu ? Pourquoi parles-tu de dieu ?
Nous sommes le 6,6,6 et bien ?
Tu crois vraiment que c’est un jour maudit ?! pauvre idiot !
Frappé par la débilité, tu fais peur et honte Sébastian !
Arrête de parler et vas vivre !
Non Sébastian tu te trompes, c’est toi seul qui te trompes.
Diable, dieu, rien de tout ça.
Ce jour maudit vient de toi !
Pour que vous compreniez bien d'où j'ai été influencé je dois préciser que j'écoutais ETHS en meme temps que j'écrivais.
Qu'en pensez-vous?