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salutations

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Re: salutations

Messagepar Hybrid Son Of Oxayotl » 12 Juil 2011, 15:18

— Sainte Vierge ! s’écria la vieille d’un air désappointé, tout en cherchant de l’œil autour d’elle ; Sainte Vierge ! quelle chaleur ! quelle foule ! qu’est-ce que cela veut dire ? Je crois qu’il faudra nous en retourner : il n’y a pas l’ombre d’un siège vacant, et je ne vois personne d’assez obligeant pour nous offrir le sien.

Cette insinuation peu équivoque éveilla l’attention de deux cavaliers qui occupaient des tabourets à droite, et avaient le dos appuyé contre la septième colonne à compter de la chaire. Tous deux étaient jeunes et richement vêtus. À cet appel fait à leur politesse par une voix de femme, ils suspendirent leur conversation pour regarder qui parlait. La vieille avait relevé son voile pour faciliter ses recherches dans la cathédrale. Ses cheveux étaient roux, et elle louchait. Les cavaliers se retournèrent et reprirent leur conversation.

— De grâce, repartit la compagne de la vieille, de grâce, Léonella, retournons tout de suite chez nous ; la chaleur est excessive, et je meurs de peur au milieu de cette foule.

Ces paroles avaient été prononcées avec une douceur sans égale. Les cavaliers interrompirent de nouveau leur entretien ; mais, cette fois, ils ne se contentèrent pas de regarder : tous deux se levèrent involontairement de leurs sièges, et se tournèrent vers celle qui venait de parler.

C’était une personne dont la tournure élégante et délicate inspira aux jeunes gens la plus vive curiosité de voir sa figure. Ils n’eurent pas cette satisfaction. Ses traits étaient cachés par un voile épais ; mais sa lutte avec la foule l’avait suffisamment dérangée pour découvrir un cou qui aurait pu rivaliser de beauté avec celui de la Vénus de Médicis. Il était d’une blancheur éblouissante, et encore embelli par de longs flots de cheveux blonds qui descendaient en boucles jusqu’à sa ceinture. Sa taille était légère et aérienne comme celle d’une hamadryade. Son sein était soigneusement voilé. Sa robe était blanche, nouée d’une ceinture bleue, et laissait tout juste apercevoir un petit pied mignon et des mieux faits. Un chapelet à gros grains pendait à son bras, et son visage était couvert d’un voile d’épaisse gaze noire. Telle était la femme à laquelle le plus jeune des cavaliers offrit son siège, ce qui força l’autre de faire la même politesse à la vieille dame.

Celle-ci accepta l’offre avec de grandes démonstrations de reconnaissance, mais sans faire beaucoup de façons ; la jeune suivit son exemple, mais ne fit pour tout compliment qu’une révérence simple et gracieuse. Don Lorenzo (tel était le nom du cavalier dont elle avait accepté le siège) se mit près d’elle ; mais il avait apparemment dit quelques paroles à l’oreille de son ami, qui comprit à demi-mot, et tâcha de faire oublier à la vieille son aimable pupille.

— Vous êtes sans doute arrivée depuis peu à Madrid ? dit Lorenzo à sa charmante voisine, tant d’attraits n’auraient pu rester longtemps inaperçus ; et si ce n’était pas aujourd’hui votre première apparition, la jalousie des femmes et l’adoration des hommes vous auraient fait remarquer.

Il s’arrêta dans l’espoir d’une réponse. Comme sa phrase n’en exigeait pas absolument, la dame n’ouvrit point les lèvres : après quelques instants, il reprit :

— Ai-je tort de supposer que vous êtes étrangère à Madrid ?

La dame hésita ; et enfin, d’une voix si basse qu’elle était à peine intelligible, elle fit un effort et répondit : « Non, señor. »

— Votre intention est-elle d’y rester quelque temps ?

— Oui, señor.

— Je m’estimerais heureux, s’il était en mon pouvoir de contribuer à vous rendre le séjour agréable. Je suis bien connu à Madrid, et ma famille n’est pas sans crédit à la cour. Si je puis vous être de quelque utilité, disposez de moi ; ce sera me faire honneur et plaisir. – « Assurément, se dit-il, elle ne peut pas répondre à cela par un monosyllabe : cette fois il faut qu’elle me dise quelque chose. »

Lorenzo se trompait : la dame salua de la tête pour toute réponse.

Pour le coup, il avait reconnu que sa voisine n’aimait guère à causer ; mais ce silence provenait-il d’orgueil, de réserve, de timidité ou de bêtise, c’est ce qu’il ne pouvait encore décider.

Après une pause de quelques minutes : « C’est sans doute parce que vous êtes étrangère, dit-il, et encore peu au fait de nos usages, que vous continuez à porter votre voile ? Permettez-moi de vous le retirer. »

En même temps, il avançait sa main vers la gaze ; la dame l’arrêta.

— Je n’ôte jamais mon voile en public, señor.

— Et où est le mal, je vous prie ? interrompit sa compagne, non sans aigreur. Ne voyez-vous pas que toutes les autres dames ont quitté le leur, par respect pour le saint lieu où nous sommes ? J’ai déjà moi-même ôté le mien ; et certes, si j’expose mes traits à tous les regards, vous n’avez aucune raison de prendre ainsi l’alarme.

— Chère tante, ce n’est pas l’usage en Murcie.

— En Murcie, vraiment ! Sainte Barbara ! Qu’importe ? Vous êtes toujours à me rappeler cette infâme province. C’est l’usage à Madrid, c’est là tout ce qui doit nous occuper. Je vous prie donc d’ôter votre voile à l’instant même.

La nièce se tut, mais elle ne mit plus d’obstacle aux tentatives de Lorenzo, qui, fort de l’approbation de la tante, se hâta d’écarter la gaze. Quelle tête de séraphin se présenta à son admiration ! Cependant elle était plus séduisante que belle ; le charme était moins dans la régularité du visage que dans la douceur et la sensibilité de la physionomie. À les détailler, ses traits, pour la plupart, étaient loin d’être parfaits ; mais l’ensemble était adorable. Sa peau, quoique blanche, n’était pas sans quelques taches ; ses yeux n’étaient pas très grands, ni ses paupières remarquablement longues. Mais aussi ses lèvres avaient toute la fraîcheur de la rose ; son cou, sa main, son bras étaient admirables de proportion ; ses paisibles yeux bleus avaient toute la douceur du ciel, et leur cristal étincelait de tout l’éclat des diamants. Elle paraissait âgée d’à peine quinze ans. Un malin sourire qui se jouait sur ses lèvres annonçait en elle une vivacité qu’une timidité excessive comprimait encore. Ses regards étaient pleins d’un embarras modeste, et chaque fois qu’ils rencontraient par hasard ceux de Lorenzo, elle les baissait aussitôt ; ses joues se couvraient rougeur, et elle se mettait à dire son chapelet.

Lorenzo la contemplait avec un mélange de surprise et d’admiration. Mais la tante jugea nécessaire de faire l’apologie de la mauvaise honte d’Antonia.

— C’est une enfant, dit-elle, qui n’a rien vu du monde. Elle a été élevée dans[1] un vieux château en Murcie, sans autre société que celle de sa mère, qui, Dieu lui fasse paix, la bonne âme ! n’a pas plus de bon sens qu’il n’en faut pour porter sa soupe à sa bouche ; et pourtant c’est ma propre sœur, ma sœur de père et de mère !

— Et elle a si peu de bon sens ! dit don Christoval avec un étonnement simulé. Voilà qui est extraordinaire !

— N’est-ce pas, señor, que c’est étrange ? Mais c’est un fait, et malgré cela, voyez le bonheur de certaines gens ! Un jeune gentilhomme, d’une des premières familles, ne se mit-il pas en tête qu’Elvire avait des prétentions à la beauté ! Quant à des prétentions, le fait est qu’elle n’en manquait pas ; mais, quant à la beauté ! – si j’avais pris pour m’embellir la moitié autant de peine. – Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Comme je vous le disais, señor, un jeune homme tomba amoureux d’elle, et l’épousa à l’insu de son père. Leur union resta secrète près de trois ans ; mais enfin la nouvelle en vint aux oreilles du vieux marquis, lequel, comme vous pouvez bien le supposer, n’en fut pas très charmé. Il prit la poste et se rendit en toute hâte à Cordoue, résolu de s’emparer d’Elvire et de l’envoyer n’importe où, pourvu qu’il n’en entendît plus parler. Bien-heureux saint Paul ! comme il tempêta quand il vit qu’elle lui avait échappé, qu’elle avait rejoint son mari, et qu’ils s’étaient embarqués pour les Indes ! Il jura contre nous tous, comme s’il eût été possédé du malin esprit ; il fit jeter mon père en prison, mon père, le cordonnier le plus honnête et le plus laborieux qui fût à Cordoue ; et à son départ, il eut la cruauté de nous prendre le petit garçon de ma sœur, alors à peine âgé de deux ans, et que, dans la précipitation de la fuite, elle avait été obligée de laisser derrière elle. Je présume que le pauvre petit misérable fut cruellement traité par lui, car, peu de mois après, nous reçûmes la nouvelle de sa mort.

— C’était, señora, un terrible homme que ce vieillard.

— Horrible ! et si totalement dénué de goût ! Le croiriez-vous, señor ? quand je m’efforçai de l’apaiser, il me traita de maudite sorcière, et il souhaita que, pour punir le comte, ma sœur devînt aussi laide que moi ! Laide ! en vérité ! il est adorable !

— On n’est pas plus ridicule ! s’écria don Christoval. Sans aucun doute le comte eût été trop heureux de pouvoir échanger une sœur contre l’autre.

— Oh ! Jésus ! señor, vous êtes réellement trop poli ! Néanmoins, je suis enchantée, ma foi, que le comte ait été d’un autre avis. Elvire a fait là une si brillante affaire ! Après être restée à bouillir et à rôtir aux Indes pendant treize longues années, son mari meurt, et elle revient en Espagne, sans un toit pour abriter sa tête, sans argent pour s’en procurer. Antonia, que voici, était toute petite alors, et c’était le seul enfant qui lui restât. Elle trouva son beau-père remarié ; il était toujours furieux contre le comte, et sa seconde femme lui avait donné un fils qui, à ce qu’on dit, est un fort beau jeune homme. Le vieux marquis refusa de voir ma sœur et son enfant ; mais il lui fit savoir que, sous condition de ne jamais entendre parler d’elle, il lui assignerait une petite pension, et lui permettrait de vivre dans un vieux château qu’il possédait en Murcie. Ce château avait été l’habitation favorite de son fils aîné ; mais, depuis que ce fils s’était enfui d’Espagne, le vieux marquis ne pouvait plus souffrir cette résidence, et la laissait tomber en ruine. Ma sœur accepta la proposition elle se retira en Murcie, et elle y est restée jusqu’au mois dernier.

— Et quel motif l’amène à Madrid ? s’informa don Lorenzo, qui admirait trop la jeune Antonia pour ne pas prendre un vif intérêt au récit de la vieille bavarde.

— Hélas ! señor, son beau-père vient de mourir, et l’intendant du domaine de Murcie a refusé de lui payer plus longtemps sa pension. Elle vient à Madrid dans l’intention de supplier le nouvel héritier de la lui continuer ; mais je crois qu’elle aurait bien pu s’épargner cette peine. Vous autres jeunes seigneurs, vous savez toujours que faire de votre argent, et vous êtes rarement disposés à vous en priver pour de vieilles femmes. J’avais conseillé à ma sœur d’envoyer Antonia avec sa pétition : mais elle n’a pas voulu m’écouter. Elle est si obstinée ! L’enfant a un joli minois, et peut-être bien qu’elle aurait obtenu beaucoup.

— Ah ! señora ! interrompit don Christoval prenant un air passionné, s’il faut un joli minois, pourquoi votre sœur n’a-t-elle pas recours à vous ?

— Oh ! Jésus ! señor, je vous jure que je suis tout accablée de vos galanteries. Mais je connais trop bien le danger de pareilles commissions, pour me mettre à la merci d’un jeune gentilhomme.

— Oh ! pour cela, señora, je n’en doute nullement. Mais, permettez-moi de vous le demander, vous avez donc de l’aversion pour le mariage ?

— Voilà une question un peu personnelle. Je ne puis pourtant m’empêcher d’avouer que s’il se présentait un aimable cavalier…

Ici elle voulut lancer à don Christoval un regard tendre et significatif ; mais comme malheureusement elle louchait abominablement, l’œillade tomba sur Lorenzo qui prit le compliment pour lui, et y répondit par un profond salut.

— Puis-je vous demander, dit-il, le nom du marquis ?

— Le marquis de Las Cisternas.

— Je le connais intimement. Il n’est point à Madrid pour le moment, mais on l’attend de jour en jour. C’est le meilleur des hommes, et si l’aimable Antonia veut me permettre d’être son avocat auprès de lui, je me flatte d’être en état de lui faire gagner sa cause.

Antonia leva ses yeux bleus, et le remercia silencieusement de cette offre par un sourire d’une douceur inexprimable. La satisfaction de Léonella fut beaucoup plus bruyante.

— Oh ! señor ! s’écria-t-elle, toute notre famille vous en aura les plus grandes obligations ! J’accepte votre offre avec toute la reconnaissance possible, et je vous rends mille grâces de votre générosité. Antonia, pourquoi ne parlez-vous pas, ma chère ? Monsieur vous dit toutes sortes de choses civiles.

— Ma chère tante, je sens que…

— Fi donc ! ma nièce, que de fois je vous ai dit qu’il ne fallait jamais interrompre une personne qui parle ! Quand m’avez-vous vue faire une pareille chose ? Sont-ce là vos manières de Murcie ? Mais je vous prie, señor, continua-t-elle en s’adressant à don Christoval, apprenez-moi pourquoi il y a tant de monde aujourd’hui dans la cathédrale.

— Est-il possible que vous ignoriez qu’Ambrosio, le prieur de ce monastère, prononce ici un sermon tous les jeudis ? Madrid entier retentit de ses louanges. Il n’a encore prêché que trois fois ; mais tous ceux qui l’ont entendu sont tellement ravis de son éloquence, qu’il est aussi difficile de se procurer des places à l’église qu’à la première représentation d’une nouvelle comédie.

— Hélas ! señor, jusqu’à hier je n’avais pas eu le bonheur de voir Madrid ; et à Cordoue nous sommes si peu informés de ce qui se passe dans le reste du monde, que jamais le nom d’Ambrosio n’a été prononcé dans ses murs.

— Vous le trouverez ici dans toutes les bouches. Ce moine semble avoir fasciné tous les habitants ; et n’ayant point même assisté à ses sermons, je suis étonné de l’enthousiasme qu’il excite. Jeune et vieux, homme et femme, c’est une adoration générale et sans exemple. Nos grands l’accablent de présents ; leurs femmes refusent tout autre confesseur, et il est connu par toute la ville sous le nom de l’homme de Dieu.

— Je ne vous demande pas, señor, s’il est de noble origine ?

— On l’ignore jusqu’à présent. Le dernier prieur des capucins le trouva, encore enfant, à la porte du monastère ; toutes les recherches que l’on a faites pour découvrir qui l’avait laissé là ont été inutiles, et lui-même n’a pu donner aucun indice sur ses parents. Il a été élevé dans le couvent, et il y est resté depuis. Il a montré dé bonne heure un goût décidé pour l’étude et pour la retraite, et aussitôt qu’il a été en âge, il a prononcé ses vœux. Personne ne s’est jamais présenté pour le réclamer, ou pour éclaircir le mystère qui couvre sa naissance ; et les moines, qui y trouvent leur compte à cause de la vogue qu’il procure à leur maison, n’ont pas hésité à publier que c’est un présent que leur a fait la Vierge. En vérité, la singulière austérité de sa vie prête quelque appui à cette version. Il est maintenant âgé de trente ans, et chacune de ses heures s’est passée dans l’étude, dans un isolement absolu du monde, et dans la mortification de la chair. Avant d’être nommé supérieur de sa communauté, il y a de cela trois semaines, il n’était jamais sorti des murs du couvent ; même à présent il ne les quitte que le jeudi, lorsqu’il vient dans cette cathédrale prononcer un sermon qui attire tout Madrid. Il passe pour observer si strictement son vœu de chasteté, qu’il ne sait pas en quoi consiste la différence qu’il y a entre l’homme et la femme. Aussi les gens du peuple le regardent comme un saint.

— Un saint pour cela ? dit Antonia. Alors je suis donc une sainte ?

— Bienheureuse Barbara, s’écria Léonella, quelle question ! fi donc, petite fille, fi donc ! ce ne sont pas là des sujets convenables pour de jeunes personnes. Vous ne devriez pas avoir l’air de vous souvenir qu’il existe sur la terre rien de semblable à un homme.

L’ignorance d’Antonia aurait été bientôt dissipée par la leçon de sa tante ; mais heureusement un murmure général dans l’église annonça l’arrivée du prédicateur.

Un bout de Le moine.
Tu vois, ça, c'est du trop trve roman gothique. Ton poème ne fait pas le poids !
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Re: salutations

Messagepar Mademoiselle Candide » 12 Juil 2011, 15:31

ripley a écrit:bon si vous voulez baudelaire etait un hippie transformé en eponge a absinthe ... enfin quoi ...


Hum. Rien que ça ? Dis donc...

Pour ce qui est du satanisme supposé de Baudelaire, j'pense qu'il a agis en fonction du romantisme, qui définit ses adeptes comme étant des êtres rejetés, condamnés, qui n'ont donc pas leur place au paradis. Aussi Baudelaire était assez provocateur.
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Messagepar ripley » 12 Juil 2011, 16:23

Hybrid Son Of Oxayotl a écrit:Tu vois, ça, c'est du trop trve roman gothique. Ton poème ne fait pas le poids !



j'voit pas le rapport mais bon c'est pas grave :roll:

toi aussi tu est un provocateur hein ^^
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Messagepar Hybrid Son Of Oxayotl » 12 Juil 2011, 17:28

ripley a écrit:j'voit pas le rapport mais bon c'est pas grave :roll:

Bah, le Moine de Lewis, c'est un des principaux romans gothiques, quoi. Authentique.
ripley a écrit:toi aussi tu est un provocateur hein ^^

C'est pas totalement faux.
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Re: salutations

Messagepar ripley » 12 Juil 2011, 19:24

Hybrid Son Of Oxayotl a écrit:
ripley a écrit:j'voit pas le rapport mais bon c'est pas grave :roll:

Bah, le Moine de Lewis, c'est un des principaux romans gothiques, quoi. Authentique.

si je ne me trompe pas goth et sataniste ou luciférien n'ont aucun lien ? a par ptetre le trash et encore ...

ripley a écrit:toi aussi tu est un provocateur hein ^^

C'est pas totalement faux.


j'me disais bien ^^
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Re: salutations

Messagepar Hybrid Son Of Oxayotl » 12 Juil 2011, 20:22

pixy a écrit:je pense de Baudelaire que c'est le pionnier du roman gothique

:P .
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Re: salutations

Messagepar Nosferatu80 » 12 Juil 2011, 21:41

Ok, tu le dit toi même, il etait une cuve à absynthe.
Qui ne dit jamais rien de trop quand il a bu de trop? (il y a de la rime que certains prendraient pour un poème ...)
Ce que je veux dire, c'est qu'à son époque, il cherchait peut être à se démarquer comme nous le fesont chaque jour par notre musique, nos lectures, notre comportement ou autre? Ne crois tu pas?
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Re: salutations

Messagepar Vladimir Debutcheroß » 12 Juil 2011, 21:52

L'absinthe n'avait rien d'original à l'époque. Le verre d'absinthe coutait juste moi cher que le verre de vin.

Et ses poèmes n'ont rien d'original dans le sens ou beaucoup de poètes de son époque avaient le même style d'écriture, quand bien même Baudelaire a pu faire office de précurseur dans certains domaines.
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Messagepar Mademoiselle Candide » 12 Juil 2011, 21:57

Il a quand même su être précurseur du symbolisme tout en abordant une forme très classique. C'est en ça qu'il a été très original.
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Messagepar ripley » 13 Juil 2011, 00:35

Nosferatu80 a écrit:Ok, tu le dit toi même, il etait une cuve à absynthe.
Qui ne dit jamais rien de trop quand il a bu de trop? (il y a de la rime que certains prendraient pour un poème ...)
Ce que je veux dire, c'est qu'à son époque, il cherchait peut être à se démarquer comme nous le fesont chaque jour par notre musique, nos lectures, notre comportement ou autre? Ne crois tu pas?


Tu n'a pas dut bien me lire . (ou cela n'est pas a moi que cela s'adresse XD)

Oui c'est clair qu'il etait bien différents de la populace générale ( de toute facon entre bourgeois , paysan , seigneur , soldat , homme d'église ou roi/prince t'avais pas trop de choix de carrière a l'époque et si je ne me trompe pas il a vécu a une sale époque bien noire de notre pays alors les romans devaient pas etre a l'eau de rose ^^ensuite je ne suis pas spécialiste de la poésie de cette époque mais bon en tre vie ecclesiastique et vie anti-ecclesiastique yavais pas trop de choix a l'epoque.
Bref c'etait une "joke" hippie defoncé a l'absinthe ... (oui moi aussi je blague defois :roll: )

ensuite précurseur du mouvement goth faudrait déja savoir exactement comment caracteriser la pensée goth et surtout a mon gout de quelle époque .
Si on ce réfere a celle du 15 eme du 18 eme ou de nos jours car meme ici tout le monde s'entre dechire sur le fait de quel est la pensée goth ...
romantisme ?
décheance et ou révolte face au systeme ?
coté noir malsain ? etc et j'en passe ou tous a la fois dans le mixeur (pour ma part rien a voir entre les siecles mais bon sa va encore partir en debat XD) , c'est pour cela que je prefere le categoriser dans sataniste ou luciférien
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Re: salutations

Messagepar nadir » 13 Juil 2011, 01:10

DarckCrystale a écrit:Et on est pas mal à détester nadir, aussi ^^

je te pardonne.
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Re: salutations

Messagepar Nosferatu80 » 13 Juil 2011, 06:46

Baudelaire est né au 19e siecle, donc là ou l'industrie se developpe, où chaque personne se "crée". Il fait parti d'un mouvement ou les gens se sentaient mal (d'où le mot Spleen)? Voila pourquoi je pense qu'il n'etait ni Luciférien, ni Sataniste.
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Re: salutations

Messagepar DarckCrystale » 23 Juil 2011, 19:38

Vladimir Debutcheroß a écrit:L'absinthe n'avait rien d'original à l'époque. Le verre d'absinthe coutait juste moi cher que le verre de vin.

En plus, c'est juste dégueu -_-'

nadir a écrit:
DarckCrystale a écrit:Et on est pas mal à détester nadir, aussi ^^

je te pardonne.

Merci bien.

Nosferatu80 a écrit:Baudelaire est né au 19e siecle, donc là ou l'industrie se developpe, où chaque personne se "crée". Il fait parti d'un mouvement ou les gens se sentaient mal

C'est surtout que contrairement à l'art qui était développé jusqu'à présent, Baudelaire n'a pas voulu faire de belles oeuvres ou de bonnes oeuvres, il s'est juste exprimé, relativement librement.
Wikipédia a écrit:Au travers de son œuvre, Baudelaire opère une transformation radicale de l'esthétique dominante, en proclamant vouloir libérer l'esthétique de toute considération morale ou éthique.

Tout ça pour montrer son mal-être. Disons qu'il était un des premiers à le faire.
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