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processus social : victimisation

Car nous ne sommes pas une secte. Sortons du goth et discutons qu'il se passe dans le monde... Le tout dans la bonne humeur.

processus social : victimisation

Messagepar hardquannone » 12 Déc 2007, 23:02

Je ne sait pas si c'est vraiment l'endroit pou parler de ça, je ne sait même pas si ce sujet a déjà été abordé ou non sur ce forum ni même si il en vaut la peine.

Mais j'aimerais tout de même evoquer quelque chose. Au college principalement et aussi au lycée, on assiste inmanquablement à la manifestation d'un processus social assez particulier : la victimisation.
Je suis sur que ça peut en faire rire certains. Elle peut prendre des formes plus ou moins serieuses, mais il ne faut pas confondre deux trois blagues pas trop méchantes avec ce processus.
Je parle en connaissance de cause.

Certains en profitent, cela lors donne une impression de superiorité.

D'autre méprisent simplement les victimes, pour ne pas froisser les leader.

D'autre se disent que finalement c'est bien fait pour eux parce que si ils en sont arrivés là c'est qu'ils sont trop faibles pour s'en sortir et qu'ils ne meritent donc pas le respect.

D'autre s'en servent comme faire valoir à leur haine de tout ce qui est different.

Car toute société semble avoir besoin de bouc emissaires, de victimes, tout groupe doit avoir ses sous-merdes pour supporter le poids écrasant de ses dissentions. Ce comportement n'est pas seulement humain, il se retrouve chez tout les mamiferes sociables.

Toujours est il que pour un detail certains en sixiemes se sont vus affublés d'une réputation qui les a poursuivis temps qu'il y a eu des gens pour la colporter. Leur manque de resistance et/ou de sociabilité les a amenés à être considérés comme des elements fragiles suceptibles de ne pas pouvoir riposter.

Et donc on en arrive a une situation où tout le monde, sans exeption, semble trouver normal que quelqu'un se fasse taper dessus, jeté dans une poubelle, rejeter pendant des années.
Une fois engoncé dans la poubelle, il est très difficile de s'en sortir tout seul. Je parle en connaissance de cause.

Mais le pire est sans doute l'aspect psychologique. Ils te casse. C'est des tout petit rien qui s'accumulent. Une fois il y a une fille qui avais demandé une feuille, elle est passée de main en main (la feuille, pas la fille) et elle a refusée categoriquement de la prendre sous pretexte que je l'avais touchée. Je ne lui avais rien fais pourtant... Une autre fois, lors d'un changement il y avait une fille qui s'était mise à pleurer sous pretexte qu'elle se retrouvait à coté d'un ami à moi pour qui les choses n'allaient pas fort non plus....
Et les craies. Jamais d'attaque direct, pour moi, finalement... Mais j'ai finit par le souhaiter de toutes mes forces, tant les regards devenaient lourds de mepris...

...*hardquannone raconte encore sa vie... le manque de contact (ben oui, en p1...) se fait sentir gravement... mais faut m'arreter quand je deviens chiant....


enfin bref... et vous? vous avez connus ça? sous quel angle?
hardquannone
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Messagepar Aldarone » 12 Déc 2007, 23:21

J'ai été victime pendant la deuxième moitié de la primaire et durant tout le collège et Lycée (sauf qu'au Lycée j'ai commencé a "répliquer" donc ça devenait moins drôle pour les leaders)

Forcément petit maigre et timide. La cible facile quoi, et une fois que ça commence on se fait encore plus petit et plus timide encore... Au final je me suis fait une carapace.
Je subissais sans trop rien dire et au Lycée j'ai commencé a me poser des questions sur le pourquoi et le comment des agissement.
Pis je me suis rendu compte que les moutons sans leader devenaient sympa avec moi, tout comme le leader sans mouton, comme si au final ils craignaient que c'est moi qui aie le dessus... Et ils se sont pas planté. Une fois ça compris j'ai commencé a riposter jusqu'à leur faire perdre toute contenance. Soit en assumant pleinement ce dont ils se moquaient (quitte a en rajouter une couche) ou alors en le retournant intelligemment contre eux. (l'intérêt c'est de mettre mal à l'aise, si ça met pas mal a l'aise quand on se moque, il n'y a plus d'intérêt)

Au final je pense pouvoir les remercier, si j'avais pas subit tout ça j'aurais probablement été plus fragile, je me prendrais plus au sérieux et je suivrai plus facilement la masse sans trop me poser de question...
J'y ai gagné beaucoup d'aplomb et d'auto-dérision


Voila pour le 3615 MYLIFE.
Pour ce qui est du pourquoi les leaders font ça et pourquoi les moutons suivent... Je pense que c'est du pur conformisme. La peur de se retrouver de côté sans personne (voire carrément à la place de celui dont ils se moquent), alors les moutons suivent le troupeau. Et les leaders le font pour masquer leurs propres défauts, à mon avis ils ont un complexe d'infériorité qu'ils masquent en rabaissant les autres.
Dernière édition par Aldarone le 12 Déc 2007, 23:28, édité 1 fois.
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1087 Messages, jedi

Messagepar Ish » 12 Déc 2007, 23:26

Les leaders ont besoin d’une tete de turc pour montrer leur superiorité. En général, ça part d’un complexe d’inferiorité et à cause de ça, ils se sentent le besoin de faire « la bête » . Les moutons suivent les leaders par peur de représailles s’ils s’opposent et c’est un cercle vicieux. Les filles, quand elles ont ce complexe, c’est plus intellectuel. Au lieu de taper les autres ( pour la majorité, parce qu’il y en a quand meme qui tapent), elles projettent ça sur elles-mêmes. Ca entraine le plus facilement l’anorexie et autres maladies.
Ish

Messagepar Nael » 12 Déc 2007, 23:28

T'es chiant. Arrête toi.
^^
Plus sérieusement, la question n'est pas tellement de savoir si les autres s'acharnent sur toi, mais si tu acceptes que l'on fasse de toi une victime ou pas.
Je n'ai jamais été "populaire", et passé la crise d'ado avec ce besoin de faire partie d'un groupe (besoin jamais satisfait), j'ai commencé à n'en avoir rien à foutre de ce que la masse peut bien penser de moi, et donc à ne plus donner aux autres ce "contrôle" de mes états d'âme. Je ne suis plus la victime de personne.
Nael

Messagepar hardquannone » 12 Déc 2007, 23:39

je tiens à preciser que je n'ai pas fais ce topic pour raconter ma vie ni pour amener qui que ce soit à le faire ni à plaindre les pôvres victimes. (petite precision)


enfin bon je vois qu'il y en a qui s'en sont bien sortis :)

remarque moi aussi maintenant je me fout de ce que peuvent penser les autres... (enfin bon, si on repete tous ça chacun son tour ça va pas aller loin :lol: )

mais je crois que c'est un peu aussi de par les heures sombres (très sombres) que j'ai traversé que j'ai finit par developper un attrait particulier pour la noir, et tout ce qui va avec... (sur ce point là c'est positif! :lol:)
hardquannone
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Messagepar StradamuS » 12 Déc 2007, 23:40

Je ne sais pas si on peut comparer ce que j'ai subit au sujet de ce topic. Mais j'ai passer deux ans dans un centre de formation dans le batiment, mon look n'est pas passer inapercu car j'étais le seul gothique au milieu d'un troupeau d'à peut près deux cents "racailles" dirons nous...

Les insultes, les moqueries, l'humiliation, j'ai subit forcement ... Violence physique, j'ai subit au début, jusqu'a ce que j'en envoi un limite à l'hopital ( un petit séjour dans un dépot à bois sa calme )

Ce genre d'actes n'a fait qu'accentuer ma non tolérence envers les personnes de leur genre.
Etant quelqu'un de très réservé et timide j'avais déjà ma carapace mais sa en est resté quand même une mauvaise passe de ma vie que j'aimerai oublier.

J'appui le fait qu'effectivement, le leader sans ses moutons ne fait rien, combien de fois j'ai travailler seul avec la personne qui me faisais le plus chier, il se comportais limite comme un ami. Ce qui accentue le ridicule de sa personnalitée.

Dans tout les cas, ce genre de personne ne mérite même pas que l'ont s'attarde à parler d'eux, ce ne sont que des rebut de notre sociétée. J'en garde quand même une certaine amertume, celle de ne pas m'être imposé dès le début, j'attendais à un peu de maturitée de la part de lycéens, je me suis lamentablement fourvoyer.
StradamuS

Messagepar petrus » 13 Déc 2007, 10:45

au collège un bel exemple d'intello en arrivant, tout discret et timide, sans doute très candide, protégé par mon frères et ses potes la première année.
après j'ai pas mal évoluer et je n'ai jamais été vraiment victime car j'ai touours fais en sorte de répondre à ses "agressions" pas forcément de la bonne manière j'en conçois mais ça m'a permis d'avoir un minimum de rester et rester tranquille ensuite.
ce qui s'est passé au collège s'est reproduit ensuite souvent dans la rue, et des "combats" par ci par là, mais j'ai tout arrêter un jour et je ferais tout pour éviter de recommencer.

la violence n'a rien résolu mais ça m'a permis de ne pas trop être embéter, par contre j'ai jamais fais souffrir quelqu'un d'autre de plus faible. j'étais pas un leader non plus, j'ai vécu mon collège du mieu que je pouvais et j'en garde pas spécialement un bon souvenir

j'arrête la de raconter ma vie.
petrus

Messagepar Silent_Cry » 13 Déc 2007, 12:37

on est beaucoup de victimes finalement ^^

ma soeur et moi, jumelle, avons subi les moqueries et peut être jalousies des autres

ma mère l'explique ainsi : les gens qui naissent uniques ont besoin de se faire des amis pour parler à quelqu'un. Quand ils voient des jumelles ils pensent qu'elles se suffisent à elles-mêmes car elles ont déjà la personne à qui parler

de plus ma soeur et moi n'étions pas très sociable à savoir que moi j'étais focalisée sur l'école et elle sur son envie d'avoir des amis et forcément on était mal vues car moi je parlais tout le temps de cours et ça n'intéressait personne et elle m'écoutait attentivement comme une élève sage

les autres venaient nous parler de choses qui nous dégoutaient comme le sexe par exemple, enfin moi j'ai mal pris ça car j'avais 12 ans et je ne pensais qu'à ma carrière de futur chercheur en linguistique (non je n'y pensais pas je voulais etre chanteuse et travailler dans quelque chose d'encore indistinct à l'epoque)

ma soeur était atteinte de troubles assez forts de la personnalité et de rejet de la société : par exemple quand un garçon lui retirait son serre-tête elle pleurait, quand ils l'appelaient par son nom, à consonnance assez forte, elle pleurait. Ils en profitaient et mes parents disaient tout le temps : laisse pas faire, ils en font expres il faut que tu guerisse de ça pour qu'ils te laissent tranquille.

Les autres ont eu du mal à trouver mon pouint faible à moi car à part recevoir des coups rien ne me faisait pleurer, surtout qu'a 14 ans j'ai envoyé une de ces filles à l'hopital. Mon seul point faible c'était ma soeur et c'est de ça qu'ils ont profité
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Messagepar catharsis » 13 Déc 2007, 15:47

J'ai eu la chance de fréquenter des écoles relativement tranquilles malgré le fait qu'elles étaient peuplées de petits "m'as tu vu" qui croyaient que leurs parents vivant au-dessus de leurs moyens étaient riches.
J'ai eu également la chance d'être un fille et de n'avoir rien à prouver en terme de virilité comme les garçon.
Mais j'étais petite, brune aux cheveux bouclés (et c'était pas tendance il y a dix ans croyez -moi) et bonne élève, en plus...
Je laissais toujours mon tour à la cantine de peur que les filles populaires se moquent de moi. Je n'osais pas me changer en cours de sport si bien que je me cachais parce qu'on se moquait de la taille de ma poitrine (faut bien passer par le 75 A quand même)
J'étais invisible pour tout le monde sauf quand j'avais une bonne note.
Personne ne m'appelait par mon prénom mais soit par le surnom d' "intello" ou mon nom de famille.
On tirait sur mon sac dans les escalier et on s'appuyait dessus dans les rangs parce que j'étais la plus petite.
Je n'osais pas parler, je voulais rentrer dans les murs tant j'aurai voulu ne pas être là.
J'ai réussi cela, personne ne se rappelait de moi à ma sortie du collège, puis j'ai fuit la ville où j'étais pour aller en internat et ceux qui m'ont croisé de nouveau ensuite ne savaient même pas que j'avais été l' "intello"!
Durant mon année de 4ème au collège, je me suis réfugiée dans le dessin, juste pour un peu m'évader et me mettre dans une bulle. J'avais de bonnes notes en arts plastiques et mes camarades me trouvaient un certain talent ce qui atténuait un peu les effets de mon bulletin scolaire sur leur connerie que j'ai ensuite interprété comme étant de la jalousie.
J'ai vu en levant le regard de ma feuille Canson qu'on me regardait et que pour une fois on me voyait vraiment. Mais je m'en fichais parce que j'avais compris que ces gens là étaient superficiels et ne m'apporteraient rien.
Et durant ma 3ème, celle qui s'était tant moquée de mes deux piqûres de moustique a eu la surprise de s'apercevoir qu'il n'en était plus de même, ça m'était égal à moi, qu'elle ait gardé le même tour de poitrine depuis ces 4 années et encore plus égal d'en avoir plus qu'elle mais son regard en a dit tellement long que la victoire fut savoureuse!

J'ai complexée, j'ai été timide, réservée et effacée. Maintenant je suis maman, tout a changé et je n'ai plus peur du regard des autres ni même de ce qu'ils pensent, je sais enfin me défendre!
catharsis
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Messagepar hardquannone » 13 Déc 2007, 17:59

on est beaucoup de victimes finalement


j'en ai bien peur :shock:
je me demande si au fond il n'y a pas toute une partie des gothiques qui en sont passés par là... dans le sens où ça aurait contribué à leur faire fuir la superficialité et le bonheur jetable d'un groupe soudé par des valeurs qui ne leurs appartiennent pas (ce qui leur aurait justement été refusé)... dites moi si je me trompe

*mode ma vie on

moi j'ai eu la malchance de faire mon college et mon lycée dans le même bahut, autrement dit on me faisait chier avec des histoires s'étant produites en sixiemes jusqu'en terminale... (enfin, j'ai réussi à m'imposer un peu plus en terminale)
en plus c'étais un bahut de bourges, peuplé d'abrutis à l'ego démeusuré... et du frique plein les poches.... là tu les voyais les fashion-crétins qui se foutaient de toi (et montaient donc la classe contre toi pour une année entiere) sous pretexte que ta passion n'était pas les motos/les peoples/counter-strike/le rap/les bagnoles/sa vie et sa villa à st tropez (rayez la mention inutile)

le pire c'étais les filles... au fond j'apprecie bien plus la compagnie des filles que des gars.... mais elles étaient comme un monde inaccessible, sitot que je posais les yeux ne serais ce que 2,41 secondes sur un filles, quelqu'un le voyais et le lendemain sur mon bureau y'avais écrit à la craie un truck du genre "je t'interdit de me regarder espece de conard".... et quand j'arrivait quand même à parler avec une fille (pas pour la draguer, ça bien sur c'était impossible, juste pour parler...) ben la derniere fois que ça s'est passé ils m'ont fait chier avec ça pendant 6 mois.

terrible...


*mode ma vie off[/quote]
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Messagepar Silent_Cry » 13 Déc 2007, 18:09

(rayez la mention inutile)

counter !! je connais des gothique qui y jouent, sisi (perso je prefere unreal c'est + trippant et + gore)

en tout cas les gens gothique que je connais hors fg ont été pas mal des victimes aussi, pour la plupart ceux qui étaient gothique déjà au collège
par contre j'ai connu une gamine qui l'a très bien vecu, qui affichait en plus d'une mode gothique une sexualité très libertine et osée (surement pour ça qu'elle etait pas mal vue car dans mon ancien collège les mecs ne pensaient qu'au sexe et ne parlaient qu'avec les filles qui aimaient ça), mais après elle a changé de look donc c'était surement une "pseudo goth" ^^

pour ma part j'ai commencé à rentrer à fond dans le mouvement après avoir subi une agression sexuelle et m'etre fait traitée comme une chienne par 2 mecs qui etaient sortis avec moi pour se vider les....., ça m'a bien dégoutée mais après 5 ans je suis guérie, toujours gothique mais guérie ^^
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Messagepar Hybrid Son Of Oxayotl » 13 Déc 2007, 20:29

:shock:
Ce sujet m'a fait prendre conscience que je l'ai échappé bel, un peu plus et je devenais gothique :P .
Okay, trêve de provocation, faut dire que j'étais peut-être pas encore totalement, disons, formé aux concessions que la vie en société implique, à l'époque :mrwhite: .
Enfin, c'est arrangé petit à petit.

En 6ième, après une classe rousse où je m'étais battu avec un type à la fin, il y a eu une rumeur comme quoi je lui avais bouffé la figure (il saignait du visage, mais j'avais utilisé que mes mains) :mrwhite: . Quel rigolade, quand on y repense :mrwhite: .
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Messagepar Amor Mortis l'Ombre Bleue » 13 Déc 2007, 20:37

Moi en tant que surveillant de collège je me faisais un plaisir de remettre à leur place les cons d'élèves qui se sentaient supérieurs et qui humiliaient des camarades...en maniant l'ironie on a vite fait de ridiculiser à leur tour ces abrutis. Et également des sanctions mises sous prétexte d'acharnement contre d'autres élèves.
Amor Mortis l'Ombre Bleue
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Messagepar watashi » 13 Déc 2007, 20:42

Ouais, pas mal charrié en 5eme ( et pas qu'un peu, j'étais la tête de turc ). J'ai même pété le nez à un mec qui m'avait mis à cran, mais ça n'a pas changé les choses, ils étaient tous contre moi - ouah, la victime.

Pis en fait, j'me suis inséré dans un groupe à partir de la 3eme et limite leader pendant ma seconde 3eme.

Mais toujours un peu asocial. :P
watashi

Messagepar Ish » 13 Déc 2007, 20:47

J'etais de ceuc qui passent inaperçus, que quand les gens disent ton nom, ils trouvent rien d'autre à dire " ah oui, elle etait sympa , elle" . Au lycée, aux States, ils font circuler un cahier avec les photos des élèves où à la fin de chaque année, les gens marquent dessus ce qu'ils pensent de toi. Pour moi, ils auraient pas trouvé mieux que: bonnes vacances. C'est qu'au lycée que ça a changé. Que les gens soient indifférents à toi, c'est pareil qu'etre la tete de turc des autres
Ish

Messagepar celtic goth » 13 Déc 2007, 21:22

je suis toujours passee inappercue sauf le jour ou j'ai change de college
la il y a eu plein de rumeurs sur mon compte et quelques mecs se sont acharnes sur moi en m'humiliant devant les autres avec meme de la violence

j'en ai garde un traumatisme
celtic goth

Messagepar hardquannone » 13 Déc 2007, 22:23

counter !! je connais des gothique qui y jouent, sisi (perso je prefere unreal c'est + trippant et + gore)

je ne critique pas counter, ni l'ensemble des joueurs de counter strike, d'ailleurs :P


je me suis jamais vraiment remis de ma victimisation... en plus après le lycée je me retrouve direct en fac de medecine, donc ambiance pourrie et ancun contact avec les autres (qui sont pourtant maintenant plus matures)..... donc en fait j'ai developpé une veritable phobie des autres..... je n'ose faire quoi que ce soit en publique de peur de leurs réaction.....
Mine de rien les "moments penibles" à l'école (déshabillé dans le vestiaire :oops: , mais réussi à l'echapper belle, l'est fort le hardquannone :P ) ça semble etre arrivé à pas mal de gens...

Quand je suis obligé de me retrouver dans un groupe, maintenant je suis spontanement attiré par les gens qui sont marginalisés et c'est vers eux que je vais tout de suite, pas vous?

(ex, un type qui a l'air bizarre, à l'écart des autres, dans un coin, la mine sombre..... maintenant, instinctivement, j'ai tendance à trouver ces gens plus sympathiques qu'un quelquonque leader charismatique)

alors evidement ce conditionnement qui a duré toute une vie, ça rend different, hermetique.
hardquannone
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Messagepar teattum » 13 Déc 2007, 22:34

leader charismatique, mais lol :P (aucune aggressivite la dedans, ne le prends pas mal)

au contraire les personnes les plus effaces sont souvent les plus interessantes aux finales, disons que lorsqu'on commence a voir autre chose que l'apparence ou la suffisance confiante des gens populaire, finalement on y voit a travers tellement c'est creux.

tandis que quelqu'un qui reste discret, tout en restant mysterieux, c'est qu'il sait des choses, mais qu'il est trop lucide pour avoir l'envie de tenter d'eveiller les esprits.

y a des moment, je me dis que je devrais m'essayer a la psychanalyse (pas trop pousse non plus, les gens sont trop pietre pour que je prenne la peine de m'interesser a leur comportement)
teattum

Messagepar Juwai » 13 Déc 2007, 22:49

Je suis passée par les deux états : d'abord bourreau (et très enthousiaste, je vous prie de le croire) puis victime (j'avais déjà moins la foi à ce moment-là...).

A mon entrée au collège j'ai été séparée brutalement de tout un cercle d'amis très chers. J'ai eu la chance de retrouver assez vite un cercle d'amis, beaucoup plus restreint et entièrement féminin. En cinquième est arrivée dans le cercle une fille qui ne brillait pas par son aspect extérieur... Tout en elle nous déplaisait mais nous l'avions acceptée au début. Puis, peu à peu, cette fille, qui dessinait fort bien, est devenue notre souffre-douleur, tout comme elle était celle de tout le collège. Ayant un petit talent de ré-écrivain, j'écrivais parodie sur parodie de chansons sur ses cheveux, sa peau, son nez, ses vêtements... De toute la meute lancée à ses trousses, je devais être la plus acharnée. La meneuse évitait généralement de se salir les mains, nous laissant Mé et moi nous défouler sur My (la victime). Lettres injurieuses, anniversaires gâchés, manteau jeté dans la poubelle, concerts de chansons insultantes en live rien que pour elle.

En troisième en revanche... B, la meneuse, voulait m'éjecter du groupe. Elle me prit à part un mercredi, après quelques heures de colle communes ( :oops: ^^) pour me proposer une alliance d'elle et moi contre Mé. Comme nos rôles, à Mé et moi, étaient comparables dans le groupe, nous étions en rivalité l'une par rapport à l'autre. Inutile de dire que la petite je-ne-dirais-pas-quoi que j'étais à l'époque a sauté sur l'occasion... Me rapprocher de B tout en éjectant Mé, miam ! Sauf que c'était un piège. Celle que B voulait éjecter c'était moi et pour convaincre Mé de lui accorder son soutien, elle n'avait rien trouvé de plus simple que de lui prouver que j'étais, moi, déjà toute prète à la laisser sur le bas-côté.
Le jeudi midi... Mé vint me voir, l'air faussement compatissant pour m'apprendre que, d'un commun accord, elles ne voulaient plus de moi pour amie. Mon monde s'écroulait. Perdre toutes ses amies, pour une adolescente, ceylamort.

Heureusement, j'ai échappé aux plus belles pièces, réservées à My (brisage de lunettes, tartinage de fromage type Vache qui Rit dans la calculette...). Mais ce que j'en ai bavé, bavé jusqu'à la seconde... J'essayais dans la mesure du possible de leur tenir tête, ce que n'avait jamais fait My, mais le coeur me manquait souvent, quand je les voyais rappliquer vers moi de l'autre bout de la cour... "Encore... qu'elles me laissent tranquilles..."
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Messagepar Jabberwock » 13 Déc 2007, 23:16

Je vais poser ma petite vie aussi alors :)

Ma période collège fut, comme apparemment beaucoup de monde ici, la plus sombre de toute mon existence... La 6ème était la pire année. C'était la sortie d'Harry Potter, et avant de décider de devenir le sosie de Bill, je lui ressemblais pas mal ( cheveux noirs et lunettes rondes ), donc les brimades perpétuelles et répétitives, j'en ai subit. Je l'ai assez mal vécu, d'autant plus que cela m'avait totalement isolé de mon ancien cercle d'amis, qui ne voulaient plus m'adresser la parole ( vous comprenez, la réputation, au collège, c'est primordiale ).

Vint la cinquième, ou je fis ma première baston. Un type avait pris mes binocles et les avaient écrasé par terre. Je lui ai cassé le nez. Ses potes se sont ramener la récré suivante. Et re-baston, à plusieurs contre un. Inutile de dire que j'en ai pris plein la gueule, même s'il y en a un qui s'est prit un sacré coup de genou bien placé. Ensuite les potes des potes s'y sont mis aussi. Et en fin d'année de cinquième, ce fut une quinzaine à participer au lynchage du binoclard intello ( oui, j'étais assez doué niveau scolaire ).

Les deux dernières années furent toutes aussi excécrables, bien que j'eus changé de collège. A la fin de la troisième, une très grosse baston rassemblant une centaine de gamins a éclaté. J'étais parmis eux, car la bagarre concernait mes potes. C'est ce jour là que j'ai trouvé mon coup fétiche : le coup de boule. ^^
J'ai été renvoyé trois jours pour avoir envoyé à l'infirmerie six abrutis, dont un qui a failli devenir aveugle.

Est alors arrivé le lycée, enfin le lycée... Je me suis trouvé un cercle de potes qui s'est largement étendu et je suis assez respecté pour que personne ne vienne me chercher...
Mais au final, je remercie cette période violente que fut le collège : elle m'a permit de me renforcer, et surtout, c'est à cette période que j'ai commencé à écrire mes romans et mes poêmes.
Jabberwock

Messagepar Hybrid Son Of Oxayotl » 13 Déc 2007, 23:48

@hardquannone : Ça n'a pas l'air de te déranger, sur internet, mais ... tu va faire comment si tu participe à des IRL ;·) ?

@teattum : Et tu pense quoi des gens pas particulièrement populaire, mais franchement pas effacé, comme moi ?

@Jabberwock : C'est qui Bill ?
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10920 Messages, geek

Messagepar StradamuS » 14 Déc 2007, 00:42

@Jabberwock : C'est qui Bill ?


Son sosie ! Le chanteur de Tokio Hotel !

* Pas tapper Jabb *
StradamuS

Messagepar Ay'ny » 14 Déc 2007, 00:53

moi j'ai surtout eu des problèmes en CE2, j'étais en avance d'une année, j'étais la première de la classe, je passais mon temps le nez dans mes bouquins, et une sal*pe m'avait prise en grippe, elle avait réussi à monter toute l'école contre moi, même ma cousine. mais je me suis bien vengé, un jour qu'elle était venue me faire chier dans la cour à me prendre mon bouquin, je lui ai attrapé le bras et je l'ai mordu jusqu'au sang :twisted: elle m'a plus jamais fait chier après ça, je me demande pourquoi :mrwhite:
après les choses se sont beaucoup mieux passées, j'ai jamais fait attention à l'opinion des gens, et quand j'ai appris au collège que j'avais une réputation de pu*e, alors que je n'étais encore jamais sortie avec un gars, ça m'a bien fait rire
Ay'ny

Messagepar Arnaud » 14 Déc 2007, 21:13

Je vois que y a beaucoup de victime aussi mais sa na jamais était trés loin comme moi ...

Mode mylife activé :

Ma période collége fut un désastre total n'étant pas un bon élève je redouble ma 6eme . ma premiere 6eme je la passe dans un collége de bourgeois qui pensait que a montré leur nouvelle fringue et leur nouvelle game boy , fut que j'étais pauvre ( a coté d'eux ) sa à pas loupé, une année à resté seul ... Je change de bahu ...

Ensuite deuxiéme sixiéme , niveau scolaire je ne fais pas mieux ... mais au moin on me fait pas chier ...dans mon nouveau bahu.

En 5 eme , je tombe dans une classe de racaille qui pensait que à ce rouler des pétarts et à faire chier tout le monde ... Je me renferme un peu plus suite au injure et provocation et aux quelques coups reçu ...

En 4eme , je change de nouveau de bahu... La on remarque que je suis un vrai bloque de glace mais je réussi à me faire quelque potes ...
Durant cet année , les résultats toujours aussi médiocre... j'ai deux ou trois emmerdeurs qui viennent me faire chier en crevant les pneu de mon scout ou faire couler l'essence, le rayer etc ...
Sans oublier de sratons qui s'en prennent à de smecs tout seul à plusieurs ( c'est tellement plus facile )

En 3eme , La c'est la catastrophe ... Les quelques potes que j'avais réussi à me faire me laisse tombé et font semblant de plus me connaitre...
Plusieur fois dans l'année ya eu des baston ou j'étais seul contre plusieur en ayans rien demandé ...
Je commence à me couper les veines... Jusqu'au jour ou on me retrouve insconcient au fond de la cour avec un litre de sang sur le sol ...
Durant toute l'année j'ai du voir de spsychologue j'étais surveillé et la le déclic ... l'emmerdement de trop ..
Un mec me pousse et commence à dire " fais pas le beau qu'es tu fais " et la bim un bel uppercut , le mec tombe par terre raide et ce jour la on ma plus fais chier ...

Mode mylife désactivé

désolé j'ai fait un roman ...
Arnaud
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582 Messages, chevaleresque

Messagepar teattum » 14 Déc 2007, 23:44

whaw
j'avoue que le college fut l'enfer pour moi (pas plus que ce que je vis actuellement... a la difference que maintenant, j'ai confiance en moi, ça fait toute la difference)

mais bon, je vais pas rentrer dans les details, j'en ai tellement parle que maintenant ça me lourde.

Tete de turc au college, 5 tentatives de suicide en 4eme, choc psychologique, je vous passe les details...
teattum

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