Mélol....
C't'histoire est aussi crédible qu'une anecdote que j'ai vécue lorsque j'avais 10 ans.
A l'époque ma nourrice, une tunisienne me gardait chez elle (un appart HLM pour une famille de 8 personnes) dans une petite barre d'immeubles de mon village.
Un jour d'été, les jeunes de ces HLM, mon frère et moi nous amusions, simulant un match de basket, lorsqu'un de nos potes, plus âgé, nous a dit que d'autres "invoquaient le diable" dans une cave.
Je précise que mon frère et moi étions les seuls, dans l'histoire, à être originaire du coin, les autres étant tous des immigrés de deuxième ou troisième génération. Donc, pour eux c'était plus un trip pour se "surpasser", pour affronter leurs peurs (étant très croyants), que faire style "chuis sataniste".
Bref, nous y allons, la cave est plongée dans le noir le plus complet. Aucune lumière, rien.
Momo, l'un des "invoqueurs", allumait une bougie blanche (en motif de clope indus, une que je lui avait donné, en guise de remerciement, pour une histoire perso).
Un autre disait "sheitan, satan, je t'ordonne de venir, si tu es là, éteint cette bougie"; et de conclure par: "faigaffez les potes, respirez pas, faites pas de blague ou j'vous défonce" (textuellement véridique

).
La bougie allumé, on a tous retenu notre souffle.... environ 15 ou 20 secondes plus tard, la bougie s'éteint, dans le silence le plus complet.
Et toute la bande s'est ruée vers la porte à courir comme des tarés jusqu'à l'autre bout des HLM, à gueuler "satan est là, c'est trop flippant, on va tous mourrir", et autres sornettes de gosses....
Bien évidemment moi ça m'a fait plus marrer qu'autre chose, étant élevé par des babacools athées. Mais mes comparses y ont vraiment cru, et encore aujourd'hui ils en portent des "marques"....
La preuve, un des fils de ma nourrice craint pour ma vie parce que je m'habille en noir, et pourtant lui et moi on a le même âge....
Ce jour là, je me suis jamais autant marré... Je ne riais pas d'eux, mais étant jeune, j'avais l'impression d'avoir vécu une expérience unique, et dangereuse. Avec le recul, je pense que si j'ai aimé ce moment, c'est parce que je me sentais tout autant membre de la bande que les gosses des HLM l'étaient.