de Skahan » 02 Jan 2011, 22:27
La douleur, la sensation de l'aiguille sous la peau, ça dégage de l'endorphine (ou un autre mot en "phine"). Bref, un truc qui te shoote encore plus qu'un rail de coke.
Dans certaines tribus équatoriales, c'est traditionnel. Un rituel qui traduit un culte. En occident, c'est le culte du corps. Le culte de la beauté. Et la recherche du plaisir. Ici, j'avais donné l'exemple de Luca Zpira et de ses suspensions (suspendu par un crochet de boucher planté dans la peau, il vous balance comme si vous étiez sur une balançoire), et la sensation de bien être que ça peut procurer. Mais le body art est truffé d'artistes et de "chercheurs", dont les motivations concernent le corps, la beauté, et le plaisir. Ils partent du postulat que l'Art a utilisé tous les supports, tous les outils, tous les sujets qui s'offrait à lui, et que la dernière, toute dernière frontière de l'Art, c'est le corps, comme outil, comme support, comme sujet, et comme produit finit.
La scarification fait partie du body art. Mais, comme le tatouage, sa véritable nature n'a aucune existence dans notre société consumériste.
Après tout, Notre culture n'existe que pour s'approprier et détruire celle des autres, nan?