Bref, les revendications des éléves qui bloquent : semestre blanc.
Ils veulent qu'on leur donne leur exam.
Ils peuvent toujours rêver.
Sinon pareil, il y a désormais quelques temps que j'ai terminé mes études... et j'ai aussi connu des grèves pour tout et n'importe quoi. Parfois pour des motifs valables et parfois pour avoir des frites tous les jours à la cantine.
Parmi les motifs valables, je me souviens de la réforme des IUT qui devait empêcher les titulaires de DUT de poursuivre des études...
Dans les trucs idiots, je me souvient d'avoir manifesté pour que le BAC devienne un contrôle continu... j'ai vu dernièrement que les étudiants avaient manifesté contre... comme quoi, c'est surtout histoire de manifester.
Pour reprendre les points évoqués par Thyphus... la masterisation des formations d'enseignant servent surtout à remplacer les IUFM qui n'ont jamais réussi à faire leurs preuves... et qui étaient très décriés par les enseignants eux mêmes. Je pense qu'on va aboutir à des formations spécifiques pour l'enseignement avec un écrémage en amont ce qui est plutot pas mal. Pour la coup du stage, cela ne change rien... pour le reste il faudrait revoir égalment les affectations géographiques et par type d'établissement (mais il y a encore du boulot).
Pour les enseignants chercheurs, que le gouvernement cherche un moyen de les évaluer n'est pas forcément une mauvais idée... je doute par contre de la méthode. Dans de nombreux laboratoires étangers il y a souvent des chercheurs d'apparat pour ramener des sous... je ne sais pas si on va en arrivé là. On a également, le problème des enseigants chercheurs qui ne savent pas enseigner (je dirais presque la majorité de ceux que j'ai connu)... qui faudrait peut être évaluer aussi.
Pour l'argent... pour en avoir discuté avec un enseignant chercheur (mon ancien responsable), aller à la pèche aux subventions privés ne l'emballe pas plus que ça. Personnellement, je trouve cela normal bien qu'à mon avis ce n'est pas à l'enseignant-chercheur d'aller à la pêche, chaque université devrait se doter d'un service de financement dédié (et on en revient aux chercheurs d'apparat). Kà où c'est plus pénible, c'est que c'est très lié à l'économie... donc actuellement, tu es chercheur en énergétique, il y a plein de sous... et pour le reste, plus rien. Je précise que le problème est le même en Fac comme dans les IUT, école d'ingénieur et autres...
Pour le recentrage sur le coeur de métier, c'est plutot une bonne chose. Ca a déjà commencé avec les écoles primaires et ça fonctionne plutot bien.
Pour les doctorants en CDD... c'est déjà le cas. (Pour la sorbonne et les meilleurs chercheurs... je doute quand même).
Ensuite pour l'autonomie financière... que les universités doivent gérer leur budget c'est plutot une bonen chose. Par contre l'état ne doit pas se désengager pour autant. Ces dernières années, la plupart des filières scientifiques ont créé des DESS, IUP (master maintenant) ont sont devenus des écoles d'ingénieurs universitaires justement pour pouvoir devenir autonomes financièrement... au détruiment des filières pauvres (littéraires). Vouloir mettre un peu de visibilité est une bonne chose mais toujours avec le soutient de l'état.
Et dernièrement... ce qui me fait toujours bondir c'est le "tout le monde devrait avoir accès à la culture". Je suis bien d'accord avec cet énoncé mais ce n'est absolument pas le rôle des universités. Nous sommes dans l'enseignement supérieur où les étudiants sont là pour apprendre un métier, obtenir des diplomes pour décrocher un emploi. La culture générale est enseignée jusqu'au lycée, ce qui est normal. Ensuite ceux qui veulent se cultiver, ils vont à la bibliothèque comme tout le monde. Il n'y a pas de raison que l'état et donc les contribuables payent pour que des étudiants prennent leurs études à la légère.