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On ne peut plus rien dire ! (Les nouvelles censures)

Car nous ne sommes pas une secte. Sortons du goth et discutons qu'il se passe dans le monde... Le tout dans la bonne humeur.

On ne peut plus rien dire ! (Les nouvelles censures)

Messagepar Mephisto » 04 Jan 2009, 16:52

Voici un article très intérressant, sur la liberté d'expression et les nouvelles censures, qui provient du magazine "Valeurs Actuels".

Procès, pétitions, concerts d’indignation, appels à la vigilance : difficile aujourd’hui d’exprimer une pensée forte sans s’exposer à ces formes subtiles de censure qui jouent sur l’intimidation et la peur. L’actualité en fournit des exemples à un rythme incessant.

http://www.youtube.com/watch?v=Xbh3lPV3exo Didier Bourdon - on peut plus rien dire

On peut plus rien dire : en 2005, le titre de la chanson de Didier Bourdon, qui, avec les Inconnus, avait quinze ans auparavant donné de salvateurs coups de pied dans la fourmilière du politiquement correct, avait sonné comme une évidence. Depuis, les choses ne se sont pas améliorées. La liberté de parole semble se rétrécir comme une peau de chagrin, soit en raison d’une pénalisation du débat (les lois mémorielles), soit parce que la parole libre, comme nous l’explique Jean-François Kahn, devient scandaleuse à force d’avoir perdu l’habitude de l’entendre, soit parce que les clercs de l’idéologie dominante, comme l’expérimente quotidiennement Éric Zemmour, manient avec un talent consommé l’art de l’intimidation morale.

Du coup, soit on pense comme tout le monde parce qu’on a oublié qu’il est possible de penser autrement, soit on se cache, par crainte du ridicule ou par peur : c’est ainsi que tel grand comédien, dont on imaginait que sa renommée le mettrait à l’abri des pressions, laisse entendre à demi-mot qu’il juge ridicule l’agit-prop des intermittents du spectacle, mais ne veut surtout pas qu’on l’écrive : « Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Vous voulez que je me fasse massacrer ? »

Il n’est pas jusqu’aux bouffons du roi qui en perdent leur insolence. Certains sketches de Pierre Desproges, à les réécouter vingt ans après, semblent avoir été prononcés sur une autre planète, où l’on ne vivrait pas en permanence, comme sur la nôtre, dans la hantise de franchir une invisible ligne jaune, d’autant plus redoutable qu’on ne sait pas trop qui l’a fixée, ni où elle se trouve. Un sketch des Inconnus comme les Envahisseurs, qui en 1991 avait fait rire la France entière, serait certain aujourd’hui de déclencher la fureur des ligues de vertu. Didier Bourdon en convient : « On aurait des difficultés à refaire certains sketches des Inconnus aujourd’hui. On ne nous l’interdirait pas directement, mais on nous ferait comprendre avant que ça n’est peut-être pas le bon moment, qu’on pourrait peut-être faire ce sketch plutôt dans une prochaine émission… Il y aurait des conseils “amicaux”. Le problème avec le politiquement correct, c’est qu’il n’est jamais tout à fait dénué de fondement : on vous dit “En ce moment, il vaut mieux éviter de heurter telle ou telle sensibilité”, etc. Même au cinéma, si on voulait tourner une comédie un peu corrosive, on aurait certainement du mal à trouver le financement. »

Si les humoristes ont du mal à plaisanter, intellectuels, penseurs, journalistes et hommes politiques sont évidemment soumis à des contraintes bien plus pressantes. L’actualité des dernières années ne manque pas d’exemples de ce rétrécissement de la liberté de parole, toujours sous couvert d’humanisme, de respect et de tolérance. Passage en revue, arbitraire – et, bien évidemment, très loin d’être exhaustif.

L’affaire Gouguenheim, ou quand la pétition remplace la discussion. Après Olivier Pétré-Grenouilleau, traité de « complice des négriers » et de « négationniste » et victime d’un « harcèlement moral » selon Françoise Chandernagor, pour avoir écrit que l’esclavage fut aussi pratiqué par les Africains et en terre d’Islam, c’est au tour d’un autre paisible historien, Sylvain Gouguenheim, de tâter de la diabolisation. En 2008, ce professeur d’histoire médiévale publie aux éditions du Seuil Aristote au mont Saint-Michel, un livre consacré aux « racines grecques de l’Europe chrétienne ». Il y prend savamment à rebours la thèse communément rabâchée selon laquelle l’Occident n’aurait sauvé son héritage antique que grâce aux Arabes et revalorise le rôle de Byzance et des moines occidentaux. La thèse, qui n’est pas neuve, aurait dû susciter le débat. C’est l’invective qui en tint lieu. Le Monde, qui avait d’abord rendu compte favorablement d’un livre « précis, argumenté, fort courageux », fait machine arrière en relayant « l’émotion d’une partie de la communauté universitaire » devant un travail dicté « par la peur et l’esprit de repli ». Suivent deux pétitions de confrères, qui accusent Gouguenheim de « racisme culturel » et de révisionnisme. Télérama dénonce ses « thèses islamophobes » ; sur Internet, on lui prête des liens fantasmatiques avec l’extrême droite… Conclusion de Max Gallo : « Dès lors que l’on n’est pas tout à fait d’accord avec la doxa, avec ce qui règne, même quand on est un médiéviste indiscutable, il devient dangereux de faire de l’histoire. » Et plus encore d’émettre un jugement critique sur Mahomet, comme l’a expérimenté le philosophe Robert Redeker, contraint à vivre dans la clandestinité depuis le 21 septembre 2006, deux jours après avoir publié dans le Figaro une tribune où il qualifiait le fondateur de l’islam de « maître de haine ». À coups de menaces de mort, les islamistes ont semblé vouloir lui donner raison.

Catholiques anonymes, ou l’opinion interdite. Thierry Bizot le confessait récemment dans son livre Catholique anonyme (Seuil) : « Bien des fois, j’ai été jusqu’à renier mon appartenance à cette religion qui a bercé mon enfance ; je m’en suis même ouvertement moqué, avec ironie. » Dans le secteur de la communication et de la télévision où officie ce producteur, il ne fait pas bon se dire catholique : « Dans le milieu dans lequel je vis, un catholique est ridicule, grotesque, risible, naïf, coincé […] il a les idées courtes et les ongles sales. » Et dans le débat public, quand vous êtes communiste, libre-penseur, anticlérical, partisan du relativisme moral ou de la société sans Dieu ni maître, il est parfaitement légitime d’exprimer vos opinions, et de les laisser vous dicter vos prises de position publiques : ça s’appelle alors “être fidèle à soi-même”. Si vous êtes chrétien, vous devez garder cette opinion pour vous, et en aucun cas tenter de “l’imposer aux autres” – ainsi François Bayrou, refusant de « mélanger » son engagement politique et son engagement chrétien, confine-t-il le second à la sphère privée.

L’affaire Vanneste, ou l’art de transformer une opinion en délit. En décembre 2004, un amendement à la loi instituant la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) visait à renforcer la protection des homosexuels. Refusant de voter ce texte qui risquait d’assimiler toute critique d’un comportement homosexuel à de l’“homophobie”, le député CNI Christian Vanneste déclarait en janvier 2005 que l’homosexualité est un comportement « moralement inférieur » (terme qu’il regrettera par la suite) à l’hétérosexualité parce que ne contribuant pas à la survie de l’espèce humaine. Attaqué par diverses associations homosexuelles, et devenu une sorte d’incarnation médiatique de l’intolérance rétrograde, il est condamné en première et deuxième instance pour “injures en raison de l’orientation sexuelle”. Condamnation annulée en novembre 2008 par la cour de Cassation, qui estime que ses propos n’ont pas dépassé « les limites de la liberté d’expression ». Sur le site Mediapart, Robert Ménard et Pierre Veilletet dénoncent le « néo-pharisaïsme » des bonnes consciences qui « se seraient mieux accommodées d’un recul de la liberté d’expression que du soupçon d’avoir manqué à la cause anti-homophobe ». Déplorant ce jugement, Jacques Lizé, président de SOS Homophobie, une des associations plaignantes, a d’ailleurs déclaré qu’il ne va pas « dans le sens de l’Histoire ». Christian Vanneste continue à mettre en garde contre le terme “homophobie”, dont le flou artistique laisse la porte ouverte à toutes les censures.

Quand la justice poursuit les cigares dans les médias. Inoubliable pour son rôle de postier en chef dans Bienvenue chez les Ch’tis, Kad Merad est amateur de cigares. Dans une interview à un magazine spécialisé, il a ainsi raconté qu’il appréciait « le cigare à l’apéro ». Grave erreur : la cour d’appel de Paris vient de condamner la publication à payer 5 000 euros de dommages et intérêts à l’association Droits des non-fumeurs pour “publicité directe ou indirecte en faveur du tabac”. Le journal avait eu le tort, selon la cour, d’associer le tabac « à une image positive, celle d’un acteur connu de cinéma ». Connaissant l’activisme judiciaire des modernes ligues de vertu, on voit mal comment ce type de jugement ne s’élargirait pas désormais au vin et à l’alcool. Il risque d’être bientôt impossible, sous peine de poursuites, d’avouer dans la presse qu’on aime le gevrey-chambertin ou les armagnacs hors d’âge. Et pourquoi ne pas traquer aussi les amateurs de religieuses au chocolat, dés lors qu’on exhorte sans cesse les Français à ne pas manger « gras, salé, sucré » ? Dans la presse, la publicité aussi doit se plier au politiquement correct. Ainsi la marque de jeans Diesel a-t-elle été rappelée à l’ordre pour avoir osé représenter des personnages bronzés et souriants dans des paysages urbains transformés par le réchauffement de la planète (la tour Eiffel cernée de palmiers, etc.). Inadmissible aux yeux du très officiel Bureau de vérification de la publicité, pour qui « cette campagne banalise, voire relativise, le thème du changement climatique et va à l’encontre des nombreux efforts de mobilisation citoyenne engagés par les pouvoirs publics ». Un courrier a été aussitôt envoyé à la marque pour qu’elle renonce à sa campagne.

Éric Zemmour et les minorités invisibles. Comme Alain Finkielkraut après son interview au journal israélien Haaretz le 19 novembre 2005, où il se moquait de l’équipe de France de football censément “black-blanc-beur” mais « en réalité […] “black-black-black” », Éric Zemmour devra-t-il présenter ses excuses ? En affirmant, le 13 novembre 2008 sur Arte, qu’« évidemment », « les races existent », il a suscité l’indignation bruyante de ceux qu’il nomme « les professionnels du choquage […] qui font du maccarthysme de gauche ». Le Cran menace de saisir la justice, le Mrap alerte le CSA « au sujet des dérapages incessants de M. Zemmour ». Va-t-on interdire Zemmour de télé ?

De “diversité” en “technicien de surface”, le vocabulaire sous surveillance. Finis les balayeurs, les mendiants, les handicapés, les voyous : bienvenue aux techniciens de surface, aux SDF, aux personnes à mobilité réduite, aux “jeunes”. Adieu les Noirs, les Jaunes et les Arabes, tous fondus dans ce grand melting-pot des “personnes issues de la diversité” – comme si le fait de nommer l’origine de quelqu’un revenait à lui manquer de respect. Le syndicat des bouchers n’a pas manqué de se plaindre, à l’occasion d’on ne sait plus quel fait divers sanglant, que les médias parlent d’une “boucherie”. Le respect des personnes et des communautés se marie mal avec celui du vocabulaire – et l’on sait bien que la censure du vocabulaire débouche toujours sur une censure de la pensée. À force de ne plus donner aux choses leur vrai nom, on finit par ne plus les voir comme elles sont. Et c’est parce que nous ne sommes plus capables de regarder la mort, comme le soleil, en face, que plus personne n’est, jamais, en danger de mort : c’est seulement le “pronostic vital” qui, lui, est “engagé”.

L’homme contre la Planète, ou le scientifiquement correct. C’est une affaire entendue : la responsabilité quasi exclusive de l’activité humaine dans le réchauffement climatique serait une vérité incontestable, unanimement partagée par la communauté scientifique. La Vérité qui dérange, exposée par le Nobel de la paix 2007, Al Gore, est devenue une vérité officielle. Dans Et si la Terre s’en sortait toute seule ?, le journaliste météo Laurent Cabrol relève : « Je cherche les radios ou les télés qui émettent, ne serait-ce que quelques secondes, des réserves sur les infos qu’elles donnent à propos du réchauffement. » Les opposants, fussent-ils scientifiques, sont traités en hérétiques. Claude Allègre, pourtant géochimiste, en a fait l’expérience : après avoir exposé son scepticisme dans l’Express du 21 septembre 2006, il s’est vu taxer, entre autres amabilités, de « négationnisme écologique ». Dans son livre Ma vérité sur la planète, publié en 2007 (Plon), il a dénoncé une « secte verte » dont la méthode est la peur. Opinion qui est aussi celle du président tchèque Vaclav Klaus, auteur en 2007 de Pour une planète bleue (pas verte) dans lequel il dénonce un « dogme trompeur », et par l’ancien chef du gouvernement espagnol José María Aznar, qui a dénoncé une théorie « scientifiquement discutable » érigée en « nouvelle religion ».

Kleber Haedens, ou hors du centre point de salut. En décidant de donner à un collège le nom de l’écrivain Kleber Haedens, le maire UMP de La Garenne-Colombes, Philippe Juvin, ne s’attendait sans doute pas à créer la polémique. Haedens n’avait-il pas reçu le prix Interallié 1966 pour l’Été finit sous les tilleuls, et le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1974 pour Adios ? Mais il fut aussi secrétaire de Charles Maurras pendant la guerre. Il n’en fallait pas plus aux représentants locaux du MoDem pour hurler au scandale, au prétexte qu’un écrivain donnant son nom à un collège doit être « irréprochable du point de vue des valeurs républicaines » (critère qui obligerait à rebaptiser une bonne partie des lycées et collèges, ni Montaigne, ni Racine, ni même Henri IV ne semblant avoir été des républicains farouches). Venu poser la première pierre du collège, Jean d’Ormesson leur a répondu dans les colonnes du Figaro : « La littérature se moque bien de la politique […] Contre la bêtise et l’intolérance, je suis du côté du stalinisme, de l’anarchie, du trotskisme et de l’Action française. »

Ronsard, ou quand la littérature offense les seniors. En 2007, des plaintes déposées contre le “racisme” de Tintin au Congo décidaient un éditeur américain à renoncer à publier le livre… La même chose arrivera-t-elle bientôt à Ronsard ? Un rapport de la Halde, daté du 6 no-vembre 2008, se penchait sur les “Stéréotypes et discriminations dans les manuels scolaires”. Après nous y avoir appris que le simple fait de représenter un jeune homme qui « aspire au mariage avec une femme et à une famille hétéroparentale » constitue un odieux stéréotype « hétérosexiste », et déploré qu’on n’évoque pas les comportements homosexuels dans l’étude de la reproduction du rat, les auteurs, avec leur imperturbable sérieux, attirent l’attention sur les manuels de français : « Le poème de Ronsard Mignonne allons voir si la rose est étudié par tous les élèves. Toutefois, ce texte véhicule une image somme toute très négative des seniors. Il serait intéressant de pouvoir mesurer combien de textes proposés aux élèves présentent ce type de stéréotypes, et chercher d’autres textes présentant une image plus positive des seniors pour contrebalancer ces stéréotypes. » Sans doute faut-il se dépêcher d’en rire, car il se pourrait que nous ne tardions pas à devoir en pleurer.
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Messagepar Kuza » 04 Jan 2009, 17:12

Personellement, je n'ai pas peur, moi et l'un de mes amis qui est du même avis que moi, de lever la main gauche dans la rue sans raisons particulière en chantant l'international, de payer une bière à un clodo en l'apostrophant de la manière qui suit : "eyh, l'clodo, une binouze avec nous ?" et de parler avec lui. Et moi qui lui parle en le nommant clodo et en l'écoutant raconter sa vie d'merde, je suis surement plus proche de lui que ces sales connards de politiciens qui l'appelle SDF mais ne se soucie pas de ses problèmes.

C'est là qu'est le drame. On veut paraître bien devant l'opinion majoritaire, mais on ne veut pas agir, de peur de vexer les uns et les autres.

Si aujourd'hui on agit enfin pour la planète, c'est parce que la majorité est pour. Si la majorité était contre, rien ne serait entreprit.

Est ce ça la démocratie ? Devoir réfuter ses idées et ses actes par peur de l'autre, des idées de l'autre et de ses actes ?

Un avis est plus précieux qu'une vie, et dire des mots à demi-mesures parce qu'on à peur pour sa vie, est une chose stupide. On devrait avoir plus peur pour son avis que pour sa vie, c'est une evidence.

_______________________________
" lorsqu'on a emmené les communistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas communistes.
Lorsqu'on a emmené les Juifs, je n'ai rien dit, je n'étais pas juifs.
Lorsqu'on a emmené les homosexuels, je n'ai rien dit, je n'étais pas homosexuel.
Lorsqu'on est venu pour m'emmener, personne n'était plus là pour protester. "
Kuza
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Messagepar Celebo » 04 Jan 2009, 17:22

Ouais, ben le jour où tu passeras 10 ans en taule pour avoir ouvert ta gueule, t'auras peut être toujours ta fierté et ton avis, mais t'auras pourri 10 ans de ta vie ^^

Super cool, hein?

Moi c'est simple : je ne donne mon avis qu'à celui qui me le demande vraiment. Sinon je me la ferme, en bon égoiste que je suis.
Celebo

Messagepar Black-Novel » 04 Jan 2009, 17:24

Pareil, je parle qui si on me le demande...
Sauf cas extrême où j'ai l'impression de ne gêner personne en exposant ma bêtise. -ciel, comme je suis naïve!-
Black-Novel
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Messagepar Kuza » 04 Jan 2009, 17:42

Qui est ce que ça gêne ? ceux que ça gêne, je m'en fous, au contraire ! J'vosu ai déjà dit que j'aimais suscité la gêne et la peur chez les pauvres moutons qui m'entourent ?

C'est quelque chose de grisant que de pouvoir vivre sa vie en dehors du système, je vous assure. Et il faut profiter de sa période étudiante pour le faire, c'est là que c'est le plus aisé à faire sans problème.
Kuza
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Messagepar Celebo » 04 Jan 2009, 17:46

J'vosu ai déjà dit que j'aimais suscité la gêne et la peur chez les pauvres moutons qui m'entourent ?


Chez moi, c'est plus de la pitié, que ton comportement suscite. Les gens qui ont besoin de faire peur sont rarement intéressants, et très souvent autant des moutons que ceux qu'ils critiquent.
Mais bon, ceci est un troll, ne pas nourrir.

C'est quelque chose de grisant que de pouvoir vivre sa vie en dehors du système, je vous assure.


Et c'est quelque chose d'hilarant de lire ça sur un forum ^^ Si tu vivais en dehors du système, t'utiliserais même pas internet. Si tu vivais en dehors du système, tu serais pas étudiant.
Celebo

Messagepar Scan » 04 Jan 2009, 17:52

*Sors les pop corns*

J'penche du côté de celebo.... Un mec en dehors du système, c'est un clodo du bois de vinceine.
Mais sinon, j'pene que niveau sensure, même si parfois ya des trucs abusés (le cul interdit, mais l'ultra violence à 20h50 à la télé), 'vois pas ce qu'il y a de gênant.

Les non dits politiquement corrects ne sont pas censurés, loin de là.
Scan

Messagepar Celebo » 04 Jan 2009, 18:01

Le problème est que la censure gagne de plus en plus de terrain, surtout avec notre nouveau "super président"... La démocratie est morte depuis longtemps. Notre gouvernement est bien plus une dictature à présent qu'une démocratie.

Le peuple ne dirige plus du tout notre pays, rien que les sondages le prouvent...

Pour moi, le problème est là. La censure ne fait qu'augmenter jour après jour.
Celebo

Messagepar Kuza » 04 Jan 2009, 18:01

heureux de voir que ça te fait rire Celebo, mais en même temps, à moins d'être riche et fortuné et de pouvoir acheter tout ce dont on a besoin pour s'instuire seul, il n'y a pas vraiment d'endroit où on peut s'instruire à part dans les Ecoles.

Or, pour se rendre compte que le système est mauvais, il faut être un minimum instruit et donc aller à l'Ecole. Logique.
Et on peut être en dehors du système et ne pas être un clodo : y a une demi-douzaine de type qui vivent dans une rue voisine de la mienne : ils vivent en colloc', ils ont tous plus de 35 ans, joue du didjiridoo en fumant le nargilé et ne travaillent pas.

Vous allez me dire : oui, mais ils ne sont pas en dehors du système, ils vivent sur le dos du système avec les aides qu'on leur fournit. Et alors ? C'est un choix de vie. Et je pense que c'est un bon choix de vie que de squatter.

Edit en réponse au second post de Celebo :
C'est certains, nous vivons dans une dictature. Mais certains ne s'en rend même pas compte. Parce que ça va douuuucement.
Comparons Le Pen et Sarkozy : avec Le Pen, on se serrait aperçu qu'on se faisait enculer, y aurait eu des soulevements, une revolte probablement de la part des partisans de la démocratie.
mais avec Sarkozy, on se fait tout autant enculer, mais doucement, donc ça fait moins mal. ON n'a plus qu'à nous coller dnas notre petit confort pour eviter les socuis et pour que le peuple se dise que ça poiurrait être pire, on combat des soi-disantes dictatures au moyen-orient en le scomparant à nous, pays civilisé.
Quelle ironie ... C'est minable. Et même si on en parle ici, et même si nous étions des milliers à en parler, ça ne changerais pas les choses. Qui aujourd'hui, se leverait pour aller protester contre la dictature sarkoziste ? Pas grand monde, surement ...
Kuza
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Messagepar Celebo » 04 Jan 2009, 18:09

Or, pour se rendre compte que le système est mauvais, il faut être un minimum instruit et donc aller à l'Ecole. Logique.


Et donc faire partie de ce système.
C'est une chose de critiquer le système, c'en est une autre d'admettre qu'on en fait bien partie et qu'on vit sur son dos.

Je ris au nez de ceux qui pensent ne pas en faire partie, car ils sont tout autant des moutons que ceux qui se complaisent dedans.

Edit :

Qui aujourd'hui, se leverait pour aller protester contre la dictature sarkoziste ? Pas grand monde, surement ...


La question n'est pas "qui se lèverait pour ça". La question est plutôt "à quoi cela servirait-il?".
Personne n'en entendrait jamais parler, la personne finirait au trou pour des années et aurait tout perdu pour rien.

Alors en attendant que ça pète vraiment, on se la ferme et on se protège jusqu'au jour où on puisse VRAIMENT faire quelque chose. Et surtout : que nos actes soient utiles.
Dernière édition par Celebo le 04 Jan 2009, 18:11, édité 1 fois.
Celebo

Messagepar Kuza » 04 Jan 2009, 18:11

Et toi, Celebo ? Est ce que tu te leverais pour protester ? Est ce que tu te considères comme en dehors du système ?
Dernière édition par Kuza le 04 Jan 2009, 18:12, édité 1 fois.
Kuza
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Messagepar Scan » 04 Jan 2009, 18:11

En même temps, à partir du moment où t'es dans une maison, que tu payes des impots, l'electricité, l'eau, la bouffe, etc.. T'es dans le systême. Ton exemple est mauvais je trouve.

Ensuite, célébo. A-t-on déja réellement été en démocratie?

Jamais.
Scan

Messagepar Celebo » 04 Jan 2009, 18:17

Et toi, Celebo ? Est ce que tu te leverais pour protester ?


Je proteste déjà dans ma tête, c'est suffisant pour le moment. Je ne regarde pas la télé, je ne lis pas les journaux, je ne lis même pas de livres. Je garde mes pensées bien précieusement pour le jour où je puisse les utiliser UTILEMENT.
Mais sinon, non, c'est surement pas moi qui vais me lever contre plus fort que moi, juste par fierté, et me pourrir des années d'existance pour rien. Ce serait donner raison à cet état que je hais.

Est ce que tu te considères comme en dehors du système ?


Je sais ce que signifie "être en dehors du système". Je sais ce que c'est que de vivre en dehors de celui-ci : mon père est totalement en dehors du système. Pour ça, il doit trouver sa bouffe, se faire son boulot seul, et a même du se barrer à l'autre bout de la terre pour finir sans le sou.

Alors non, moi, je suis bel et bien dans le système. Ce qui ne m'empêche pas de vouloir un système meilleur (ou pas de système pour tous).

Ensuite, célébo. A-t-on déja réellement été en démocratie?


Très bien dit ;)
Celebo

Messagepar Kuza » 04 Jan 2009, 18:17

Et quand est ce que ça va péter ? Tu crois pas que c'est quand des gens se leveront que ça petera ? Tu crois pas que si ça pète aps, c'est justement parce que absolument tout l'monde pense comme toi ? (a quelque rares exceptions, ma pensée va au type dont le nom m'a échappée, encore en prison avec sa concubine pour des SOUPCONS à propos d'une appartenance à un groupe terroriste radical gauche)
Kuza
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Messagepar Celebo » 04 Jan 2009, 18:19

Et quand est ce que ça va péter ? Tu crois pas que c'est quand des gens se leveront que ça petera ?


Ca pètera quand on enlèvera trop de droits aux gens et qu'ils s'en rendront compte. des gens qui se lèvent pour protester, y'en a toujours eu et y'en aura toujours. Seulement, ces gens finissent en prison dans la majorité des cas. C'est donc pas ça qui va changer quoi que ce soit.

J'ai dit que c'était de pire en pire en France. Mais les gens ne sont pas encore assez touchés dans leur quotidien pour le voir clairement. Quand ce sera le cas, les grèves se multiplieront, l'état coulera, et là les choses pourront changer. En bien ou en mal, mais ça changera.
En tout cas, c'est déjà en train de s'activer, tout ça. T'es étudiant, tu devrais bien le savoir ;)
Celebo

Messagepar Kuza » 04 Jan 2009, 18:26

Ho oui, et je rate pas un mouvement de manif et je participe à tout les blocus, au grand dam de mon popa ma moman ^.^'

Mais malgré ça, on s'fait encore et toujours entubé : toutes ces grèves auront été inutiles : darcos à repoussé la réforme et la fera passer juste avant le BAC, quand il y aura moins de possibilités de protestation de notre part ...
Les politiciens savent jouer leurs cartes, c'est leur taf ... C'est des batards...
Kuza
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Messagepar Scan » 04 Jan 2009, 18:31

Kuza, ça a déja pété, et plusieurs fois.

Quand je disais à célébo: "a-t-on déja réellement été en démocratie?" c'était pas pour rien:

1789: le peuple se révolte contre un roi qui manipulait tout, y compris l'opinion publique. Une affaire de famille, puisque son aïeul, louis XIV, s'amusait déja à ça.

Qu'à fait le peuple ensuite? Il a instauré une république qui a tenu 3 ans, puis s'est transformée en dictature sanguinaire. Par la suite ils ont élu un empereur. Puis une dictature, un roi, un autre empereur, et deux autres rois. A chaque fois, le peuple se révoltait pour les mêmes raisons que celles qu'il y a dans ton discours.

Depuis le premier président, le peuple est dans la même merde qu'à l'époque de louis XVI, et y en a eu des "révolutions"... La plus proche de nous, c'est mai 68.

Mais à chaque révolution la même conclusion: le peuple se calme et revient dans son statut de mouton suivant le berger.

On a jamais été en démocratie, et on changera jamais le monde, l'histoire se répète.

Edit: alors faut faire comme moi: tu vis sans te poser de questions, t'aura toujours ta consience.
Scan

on ne peut plus rien dire...

Messagepar serge » 04 Jan 2009, 18:35

A quand le baillon N.F norme Française...
Pour les nouveaux;les anciens inquisiteurs je mérite sans doute le bucher avec exorciste...
Puisque je suis un abominable partisan du premier amendement americain en France et en Europe(A savoir la liberté de parole la plus totale du moment que l'on ne fait pas d'appel au meurtre...)
Il est vrai que mon libéralisme d'esprit peut en choquer plus d'un...
Pour le moment cela reléve plutot d'un voeu pour ma part; car l'on se dirige plutot dans l'autre sens helas... :roll:
The french novlang is good for you
1984... merçi mister Orwell :wink:
Dernière édition par serge le 04 Jan 2009, 19:11, édité 3 fois.
serge

Messagepar Kuza » 04 Jan 2009, 18:38

Mieux encore : la plupart des leaders de 68 se sont reconvertis dans la politque, et ils defendent aps toujours la bonne cause.

j'avais pas vu ton edit, Scan, donc j'edite à mon tour pour répondre : c'est exactement ce que j'essaie de faire : vivre sans problématique mais en étant impliqué.
As tu déjà lu le livre 1984 ? Il explique noir sur blanc un fait toujours connu :

Il existe trois classe :
La classe dirigeante qui mène l'etat.

La classe intermédiaire, qui aimerait prendre la place dirigeante.

la classe prolétaire, qui subit les conséquences des batailles des deux classes ci-dessus.

la classe intermédiaire essaie toujours de rallier à sa cause la classe prolétaire afin de créer un poids importants et de renverser le gouvernement grâce aux prolétaires, qui représentent un bon 90% de la population. La classe intermédiaire mène alors la révolution, prend la place de la dirigeante, la dirigeante devient intermédiaire, et le combat reprens sans que les prolétaires est vu de différence.
C'est la raison pour laquelle qu'elle que soit le régime, comme j'appartiens à la classe pauvre des prolétaire, je m'en fous.
En fait, le mieux serait de supprimer ces classes virtuelles en instaurant l'anarchie, mais c'pas facile, on est bien d'accord.
Kuza
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on ne peut plus rien dire...

Messagepar serge » 04 Jan 2009, 19:00

moins de 20 pourcent des savants croient encore a une rechaufement climatique!
Pourtant on nous bourre le mou avec... :roll:
D'autres savants parlent d'une mini époque glaciaire d'ici 10 ans(d'une durée de 60 ou 80 ans!)
causé par unne baisse de l'activité solaire...Un peut comparable a celle du 15 iéme siécle....
Un expert de l'ocean a fait des travaux qui donnent déja une légére baisse de température des oceans; ce qui cadre mal avec une réchaufement climatique dans une courte periode...
Il est clair que l'on soit pris pour des cretins... :roll:
Pour 1984, il faut comprendre le roman comme une critique déguisé de 1948!
Et oui, c'est clair quand on épluche les lettres de Orwell; la chose s'eclaire et d'autres encore...
Dernière édition par serge le 04 Jan 2009, 19:08, édité 2 fois.
serge

Messagepar Scan » 04 Jan 2009, 19:01

A vrai dire, 1984 est mon livre préféré. Mon livre de chevet aussi.

Sauf que ça reste de l'ordre de l'utopie; même si l'auteur s'est basé sur des faits réels...

Edit: quoique si ça continue, on va y arriver très vite. Je pense notamment au fichier EDVIGE.

EDIT: tu vois kuza, ça a toujours été comme ça, alors pourquoi s'allarmer et se la jouer rebelle? Quoiqu'on fasse, même si on change quelque chose, on reviendra en arrière.
Scan

Messagepar Kuza » 04 Jan 2009, 19:06

En fait, je fais mon TPE sur "la contre-utopie et la réalité", et en toute bonne foie, la plupart des choses décrites il y a un demi siècle, et même il y a 20 ans, s'avère être devenue vraie ...
Kuza
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214 Messages

Messagepar Scan » 04 Jan 2009, 19:08

Bah oui et alors? Ca va t'empêcher d'te lever?


Crois moi, si tu te retrouve dans les hautes sphères de l'état tu fera comme eux.
Scan

Messagepar Kuza » 04 Jan 2009, 19:11

le bon plan étant de faire parti des hautes sphères :twisted:
mais là encore, c'est pas donné à tout le monde. Et non, ça m'epechera pas de me lever, j'te remercie de ta sollicitude à propos de mes problèmes de grasse matinée ^^
Kuza
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214 Messages

Messagepar Scan » 04 Jan 2009, 19:15

Mais c'est tout naturel ^^.

Pour en revenir au sujet: la censure passe aussi en famille ou entre potes.... C'est de ça qu'on devrait plutôt discuter. Pas de la censure politique.
Scan

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