Présentation en quelques mots (je pense que wiki va pouvoir nous éclairer)
Voyez plutot : (C'est long donc je ne parle qu'aux interessés d'art)
Quand la danse s’inspire de la littérature à la fin du XXe siècle, un grand écrivain du tragique de l’absurde se trouve revisité par l’une des figures de proue de la Nouvelle Danse française. A la demande du festival Paris Beckett, ‘May B’ fait aujourd’hui l’objet d’une recréation de Maguy Marin. Né en 1981 au théâtre municipal d’Angers, ce “best-seller de la danse” (1) contemporaine a déplacé les foules lors de plus de 500 représentations en un quart de siècle. Auscultation d’un chef-d’oeuvre.
“Fini. C’est fini. Ca va finir. Ca va peut-être finir” seront les seules paroles articulées des protagonistes poussiéreux de ‘May B’ en guise de prologue et d’épilogue. Une manière de faire mesurer l’enclos dans lequel notre humaine condition est irrémédiablement recluse. Marin joue sur les nuances de l’obscurité : la pièce s’ouvre sur des silhouettes fantomatiques voûtées se détachant dans une pénombre qui se dissipe très progressivement. La lumière se tamise tout aussi lentement au terme de la performance sur l’image au singulier d’un dernier homme. C’est l’austère interstice, à peine respirable, qui délimite le cadre du sujet de Beckett et le champ de l’expérience esthétique de Marin. Fantoches plâtreux en vêtements de nuit de guingois, armés de valises qui ont vécu elles aussi, les danseurs au teint crayeux de ‘May B’ illustrent et se jouent de leur finitude inscrite dans le commencement.
S’il n’impose aucunement l’utilisation de ses textes, Beckett oriente le choix musical de la chorégraphe vers Franz Schubert. Marin complète sa bande sonore en traversant les siècles avec un compositeur du XVe (Gilles de Binche) et un du XXe (Gavin Bryars). L’utilisation en boucle de ce dernier renvoie au caractère inépuisable, sans but, voire mortifère de la litanie, la fable de Marin se terminant sur un voyage “vers une destination sans destin” d’après J.-P. Manganaro.


Si on s'en tien à cette simple phrase :
, on peut deviner l'angoisse montante et l'opression de cette pièce.Fantoches plâtreux en vêtements de nuit de guingois, armés de valises qui ont vécu elles aussi, les danseurs au teint crayeux de ‘May B’ illustrent et se jouent de leur finitude inscrite dans le commencement.
La musique par contre, était vraiment magnifique. Mais j'ai trouvé que cette interprétation du tout qui ne fini jamais, glace les sangs jusqu'à nous confronter directement à notre propre vie, que l'on trouve, en sortant de là, très stagnante et horriblement insinifiante. (Certains le savent déjà)
Je n'ai pas aimé le caractère trop péssimiste de cette pièce. Parfois, on était captivé, parfois on mourrait d'ennuie. Mais j'en garderai le souvenir d'une force très lourde qui pesait chez tout le monde à la fin. On se sent dépité, et ce retour vers l'illusion d'avancer sans y parvenir, comme une poupée déchiquetée et pendue par le fil de la vie, prouve encore qu'on peut toucher profondement les gens dans leur être avec seulement 1h20 de mouvement...