Kirsten Dunst
Charlotte Gainsbourg
Kiefer Sutherland
Charlotte Rampling
John Hurt
Alexander Skarsgård
Synopsis
À l'occasion de leur mariage, Justine (Kirsten Dunst) et Michael (Alexander Skarsgård) donnent une somptueuse réception dans la maison de Claire (Charlotte Gainsbourg), la sœur de Justine, et de John, le très riche mari de Claire. Alors que les relations familiales se dégradent peu à peu et que le mariage tombe à l'eau, la planète Melancholia se rapproche lentement de la Terre…
Mon avis
Film en deux parties de Lars Von Trier :
John (Kiefer Sutherland) est riche. Il vie dans un château où il organise avec sa femme Claire (Charlotte Gainsbourg) le mariage de sa belle sœur atteinte de mélancolie (une sorte de dépression). Tout commence pour le mieux, les sourires et la joie sont au rendez vous. Plus le temps passe et plus le cas de Justine (Kristen Dunste) va de mal en pire. La seconde partie se focalise sur Claire qui redoute l'arrivée de Melancholia et la fin du monde.
L'apocalypse selon Lars Von Trier nous donne un film au romantisme absolu, accoutumé à une ambiance qui devient de plus en plus lourde à l'approche de cette mystérieuse planète, qui n'est qu'une simple étoile rouge au commencement du film. D'ailleurs pendant que j'y pense, le début du film est présenté sous forme d'un prologue d'environ 10 à 15 minutes, qui nous met en place des images au ralenti, avec un esthétisme unique en son genre, sous fond d'une musique de Richard Wagner, tiré de la symphonie "Tristan und Isolde". Lars Von Trier nous montre avec une diffusion de 1000 images seconde sa version chaotique de la fin du monde.
Lars nous livre ici un film à huit clos, avec une mise en scene magistralement maitrisée. Au delà d'un film clairement misanthrope, le directeur du sulfureux Antichrist ou encore du tragique Dancer in the dark, nous peint son film le plus optimiste de sa carrière. La scène finale nous dévoile un tableau aux multiples expressions, qui se dévoile petit à petit avec le développement du film. Mis à part le côté dramatique de l'histoire, certaines scènes teintées d'humour viennent s'ajouter au tableau. La technique de réalisation de Lars Von Trier reste la même depuis les débuts de son Dogme 95(techniques de réalisation écrites par Lars von Trier et Thomas Vinterberg en savoir plus ici), aucune répétition avant le tournage et caméra à l'épaule. Le réalisateur Danois nous propose un décore sublime avec une Charlotte Rampling exécrable. A noter que son prochain film Nymphomanic suivra la vie érotique d'une femme de 0 à 55ans

