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La mort

Plus qu'un simple style, une philosophie, l'art de vivre.

La mort

Messagepar Ohax » 25 Mar 2007, 23:55

Bonsoir,

Ce sujet est inévitable et doit être abordé.


Pensez-vous vraiment que la mort tient une véritable place chez le gothique ?

C'est une partie des plus complexes qu'il va vraiment falloir établir tous ensembles.


Quelques pistes que je propose :


Pensez-vous qu'être gothique consiste aussi à préparer sa mort ?
Ne point la redouter ?

Le gothique se considère t'il comme physiquement mort ?
L'enveloppe corporelle est-elle une entrave à l'esprit ? Ou es-ce l'inverse ? (Je pense au culte du corps).
Ohax
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Messagepar watashi » 25 Mar 2007, 23:58

Je ne suis pas sûr que essayer de définir "le gothique" soit réellement possible ou même intérressant.

Chacun à sa vision des choses.


Je ne peux pas répondre.
watashi

Messagepar Ohax » 26 Mar 2007, 00:03

Possible je ne sais pas, mais le tenter par la route communautaire et sans arrière pensé l'est probablement.

Mais intéressant je n'en doute point :-).
Ohax
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Messagepar AnarkiA » 26 Mar 2007, 21:01

Je trouve que se sont des questions très complexes...

Pourquoi le gothique se considérerai comme mort ? N'aime t'on pas la vie plus "stubtilement" que les "autres" ?

Enfin je parle surtout pour moi je crois. Je me considaire comme une gothique que je pourrais califier par une chanson de Mylène Farmer "je t'aime mélancolie".
Sans être suicidaire, la tristesse m'aide à être créative. Elle m'inspire et il a toujours été dans ma personnalité d'être sombre et mystérieuse.
Seulement, la mort, je la vois de loin. J'y pense beaucoup mais sans vouloir la rejoindre. Elle reste loin, et je la salurai le moment venue. Mais je n'aimerai pas mourir, pas maintenant.
Il me reste trop de chose à vivre.

Je pense que l'apparance d'un gothique ne se base pas sur la mort mais simplement sur la beauté de quelque chose de plus sombre. Peut être n'aimez vous pas profiter du soleil du printemps mais moi j'adore.

Alors est ce que le "gothique" est partenaire de la mort ? Il faudrait être dans la peau de tout le monde pour le savoir. Une généralité me semble un peut poussée.
D'autant plus, qu'après reflexion un peu terre à terre, on peut s'appercevoir que la mort, c'est le cerveau qui s'arrête, le corps qui cesse d'être chaud, on devient froid, innerte, alors l'art, la beauté, la splendeur de la vie à notée du coté "gothique" (à mon avis plus suptible, plus gracieuse, plus culturelle) n'est plus rien une fois mort.
Est ce vraiment la peine d'aimer cette solitude, cette brisure, ce froid et cet inertance ? Je n'en suis pas sure...
Qu'en pensez vous ?
AnarkiA

Messagepar Lestat » 28 Mar 2007, 10:51

pour moi, ce n est pas etre suicidaire ou " vénérer " la mort comme certains le pense, c est tout simplement accepter cette mort, savoir qu elle existe et ne pas la " renier ".
de +, tout etre vivant, quel qu il soit, pense irrémédiablement a sa mort vu que celle ci est inévitable dés lors que l on nait, il refoule cela et se voile la face tout simplement.
ceci n est que mon humble avis.
Lestat
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Messagepar The Sandman » 30 Mar 2007, 10:51

Je ne suis pas sûr que essayer de définir "le gothique" soit réellement possible ou même intérressant.


Oui, c'est possible et très interessant. Ca a d'ailleurs été fait avec succès à de nombreuses reprises. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de défintion "absolue" ou indépassable qu'il n'y a pas de définition du tout ! D'ailleurs watashi je serais très interessé par la définition que toi tu pourrais donner du gothique.

D'autre part, à mon avis l'esprit de ce qu'est le gothique passe presque nécessairement par une réflexion sur la mort.

Je voudrais juste faire à ce propos une petite précision de vocabulaire, mais la confusion est permanente dans les médias et de plus en plus insupportable. Elle est à mon avis symptomatique de la confusion et des mauvais procès qu'on fait au mouvement.

En effet on rattache souvent le gothique au "morbide", en voulant dire par là que le gothique est rattaché à un certain rapport avec la mort. Mais le mot morbide ne renvoie pas du tout à l'idée de mort, ou de relfexion sur la vie. Morbide ca veut dire maladif, malsain et dépravé (cf. le petit Robert, que pas mal dez journalistes devraient ouvrir avant d'écrire). Un mot plus juste serait le mot "macabre" par exemple.

Pourquoi je saoule tout le monde avec ca ? Parce que l'emploi du mot "morbide" entretient l'idée que penser à la mort, s'y référer ou la représenter, c'est malsain. CONNERIE !!! Ce qui est malsain c'est de ne jamais y penser, de la rendre tabou, de ne jamais en parler, et au final de laisser nos vieux mourir comme des chiens dans des mouroirs modernes.

Au contraire, parler de la mort, la rendre normale, ne pas la considérer comme une punition mais simplement comme un processus biologique inévitable, c'est s'assumer en tant qu'être humain, et c'est le premier pas vers un peu plus de sagesse et de maturité.

C'est ceux qui ne parlent jamais de la mort, qui en ont peur et qui la rendent tabou qui sont morbides !! Dasn ce sens là, le mouvement gothique et la fécondité des représentations de la mort qu'il génère aurait beaucop à apprendre au reste de la société.

Voilà, c'est dit ! j'vais aller prendre un lexomil...
The Sandman
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Messagepar Arwald » 30 Mar 2007, 15:51

C'est l'héritage judéo-chrétien qui fait de la mort une chose tabou. Pour moi, la mort est un exemple type de noumène (si je ne me trompe pas, sandman). La chose pensable mais non connaissable.

Ce qui fait le plus peur, c'est le côté inéluctable de la mort, et surtout le fait qu'on ne sache pas s'il y a quelque chose après. Les religions tentent de donner une réponse, mais bon, nous faisons tous le pari de Pascal.

Pour moi, ce qui se rattache au gothique est loin d'être morbide. Est-ce qu'un goth sera forcément plus morbide qu'un croque-mort ou qu'un infirmier en soins palliatifs, confrontés quotidiennement à la mort et à la souffrance?

Dès qu'un mouvement ne semble pas facilement compréhensible, comme peuit l'être aussi la franc-maçonnerie, qui elle aussi fut créditée de nombre de tares, il fait de facto peur, il dérange.

Lorsqu'on amène quelqu'un à penser par lui-même, sans les carcans de son habitus, on est parfois surpris du résultat. S'ôter le prisme de la religion, de la société, c'est un peu comme sortir de la cavene de Platon.
Arwald

Messagepar watashi » 31 Mar 2007, 01:08

D'ailleurs watashi je serais très interessé par la définition que toi tu pourrais donner du gothique.


Je l'ai déjà donnée. Lis tout le topic et tu verras une ébauche de ma définition : http://www.forum-gothique.com/sujet-1344-0.html
watashi

Messagepar The Sandman » 05 Avr 2007, 09:30

watashi, je m'en veux un peu d'avoir raté cette page lors de ma découverte du forum car elle est vraiment passionnante. A elle seule elle donne sa raison d'être au forum... D'ailleurs je vais répondre là bas pour ne pas encombrer cette page.

Je voulais juste ici citer un court texte qui, on ne sait jamais, pourra interesser l'un ou l'autre. Ca pourrait être en quelque sorte une description du souci de la mort tel qu'il est présent dans l'art et la littérature gothique :

La mortalité est l'ombre au tableau, et nous l'appelons alors l'Alternative ; il est dit qu'aucune joie ne sera parfaitement pure et limpide, qu'aucun bonheur ne restera longtemps sans mélange de malheur, que tout optimisme aura un arrière goût d'amertume. (...) Le voile léger de la mélancolie, que l'angoisse mortelle laisse descendre sur nous, n'a donc rien de commun avec l'essaim de soucis qui harcèlent une conscience bourrelée d'inquiétude (...) La mort est l'élément résiduel de tout problème, que ce soit le problème de la douleur, ou de la maladie, ou du temps, quand on se décide enfin à appeler les choses par leur nom, sans circonlocutions ni euphémismes : tout me parle de la mort...


voilà, c'est un extrait d'un bouquin génial de Jankélévitch qui s'appelle "La mort", tout simplement...

Donc pour donner un élément de réponse à la question initiale : Si les personnes qui se reconnaissent aujourd'hui dans le mouvement gothique ne sont ni morbides ni omnubilés constamment par la mort, le "souci" de la mort est toutefois fondamental dans la structure mentale gothique, celle qui est née au moyen-âge, perdure jusqu'à nos jours et continuera même quand la mode "goth" aura disparu depuis longtemps...
The Sandman
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Messagepar Dark ani » 07 Avr 2007, 19:03

J'aime ce qui est macabre mais j'aime pas la mort elle même.(est-ce zarbi :? ?!)

Elle me/nous sépare de ceux qui nous/me sont chères.Ca m'attriste de penser qu'on doit tous se quitter un jour.
De plus elle me limite dans le temps et dans l'espace(il y a beaucoup de choses que j'aimerai faire et beaucoup d'evenements que j'aimerais bien assister mais que je suis sûr que je .......)

J'l'aime pas encore plus à cause du fait que personne n'en echappe.
Dark ani
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Messagepar ghost74 » 07 Avr 2007, 19:10

je n'ai plus peur de la mort... Mais a mon avi, elle prend une petite place dans le mouvement
ghost74
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Messagepar Ramuthra » 16 Avr 2007, 00:51

Notre définition de la mort dépend de notre vision de la vie
Ramuthra
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Messagepar mélange instable » 16 Avr 2007, 10:48

Je pense comme Anarkia que les gothiques ont une autre façon d'aimer la vie.
En ce qui concerne le fait d'être suicidaire, cela n'est pas propre aux gothiques, il faut arrêter avec ce préjugé. Beaucoup de jeunes se suicident en France et ils ne sont pas tous gothiques.
mélange instable
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Messagepar beautyangel » 30 Avr 2007, 01:13

Et bien moi jai une assez bonne vision de la mort puisque je travaille avec des morts tout les jours !!
beautyangel
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Messagepar blackwoolf » 30 Avr 2007, 10:50

on aurrais peut etre une definition simple du gothique.
une personne avec une vision de la vie ainsi que la mort differente.

PS:tu travails AVEC des morts. voeux voir, voeux voir^^
blackwoolf
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Messagepar Lee » 30 Avr 2007, 11:13

Ya rien a voir :p
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Messagepar blackwoolf » 30 Avr 2007, 11:33

rhoooooooo des fantomes je men doutais XP
blackwoolf
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Messagepar beautyangel » 30 Avr 2007, 12:09

Je suis thanatopracteur , jembaume les morts !
beautyangel
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Messagepar Tygra » 30 Avr 2007, 12:41

Pssst ! Pas d'flood !
Si tu veux parler de ton métier (et j'avoue être curieuse là-dessus...) tu peux ouvrir un topic dans la rubrique des loisirs, métiers et passions ^ ^
Tygra

Messagepar †Alucard† » 30 Avr 2007, 13:36

Personnellement, je ne souhaite pas mourir. Mais, mes pulsions vont vers des questions du type que ressent-on quand on se fais arracher un membre? quand on perd la vie?...
Comment sont vécues les dernières seconde lorsqu'on se noie, lorsqu'on brûle?
Qu'est ce que je ressentirais moi même en de telle circonstances?

La mort me fait peur sans vraiment me faire peur, c'est effectivement le fait de laisser mes proches derrières moi qui me gène, je ne souhaite pas mourir mais je ne sais pas si ça me dérangerais qu'elle me rattrape aujourd'hui ou demain.

Est-ce une fin en soit? Est-ce un commencement? Je ne le sais pas et ça j'avoue que j'aimerais le savoir. Il n'y a pourtant qu'un seul moyen et bien qu'il ne me fasse pas peur, je le redoute.
En ce qui me concerne, la mort permet aussi de faire le point réfléchir à son parcours ou on en est? Est-ce que c'est suffisant...

De plus, bien qu'athé, j'aime les rituels qui y sont liés. Ne pas croire en un dieu ne veux pas dire dénigrer les rites. tout comme une naissance est importante, la mort l'est aussi et le respect envers les défunts doit demeurer intact (ça me fou en rogne pas possible a chaque profanation dont on parle a la télé.). Quelque soit la religion, la couleur de peau on reste humain et mourir dans un sens c'est aussi vivre.

Conclusion, pour moi, la mort ça se respecte.
†Alucard†
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Messagepar Ramuthra » 30 Avr 2007, 16:09

Bien qu'athé, je n'arrive pas à voir la mort comme une fin en soit.
C'est par curiosité que je ne crains plus la mort, sans pour autant l'atendre.
Elle viendra le moment venu et c'est tout.
Ramuthra
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Messagepar Pashupati » 01 Mai 2007, 11:40

Je pense qu'il n'y a rien après la mort, mais j'ai aussi une superbe hypothèse à la con :
Si on est mort et que notre cerveau et toutes les cellules qui composent les différentes parties du cerveau sont complètement OwN3dZ (admirez cette écriture de lamer, quand même), que toutes les parties sont séparées, n'existent plus, sont foutues, ont été mangées par un chien, enfin, bref... Puisque le cerveau ne fonctionne plus et a été complètement détruit et qu'un bébé/un animal(/un con) nat, peut-être que la conscience de ce bébé/animal(/con) sera nous/que nous soyons lui. Je ne dis pas que notre "âme" se serait réincarnée, de toute façon l'"âme" n'est qu'un pur produit du cerveau qu'on appelle aussi conscience quand on se fait chier comme moi, mais qu'un petit bébé/animal(/con) soit conscient et que, par hasard, vous soyez lui sans avoir aucun rapport avec vous maintenant. Une conscience neuve, une âme neuve, un corps neuf,...
Enfin, je sais pas si ce que je dit est compréhensible.
Pashupati
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Messagepar mélange instable » 01 Mai 2007, 13:04

Non j'ai rien compris...

Pas lisible et pas clair du tout.
mélange instable
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Messagepar Pashupati » 01 Mai 2007, 13:26

Je vais essayer d'être plus claire.
Si tu meurs et que ton cerveau et totalement détruit et n'existe plus, peut-être que quand quelqu'un d'autre sera conscient ce sera toi puisque ton cerveau est détruit et que tu ne peux plus du tout repenser, revivre, re-être.
Par "ce sera toi" j'entends que tu sera lui sans que ce ne soit vraiment toi qui "sera lui" et sans t'être "réincarnée" puisque tu ne sera pas la même "âme", la même conscience, qu'avant ta mort.
EDIT : Mouarf, j'explique vraiment mal. Si quelqu'un a compris, je lui donne un sandwich crudités-oeufs.
Pashupati
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Messagepar mélange instable » 01 Mai 2007, 13:57

Je préfère le sandwich au poulet.
Bon ok :arrow:

En fait c'est le principe des vies antérieures ce que tu nous expliques là.

Je peux avoir mon sandwich au poulet ?
mélange instable
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