De profundis
j'aspire à une nouvelle élégie
retraçant ma triste épopée
je meurs d'anémie
observant son cercueil
j'imagine ce corps blême et sans vie
criant au blasphème
au démiurge qui t'a banni
je demande l'absolution
pour pouvoir revivre avec lui
abdiquant ce deuil
qui me ronge jour et nuit
je plonge dans les abîmes
essayant de crier ton prénom
déplorant ma délivrance
ignorant ma dilection
éperdue de ta peau
folle de ton sourire
je retarde l'échéance
pour trouver l'ultime elixir
dans les entrailles de mon esprit
j'exulte d'une éternelle allégeance
m'infligeant une dévotion dévorante
j'éfface les disgrâces
la lame est pointée sur mon coeur
j'ai réussie à aiguisé la lame
elle se ballade sur ma chair
risquant de m'arracher mon âme
présageant mauvais augure
la lune éclaire son sourire
m'accompagnant ainsi
à en finir
m'aspirant à abolir ce suplice
De profundis