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Les Incas

Un petit retour vers l'histoire de nos aïeux et dans les méandres de l'étrange.

Les Incas

Messagepar Moustique » 18 Aoû 2008, 17:44

Origines du peuplement du continent américain.

L'histoire de l'humanité commence il y a 2 millions d'années avec l' homo habilis qui petit à petit s'étend sur tout le vieux continent. Grâce à la 4ème glaciation (qui a duré de façon discontinue 57000 ans), les hommes ont pu atteindre le continent américain via de détroit de Béring qui devint de fait un isthme et donc une jonction entre les deux continents. L'homme qui arrive sur le nouveau continent est déjà l' homo sapiens sapiens. Après 9000 av.JC, les 2 continents seront à jamais disjoint si bien que ces hommes créeront des cultures totalement nouvelles sans aucune influence de l'ancien Monde. Les premières traces d'hommes en Amérique du sud remonte à 12000 av.JC, des hommes qui ne connaîtront jamais le feu, ni le fer, ni l'écriture phonétique jusqu'à l'arrivée des espagnols dans la première moitié du XVIe siècle.


Il semblerait d'après des découvertes récentes que ces colonisateurs n'étaient pas les premiers à avoir mis le pied sur le continent américain : ceux-ci appartenaient au groupe des mongoloïdes aux caractéristiques crâniennes spécifiques, or des crânes aux caractéristiques totalement différentes ont été retrouvés à la pointe sud de l'Amérique du sud; des études anthropomorphiques indiquent qu'il s'agirait d'aborigènes d'Australie, ces derniers ayant vécu sans conflits de groupes se seraient faits décimer à l'arrivée de ces mongoloïdes.

1ère partie de la 4ième glaciation. -75000
-35000
2ème partie de la 4ième glaciation. -26000
-12000 Premières traces d'humanisation en Amérique du sud.
-9000


Les conceptions au Pérou précolombien.

La nature

La nature est envahie de sacralité, l'homme demande humblement aux dieux la permission de se nourrir de ses produits, l'homme vit la nature, il ne l'exploite pas, il ne se considère pas comme le centre de la nature mais seulement comme une petite partie d'elle même, moins importante que les animaux, les plantes et les astres.

Le monde

Pour les incas, le monde est constitué de trois sous-ensembles :

A) Le monde du dessus, le Hanan Pacha, c'est-à-dire le ciel.
B) Le monde des vivants, le Kai Pacha, "le monde d'ici".
C) Le monde du dessous, l' Uku Pacha, c'est-à-dire l'enfer.

Cuzco est le centre du Kai Pacha et par là passe l'axe qui traverse ces
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Les quatres quartiers :
Du nord à l'ouest, le Chinchasuyu.
Du nord à l'est, l' Antisuyu.
Du sud à l'est, le Collasuyu.
Du sud à l'ouest, le Cuntisuyu.

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Les Dieux

Toutes les cultures précolombiennes ont quelques constantes quant-à la vénération de leurs Dieux :

* Le Dieu créateur et ordonnateur du monde est l'élément de culte par excellence (Viracocha pour les incas).
* Toutes les forces de la nature sont des divinités comme le vent, la foudre ...
* Les ancêtres et les chefs de lignée de chaque clan ont le status de dieux.
* De très nombreux autres éléments divers sont aussi l'objet de culte, ils font partie des Huacas.

Huaca vient du Quechua Huacay qui signifie "gémir" car les divinités sont invoquées de cette manière. Leur matérialisation est très variée, ce peut être un pic dont on ne voit pas la cime, un endroit où s'est abattue la foudre, des passages montagneux difficiles, des torrents infranchissables, des beaux animaux ou des animaux difformes.

La mort

La mort ne met pas fin à la vie mais contraint l'âme à rester loin du corps : les besoins restent les mêmes, c'est pourquoi le plus grand soin est accordé aux tombes et aux cadavres. Si le corps est détruit, l'âme erre égarée et effraie les vivants.
Afin de partir au Pacarina, lieu d'origine de la vie et des délices, l'âme du défunt a pour mission d'aider les vivants. Au cours de cette tâche, le défunt était jugé sur sa vie passée et sur ses actions en tant qu'âme. L'âme pouvait ensuite, suivant le verdict, soit passer dans le monde du dessus soit dans le monde du dessous. L'accès au Pacarina se fait via une caverne, un chemin difficile, une fissure entre 2 roches, ....


Légendes INCAS:


* Origines du peuple Inca.


Il y a très longtemps, à l'emplacement actuel du lac Titicaca, était une vallée fertile peuplée d'hommes vivant heureux et tranquilles. Rien ne leur manquait : la terre était riche et leur procurait tout ce dont ils avaient besoin. Sur cette terre, on ne connaissait ni la mort, ni la haine, ni l'ambition.
Les Apus, les dieux des montagnes, protégaient les humains, ils ne leur interdisaient qu'une seule chose : personne ne devait monter aux sommets des montagne où brûlait le Feu Sacré. Pendant longtemps, les hommes ne pensèrent même pas à enfreindre cet ordre des dieux. Mais le diable, esprit malin condamné à vivre dans l'obscurité, ne supportait pas de voir les hommes vivre si paisiblement dans la vallée. Il voulut diviser les hommes en semant la discorde. Il leur demanda de prouver leur courage en allant chercher le Feu Sacré au sommet des montagnes.
Alors un beau jour, dès l'aube, les hommes commencèrent à grimper aux montagnes, mais à mi-chemin, ils furent surpris par les Apus. Ceux-ci comprirent que les hommes leurs avaient désobéi et décidèrent de les exterminer.
Des milliers de pumas sortirent des cavernes et se mirent à dévorer les hommes qui suppliaient le diable de les aider. Mais celui-ci restait insensible à leurs suppliques.
Voyant cela, Inti, le dieu du Soleil, se mit à pleurer. Ses larmes étaient si abondantes qu'en 40 jours, elles innondèrent la vallée. Un homme et une femme parvinrent à se sauver sur une barque en jonc. Quand le soleil brilla de nouveau, l'homme et la femme n'en croyaient pas leurs yeux : sous un ciel bleu et pur, ils étaient au milieu d'un lac immense. Au milieu des eaux flottaient les pumas qui s'étaient noyés et s'étaient transformés en statues de pierre. Ils appelèrent alors ce lac le lac "Titicaca", le lac des "pumas de pierre".

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Les 2 seuls humains qui réussirent à échapper aux pumas.

L'établissement du nombril du monde, le Cuzco.
Ces 2 personnages engendrèrent un peuple, mais ces hommes viviaient comme des bêtes féroces; ils n'avaient pas de religion, ni de justice, ni de villages. Ces êtres ne savaient pas cultiver la terre et vivaient nus. Ils se réfugiaient dans des cavernes et se nourrissaient de plantes, de baies sauvages et de viande crue. Le Dieu Soleil Inti, décida qu'il fallait civiliser ces êtres. Il demanda à son fils Manco Capac et à sa fille Mama Occlo de descendre sur terre pour bâtir un grand empire. ils enseigneraient aux hommes les règles de la vie civilisée et leur apprendrait à vénérer leur dieu créateur, le Soleil.
Mais avant, Manco Capac et Mama Ocllo, devaient fonder une capitale. Inti leur confia un sceptre d'or en leur disant ceci : "Depuis le grand lac, où vous arriverez, marchez vers le nord; à chaque fois que vous vous arrêterez pour manger ou dormir, plantez ce sceptre dans le sol. Là où il s'enfoncera dans le sol sans le moindre effort, vous bâtirez Cuzco et dirigerez l'empire du soleil."
Cet homme et cette femme étaient les enfants du soleil, Manco Capac et Mama Ocllo, dont allait descendre le peuple Inca. Ainsi nacquît la ville de Cuzco, le centre de la civilisation Inca.

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Manco Capac et Mama Occlo, enfants du soleil et fondateurs de la civilisation Inca.

L'émergence des Incas:

Initialement, les incas étaient un petit groupe tribal qui occupait une partie de la vallée de Cuzco comme d'autres tribus. Courant XIVe, les incas commencent à s'apparenter aux seniorio et à adopter des comportements commerciaux ou hostiles visant des groupes voisins ce qui les conduit à mettre en place une organisation étatique. Après des victoires écrasantes notamment contre les Chanca, les incas deviennent un groupe craint et respecté et certaines tribus voisines décident de s'associer à eux. De là naîtront les premiers échanges inter-groupe créant une inter-dépendance.
Le chef des Incas, appelé le Hatun Curaca, le "grand seigneur", sait obtenir une adhésion complète de son peuple : par exemple, les ressources alimentaires de chaque individu sont assurées par l'état, les butins obtenus suite aux victoires militaires sont entièrement redistribués ...
Le groupe inca s'étend à grande vitesse, surtout à partir 1438 avec l'arrivé au pouvoir de Pachacutec, et devient un empire, une fédération régnant sur presque toute l'amérique du sud et comptant de nombreuses tribus comme les Huallas, les Quechua, les Quispicanchi, etc .... tous s'harmonisent et s'échangent leurs techniques de guerre, de tissage, de poterie .... selon un système de réciprocité.


La conquête Espagnole:

La mise en place de l'expédition

Qui est Francisco Pizarro ?

Né aux environs de 1475 à Trujillo en l'Espagne et fils naturel d'un officier espagnol, Francisco Pizarro n'avait guère reçu d'instruction. Il était illétré et c'est pour échapper à ses origines modestes qu'il s'était engagé comme simple soldat lors des campagnes d'Italie. En 1507, il part pour l'Amérique à la recherche d'un avenir digne de lui. Il explore l'isthme de Darien et découvre pour la première fois l'océan Pacifique. Installé aux environs de Panama, il devient fermier et propriétaire important. Cependant cette vie calme l'ennuie; à 45 ans passé, il garde toujours ses rêves de jeunesse et les succès de Cortèz au Mexique accompagnés de récits merveilleux où des hommes mangent dans de la vaisselle d'or ne font qu'atiser ses désirs de conquêtes.

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Le pacte Pizarro, De Luque, Almagro.

En 1522, son destin se scelle à Panama : Il persuade Diego de Almagro et Hernando De Luque de s'associer à lui pour conquérir la Tierra del Péru.
Les 3 hommes font serment de tout mettre en oeuvre pour découvrir et s'emparer d'un royaume fabuleux dont ils ont seulement vaguement entendu parler. Les rôles sont distribués : Pizarro prendra la direction générale des opérations, Almagro s'occupera de l'organisation et De Luque sera chargé de trouver le financement de l'expédition.
Ce projet fou devient réalité le 14 novembre 1524 : 2 bateaux sont armés avec à son bord 100 volontaires, 4 chevaux et quelques vivres.

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Le 14 novembre 1524, le départ.
Le premier voyage : longue et difficile localisation du Pérou.

Arrivés au niveau de l'Equateur, les 2 navires accostent à l'embouchure d'un fleuve; les aventuriers s'enfoncent à travers forêts etmarécages pendant 3 ou 4 quatres jours. Aucun signe

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de vie, ni humain, ni gibier. Affamés, tourmentés par les fièvres, la fatigue et l'angoisse, les Espagnols retournent au navire et embarquent à nouveau vers le sud.

Après 10 jours de navigation, la nourriture manque cruellement. Les réserves de viandes séchées sont épuisées depuis longtemps et ils sont à nouveau contraints de mouiller dans une baie, qu'ils nommeront Puerto de Hambre, le port de la faim

Pizarro ordonne alors à Montenégro, l'un de ses officiers et à quelques hommes de réembarquer et de rejoindre l'île aux Perles, où ils ont déjà fait escale, afin d'aller chercher des vivres. Parti pour une semaine, le navire ne reviendra que 47 jours plus tard, 47 jours de famine pour les hommes restés à terre: les hommes se jetèrent sur des fruits et des racines inconnus, souvent toxiques. Ceintures, sangles et soulliers de cuir furent bouillis et mangés. Le tiers de la troupe mourut ainsi de faim, de fatigue et d'empoisonnement.

Au retour de Montenégro, Pizarro et les survivants quittent le sinistre Port de la Faim et continuent à explorer la côte. En tentant d'accoster, plusieurs hommes y laisseront leur vie, fléchés par les indiens. Aucun signe d'or; ces hommes qui avaient imaginé gloire et fortune dans des royaumes magnifiques, errent maintenant dans le pays de la terreur et de la mort. Le bilan est effrayant et Pizarro prend conscience que son expédition est un désastre total.

Almangro et Pizarro confrontent leurs informations. Bien qu'imprécises et très vagues, elles semblent correspondre à la légende. L'existence d'un riche royaume aux immenses mines d'or ne fait pas de doute. L'espoir renaît, ils faudra redescendre plus vers le sud . Pour l'heure, vu l'état de leur troupe, les 2 conquistadores décident de retourner à Panama d'où ils pourront armer une nouvelle expédition et recruter des hommes en plus grand nombre. Rien de pourra plus les empêcher de conquérir le royaume du Pérou

Le deuxième voyage : premier contact avec quelques indiens.

Fin juin 1526, les Espagnols hissent les voiles, longent les côtes de l'actuelle Colombie et font cap toujours vers le sud. Les hommes sont de nouveau atteinds de fièvres et se font fléchés par des indiens silencieux et invisibles. Pizarro envoie Almagro chercher des renforts à Panama ainsi que Bartolomé Ruiz, un pilote de renom, explorer la côte sud. Lui restera sur place. Ruiz découvre au fur et à mesure de sa descente des plaines fertiles plantées de maïs et des villages côtiers. Au loin, ils aperçoivent une voile; il s'agit en fait d'un gros radeau peuplé d'indigènes que Ruiz s'empresse de rejoindre; un premier contact s'établit, les espagnols s'émerveillent devant ces hommes à la peau cuivrée portant des vêtement aux couleurs vives et surtout de gros bijoux d'or et d'argent. Le radeau est lui-même rempli d'étoffes précieuses, de vases ciselés, de colliers et de bracelets d'or et d'émeraude. Les Espagnols embarquent 3 indiens à qui ils apprendront le castillan et qui leur serviront d'interprètes. La troupe de Bartolomé Ruiz refait cap vers le nord pour porter la bonne nouvelle à Pizarro.

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De son côté à Panama, Diego de Almagro parlemente avec l'administration espagnole : il faut convaincre Pédro de los Rios, le nouveau gouverneur de la colonie, du bien fondé de leur entreprise. Il ramène une cinquantaine d'hommes et des vivres en abondance. Toute la flottille part pour l'endroit découvert par Ruiz.

Les Espagnols mouillent sur l'île du Coq près de Tacamez, la grande ville gardée par de nombreux guerriers; la côte grouille de combattants. Leur nombre réduit empêche toute attaque sauvage. Le temps passe et ils sont de nouveau victimes de famine; Almagro repart une fois de plus chercher du ravitaillement à Panama ......

Le vent a tourné à Panama, l'expédition est maintenant vivement critiquée, Pizarro est désormais perçu comme un dangeureux malfaiteur : le Gouverneur envoie Juan Tafur recupérer les survivants aux mains de Pizarro.

Le Serment des Treize

Les caravelles arrivent enfin quelques semaines plus tard, Juan Tafur explique sa mission : ordre lui a été donné d'embarquer tous les hommes et de les ramener à Panama. Pizarro est persuadé de toucher au but, jamais il ne renoncera. "Je ne m'en vais pas, je reste", hurle-t-il. Il trace sur le sable de l'île une ligne est-ouest puis relevant sa lame en montrant le sud, il dit : "Companeros, par ici est la direction du Pérou, de la faim, des privations et peut-être de la mort; mais c'est aussi la direction de la fortune, de l'honneur et de la gloire impérissable. Au nord, c'est la route de la facilité, de la misère et du renoncement. Que celui qui est un vrai Castillan choisisse sa route; pour moi, la
décision est prise", il franchit la ligne tracée en direction du sud.

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Les esprits baignent dans un grand silence, puis soudain, un homme franchit la ligne puis un autre et un autre. Finalement, ils seront 13 à se joindre à Francisco Pizarro. Treize espagnols qui viennent de sceller leur destin et vont écrire l'histoire à venir du continent sud-américain. Ils passeront à la postérité sous l'expression de Los trece de la Fama , les Treize célèbres.

Découverte de la ville de Tumbez, le royaume de l'or n'est plus une légende ...

Les 2 navires de Juan Tafur s'éloignent à l'horizon, laissant Pizarro et ses hommes seuls et sans ressources, seules quelques vivres leurs sont données. Face à la pénurie de nourriture, ils décident de construire un radeau et atteignent l'île des Gorgona, l'île des serpents. Ils y trouvent nourriture en abondance : reptiles de toutes sortes, singes et oeufs d'iguane. Cette vie durera 7 mois avant qu'une voile ne se profile à l'horizon : c'est Bartolomé Ruiz qui vient les ramener à Panama. L'ardeur de Pizarro n'a pas diminué et la troupe embarque non pas pour Panama mais pour le sud. Vingt jours de navigation passent et ils arrivent à Tumbez, la magnifique, avec ses maisons carrées, ses temples, ses palais. Ils accostent dans le port sous les yeux d'une foule stupéfaite. Pour les indiens, ces hommes blancs, barbus, bardés de cuirasses de fer représentent une apparition incompréhensible "Ce sont des dieux, ce sont des dieux". Les espagnols débarquent et le dialogue s'installe grâce aux Lenguas, les interprètes de Pizarro. Les indiens vantent la grandeur et la puissance de leur pays et les espagnols voient enfin les bijoux, les statues, les vases d'or et d'argent, les étoffes précieuses. Pizarro prend particulièrement note des informations politiques du pays, de ses divisions : une terrible guerre fratricide oppose Atahualpa et Huascar, affaiblissant tout le pays. En 1527, après 3 ans d'errance, Pizarro et Ruiz rentrent fièrement à Panama, l'objectif est atteind.
De retour à Panama, Pizarro et ses hommes reçoivent les acclamations de tous sauf du Gouverneur Pedro de Los Rios. Pizarro lui a désobéi et il s'oppose à tous ses projets. Pizarro décide de s'adresser directement au roi d'Espagne, qui pense-t-il, le soutiendra.

Retour en Epagne


Pizarro retrouve donc en 1528 son Espagne natale qu'il a quittée 25 ans plus tôt. Une mauvaise surprise l'y attend, à peine arrivé, il est arrêté et jeté au cachot pour une sombre histoire de dettes impayées. Sur sa demande, le conseil des Indes consent à examiner la mission qu'il est venu plaider; il est mené à Tolède et y rencontre par hasard Hernan Cortès, le vainqueur des Aztèques qui a donné le Mexique à l' Espagne. Ils se lient d'amitié et Cortès lui offre un grand soutient auprès de Charles Quint, le roi d'Espagne. Au delà des richesses, des territoires, Pizarro a finement joué son plaidoyer en évoquant la conversion des indiens au christianisme.
Le conquistadore a su convaincre le roi et est nommé Capitaine Général à vie et Juge Suprême de la province à découvrir. Désormais, rien ni personne ne pourra se mettre au travers de sa route. Au début de l'année 1530, 3 navires quittent le port de San Lucar de Barrameda, Francisco Pizarro retourne vers son destin.

La conquête.

Le préambule de l'Eldorado.


Pizarro, De Luque et Almagro se retrouvent donc à Panama. Deux mois plus tard, ils mettent les voiles pour le Pérou. Cette expédition est parfaitement réglée, 200 hommes, 30 chevaux et du matériel de guerre en quantité sont embarqués dans les trois navires. Rien n'a été oublié. L'église est représentée par le père Vicente Valverde, l'évêque de Panama. Atteignant le Pérou, les conquistadores aperçoivent un premier village : Coaque, et rasent tout ce qu'ils trouvent. 2 des 3 navires repartiront pour Panama, le troisième partira pour le Nicaragua dans le but d'amener d'autres conquistadores à se joindre à eux, ce qui sera chose facile : chaque bateau étant chargé d'un impressionnant butin : or, argent et émeraudes sont en abondance. Bénalcazar arrive peu de temps après et heureusement car les troupes de Pizarro étaient au plus mal, l'expédition reprend un nouveau souffle. Tous se réfugient sur l'île de Puna au large de Tumbès.
Après quelques jours de repos, ils mettent pied à terre à Tumbez et longent la côte en direction du sud. Ils traversent la vallée de Cajamarca où Pizarro a appris que l'empereur Atahualpa a rassemblé le gros de son armée; plusieurs jours de marche ont passé et ils arrivent enfin dans la ville de Cajamarca, vide, silencieuse comme abandonnée. Ils y installent leur quartier. Au sommet du palais royal, Pizarro découvre soudain l'armée Inca : un campement immense constitué d'une multitude de tentes et surtout des centaines de milliers d'hommes silencieux.

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La rencontre avec Atahualpa.

Face à la disproportion des effectifs, la diplomatie est de rigueur. Pizarro décide d'envoyer le soir même De Soto, un conquistadore arrivé du Nicaragua, accompagné par des interprètes et une vingtaine d'hommes. Ils atteignent la foule, muette d'étonnement puis arrivent face à l'Inca Atahualpa, le visage caché par une fine étoffe lui permettant de voir sans être vu. Le voile tombe : l'Inca a un regard impassible, un regard aux yeux de proie. De Soto se présente, aucune réponse .... Fernando vient débloquer la situation quelques minutes plus tard., il demande à L'Inca une rencontre avec Pizarro pour échanger des présents. Atahualpa accepte une rencontre pour le lendemain. Pour Pizarro, le jour à venir et capital, celui où tout se jouera. Il a très bien compris que tout le pouvoir du pays repose sur l'Inca : sa seule chance de réussite est de le capturer.

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Le 16 novembre 1532.

Le jour se lève, Pizarro voit arriver l'armée Inca, 10 à 15000 guerriers, armés de frondes, de lances et de massues puis c'est l'arrivée de l'Inca, sur son trône orné de plumes multicolores. Le père Valverde est le premier à se présenter devant l'Inca avec un crucifix et une bible : "Je suis le serviteur de Dieu et j'enseigne la vraie foi aux chrétiens. Je suis ici pour que toi et ton peuple connaissiez enfin la vraie lumière divine". Ces paroles sont suivies d'un long discours sur le pape et l'église : l'Inca doit se considérer comme un vassal, un sujet de Charles Quint, le roi d'Espagne. "Ecoute la parole divine" dit-il ensuite. L'Inca, intrigué prend la Bible et la porte à son oreille, suite à la traduction littérale; il jette soudain le livre au sol. Geste sacrilège qui offense au plus haut point le père Valverde qui demande une attaque immédiate à Pizarro. L'assaut est donné ....

Canons et arquebuses se déchaînent. S'ensuivent cris, hénnissements de chevaux, tonnerre craché par les bombardes, odeurs âcres de poudre, coups d'épées qui tranchent les chairs et répandent le sang. La plupart des guerriers incas restent pétrifiés, sans bouger; les espagnols s'ouvrent rapidement un passage dans cette foule humaine et arrivent devant Atahualpa. L'Inca est jeté à terre et Pizarro ordonne de le garder vivant. Les indiens sont figés d'effroi : leur roi, le fils du soleil, l'intouchable, est au sol.

L'horreur de cette funeste journée restera à jamais gravée dans la mémoire des peuples andins. Ce 16 novembre, à Cajamarca s'est joué le sort à venir de toute l'Amérique du sud. Le monde a basculé sous la pression d'une poignée d'hommes qui viennent de s'emparer du plus grand empire qu'ait connu le Nouveau Monde.

Pourquoi une victoire aussi écrasante ?

Situation politique et croyances Inca jouent en la faveur de Pizarro. Une guerre fratricide oppose Atahualpa et Huascar pour la possession de la couronne. Le royaume était affaibli par cette longue querelle entre les deux frères. De plus, Pizarro a eu connaissance et a entretenu la légende inca qui fait de lui un descendant de Viracocha, le dieu blanc maître du tonnerre qui descendra sur terre pour punir ceux qui divisent l'empire. Les espagnols avec leurs canons ne sont-ils pas porteurs de feu ? Ses légendes ont entraîné doutes et hésitations chez Atahualpa, si une faille ne s'était pas ouverte dans la certitude qu'il a de sa puissance et de sa légitimité, nul doute que les troupes de Pizarro auraient été inéluctablement laminées

La Rançon.

Le lendemain, Pizarro se découvre enfin, après tant d'années d'efforts, maître du pays. Atahualpa est enfermé dans une cellule bien gardée; traumatisé, il se songe pas à fuir, il ne comprend plus, c'est sans doute, pense-t-il, la volonté divine qui a parlé et il accepte son sort avec fatalisme. Voyant qu'il lui reste peu de jours à vivre et ayant compris la cupidité de Francisco Pizarro, il lui propose de remplir sa cellule de richesses jusqu'à hauteur de son bras levé en échange de sa vie. Des messagers sont envoyés dans les 4 coins de l'empire. L'or afflue de tout le royaume. En 2 mois, 70 m3 d'or ont été récoltés, le plus extraordinaire butin jamais réuni. Pizarro se trouve à présent à la tête d'une fortune qu'aucun monarque, qu'aucun banquier de l'Ancien Monde n'ont jamais possédé.

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La mort d'Atahualpa.

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Atahalpa s'est acquitté de sa rançon, mais Pizarro ne lui rend pour autant sa liberté. Vivant l'empereur inca représente toujours un danger; il reste aux yeux du peuple le fils du soleil, l'être suprême et il faut qu'il meure pour que s'accomplisse l'oeuvre espagnole. Un odieux simulacre de procès se met en place : l'inca est accusé d'être un rebelle au roi d'Espagne,

d'avoir tué son frère (il avait en effet ordonné l'étouffement de Huascar alors réfugié à Cuzco), d'avoir adoré des divinités païennes et pratiqué des sacrifices humains; verdict : condamné à être brûlé vif. Terrible sentence pour un indien car la plus grande importance etait accordée à la conservation du corps et la momification assurait une résurrection. A sa demande, les espagnols acceptent finalement de l'exécuter par strangulation s'il consent à recevoir les sacrements du baptême. Le 29 août 1533, le soir tombe sur la grande place de Cajamarca; l'empereur est amené sur le peloton d'exécution. Le père Valverde le baptise puis le bourreau l'étrangle. Avec la mort de l'empereur, s'éteignent à jamais les feux du Tahuantinsuyu, cet empire qui avait su rayonner de nord de l'Equateur jusqu'au centre de l'actuel Chili. Des terres immenses, des richesses innombrables sont à prendre et c'est un peuple de plus de 10 millions d'hommes soumis, habitués à obéir qui, désormais orphelin, va être réduit en esclavage.


Voilà pour l'instant j'arrête de vous embêtez avec mes passions, si cela vous plait je continuerai
:wink:
Moustique

Messagepar Scan » 18 Aoû 2008, 17:47

Continue, moustique, continue!!!

Je m'y interesserai plus longuement plus tard par contre..

En ce qui concerne les incas, c't'à cause d'eux que je flippe pour 2012:

La fin du monde sera-t-elle causée par une réélection du nain, ou par un changement electromagnétique?
Dernière édition par Scan le 18 Aoû 2008, 17:54, édité 1 fois.
Scan

Messagepar Moustique » 18 Aoû 2008, 17:53

D'accord je continuerai :)

Merci :)
Moustique

Messagepar Blackvelvet » 18 Aoû 2008, 17:54

J'avais regarder un long reportage sur les Incas, même pas un clignement de yeux, ni un bâillement, je n'ai pas décrochée une seule fois, c'est passionnant!
Blackvelvet

Messagepar Moustique » 20 Aoû 2008, 15:41

Les Mayas, les Incas et les Aztèques

Les civilisations précolombiennes
Les civilisations dites "précolombiennes" sont celles qui se sont développées en Amérique centrale et en Amérique du Sud avant l’arrivée de Christophe Colomb en 1492.
Les plus connues d’entre elles sont les civilisations maya, inca et aztèque. Elles ont été anéanties au 16e siècle par les soldats espagnols (les "conquistadores") venus conquérir les terres du continent américain (le "Nouveau Monde") au nom de la Couronne espagnole.
Les Olmèques
La plus ancienne civilisation précolombienne, dont sont issues toutes les autres, est celle des Olmèques. Les Olmèques (1200 à 500 avant Jésus-Christ) vivaient au Sud-Est du Mexique actuel, à l’emplacement des États mexicains de Veracruz et de Tabasco. Ils sont célèbres pour avoir sculpté des têtes humaines colossales dans la pierre.

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Tête olmèque de 2,5 mètres de haut, taillée dans le basalte (850 à 700 avant Jésus-Christ)

Teotihuacan, la cité des Dieux

Teotihuacan est la plus célèbre cité précolombienne. Son nom désigne aussi la civilisation dont elle fut le berceau. Ses ruines sont situées à environ 40 kilomètres au nord-est de Mexico.
La cité connut son apogée entre 150 et 450 après Jésus-Christ. Elle abritait une population de plus de 150 000 habitants. Elle fut abandonnée au 7e siècle, peut-être suite à une révolte de la population contre la classe dirigeante.
La civilisation Teotihuacan était très proche de la culture maya et influença fortement les peuples qui sont apparus plus tard au Mexique, tels que les Aztèques.

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Teotihuacan

Où vivaient les Mayas, les Incas et les Aztèques ?
Les Mayas et les Aztèques vivaient en Amérique centrale, dans les régions qui bordent le golfe du Mexique.

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Les Mayas étaient organisés en cités États indépendantes, gouvernées par des familles nobles. Leurs plus grandes cités étaient Tikal et Calakmul (3e - 9e siècle), puis Chichén Itzá (10e siècle - 11e siècle) et Uxmal (10e siècle - 13e siècle). Les Aztèques avaient construit leur capitale, Tenochtitlan (14e - 16e siècle), à l’emplacement de l’actuelle Mexico. C’était l’une des plus grandes villes du monde, avec plus de 200 000 habitants.
Les Incas vivaient le long de la cordillère des Andes (chaîne de montagnes longeant la côte ouest de l’Amérique du Sud). L’empire inca (13e - 16e siècle) avait pour capitale Cuzco, située au sud. Au 16e siècle, Quito devint la capitale du nord de l’empire.
Quels sont les sites archéologiques les plus connus ?
Les principaux sites archéologiques mayas sont Tikal, Chichén Itzá, Tulum et Palenque.

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Tikal (Guatemala) : enfouie dans la jungle épaisse, cette cité est la plus grande du début de l’ère maya
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Chichén Itzá (Mexique) : le plus célèbre des sites mayas
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Tulum (Mexique) : le seul port maya connu, qui surplombe la mer des Caraïbes
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Palenque (Mexique) : l’une des plus grandes cités mayas, située au coeur de la forêt tropicale

Le principal site archéologique inca est le Machu Picchu (Pérou), construit au 15e siècle à plus de 2 000 m d’altitude dans la cordillère des Andes. Cette ville était probablement un centre spirituel, qui servait peut-être de sanctuaire royal.

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La ville Machu Picchu, surnommée "la cité perdue des Incas"
Il ne reste plus grand-chose des cités Aztèques et de la capitale Tenochtitlan, détruites par les conquistadores.

La civilisation maya
À l’apogée de leur culture (3e et 4e siècles), les Mayas ne savaient pas utiliser la roue et les métaux pour faire des outils, mais ils pratiquaient l’écriture, l’astronomie et les mathématiques. Leur économie reposait sur l’agriculture, en particulier la culture du maïs et du cacao, dont les fèves servaient de monnaie d’échange. Ils tissaient le coton et travaillaient les métaux (or, cuivre, argent, jade) pour créer des bijoux et des parures.
Leur société était divisée en classes, et les villes étaient dirigées par des souverains héréditaires. Ils adoraient plusieurs dieux, liés à la nature (le Soleil, la Pluie, la Lune, le Maïs, etc.). Leurs prisonniers de guerre étaient sacrifiés ou réduits en esclavage.

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Peinture murale du site maya de Cacaxtla au Mexique (avant 700)

Le mystère des cités mayas abandonnées
Du 8e au 10e siècle, les grandes cités mayas sont abandonnées progressivement sans que l’on sache pourquoi (Tikal, Calakmul, Copan, Palenque). Les cités situées au nord (Chichén Itzá, Uxmal, Mayapan) continuent néanmoins à prospérer pendant quelques siècles.
Ce déclin de la civilisation maya est probablement dû à une combinaison de facteurs (guerres, sécheresse, révoltes, prophétie...).

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Principaux sites mayas

Les Incas et le culte du Soleil
La civilisation inca connut son apogée au 15e siècle. Les Incas ne connaissaient ni l’écriture, ni le fer, ni la roue, mais ils régnaient sur un véritable état monarchique qui s’étendait le long de la cordillère des Andes. L’empire était très structuré et bureaucratisé, et leur société fut l’une des mieux organisées et des plus disciplinées qui aient jamais existé.
Les Incas vouaient un culte au Soleil. À travers tout l’empire, des temples lui étaient consacrés. L’empereur, appelé "Inca", était considéré comme le fils du Soleil.

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Représentation de l’empereur Atahualpa (né vers 1502 - mort en 1533), Ojai Valley Museum, Californie

L’empire aztèque
Les Aztèques se donnaient eux-mêmes le nom de "Mexica". Le terme "Aztèques" n’a été popularisé qu’à partir du 17e siècle.
Les Aztèques fondèrent leur capitale Tenochtitlan en 1325, à l’emplacement de l’actuelle Mexico. La légende raconte qu’ils bâtirent leur cité à l’endroit où se tenait un aigle perché sur un cactus et qui mangeait un serpent. Cet aigle est représenté sur le drapeau mexicain.

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Drapeau du Mexique, adopté en 1968

À partir de leur capitale, ils érigèrent un vaste empire en conquérant les terres voisines et en concluant des alliances militaires avec d’autres cités. Leur société était divisée en classes. L’esclavage existait, et certains esclaves capturés à la guerre étaient destinés à être sacrifiés.
L’empereur était choisi par un grand conseil.
Les Aztèques connaissaient l’écriture, savaient fabriquer le papier, et pratiquaient l’astronomie. Le commerce était très développé dans l’empire, et la capitale abritait d’immenses marchés.

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Pierre du Soleil (14e-15e siècle), oeuvre la plus célèbre de l’art aztèque

Les sacrifices humains
Les Aztèques et les Mayas vénéraient le Soleil, la Pluie, la Lune et de nombreux autres dieux. Ils croyaient avoir été créés par le dieu "Serpent à plumes" (appelé Quetzalcoatl par les Aztèques) qui descendit dans le monde souterrain des morts et arrosa de son propre sang les os des ancêtres pour leur redonner vie.

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Masque aztèque en turquoise et coquillages sur bois, représentant le dieu Quetzalcoatl (vers 1500)

Ils offraient à leurs dieux des sacrifices humains, et à chaque divinité correspondait un rite particulier : des sacrifiés avaient le coeur arraché pour que le Soleil se lève chaque matin ; des enfants étaient noyés pour que les pluies soient abondantes.
Le deuxième mois du calendrier aztèque était appelé Tlacaxipehualiztli (littéralement "écorchement des hommes"). Pendant ce mois, des victimes étaient égorgées ou décapitées, puis écorchées en l’honneur du dieu Xipe Totec ("notre seigneur l’écorché"), dieu du renouveau de la végétation. Les peaux étaient portées par les prêtres pendant les rituels de fertilité qui suivaient les sacrifices. Les crânes des victimes étaient exposés par centaines.
Les sacrifices avaient lieu également dans les grandes occasions, comme la rénovation du grand temple aztèque de Tenochtitlan (fin du 15e siècle) à l’occasion de laquelle plusieurs centaines de personnes furent sacrifiées.
Des jeux étaient parfois mêlés aux sacrifices, comme le jeu de balle maya, qui se terminait par la décapitation du vaincu ou du vainqueur.

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Sacrifice humain (illustration du Codex Mendoza, ouvrage réalisé par un indigène vers 1541-1542 à la demande d’Antonio de Mendoza, vice-roi de la Nouvelle-Espagne)

Les victimes des sacrifices étaient la plupart du temps des prisonniers de guerre, mais elles pouvaient aussi faire partie de la population et être consentantes (la croyance voulait que les sacrifiés soient promis à un destin enviable).
Les sacrifices nécessitaient constamment de nouvelles victimes, obligeant les Aztèques et les Mayas à partir en expéditions pour faire des prisonniers de guerre.
Le cannibalisme était une pratique courante chez les Aztèques, qui mangeaient parfois leurs ennemis, ainsi que les victimes sacrifiées.
Les Incas pratiquaient également les sacrifices humains, mais uniquement lors de grands troubles (maladies, catastrophes naturelles), pour apaiser les dieux. Ainsi, lors des tremblements de terre, des enfants étaient enterrés vivants.


Comment quelques centaines d’Espagnols ont-ils pu anéantir plusieurs millions d’Indiens ?

Les Indiens n’opposèrent que très peu de résistance aux conquistadores, qu’ils considéraient comme des êtres surhumains. Les armes à feu, les armures et les chevaux donnèrent un avantage décisif aux Espagnols.

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Le conquistadore Pedro de Valdivia (né vers 1500 - mort en 1553), l’un des lieutenants de Pizarro, peint par Jaime Alegria Herrera

Les soldats espagnols, sous les ordres d’Hernán Cortés (1485-1547), triomphèrent en trois ans (1519-1521) des Aztèques et de leurs chefs : Montezuma II et Cuauhtémoc.
Cortés n’avait que 600 hommes, mais il fut aidé par des peuples qui voulaient se libérer de la domination aztèque (les Totonaques, les Tlaxcaltèques, les Otomis).
Les Incas furent vaincus par Francisco Pizarro (1475-1541) et ses conquistadores en 1532-1533. Les Espagnols étaient moins de 200, alors que les Inca étaient plusieurs millions. Cette victoire fut possible car l’empire inca était affaibli par une lutte qui opposait depuis 1529 les deux frères Huáscar et Atahualpa, tous deux prétendants au pouvoir impérial.
La guerre, les maladies apportées d’Europe et les travaux forcés imposés par les Espagnols décimèrent la plupart des Incas en moins de 200 ans

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Lima (capitale du Pérou), statue de Francisco Pizarro, fondateur de la ville en 1535

A l’arriver des conquistadores, les grandes cités mayas n’existaient plus depuis longtemps. Les Mayas vivaient dans des petits villages, et les dernières poches de résistance ne tombèrent qu’à la fin du 17e siècle.


L’Eldorado

Le mythe de l’Eldorado évoque un pays d’Amérique du Sud où les cités seraient construites en or. Cette légende a attiré de nombreux explorateurs, désireux de s’emparer des richesses du Nouveau Monde. Elle est apparue en Espagne au 16e siècle, suite aux récits des conquistadores.
Ces récits sont aussi à l’origine de l’expression française "c’est le Pérou".

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Ornement pectoral en or créé par les Mixtecs, l’une des civilisations précolombiennes contemporaines des Aztèques

Les Mayas, les Incas et les Aztèques existent-ils encore aujourd’hui ?
Aujourd’hui, les descendants des Mayas vivent au Mexique, au Guatemala, au Belize, au Honduras et au Salvador. Les descendants des Incas vivent en Équateur, au Pérou et en Bolivie. Les descendants des Aztèques vivent au Mexique.
On estime que le Mexique est indien à 10-12 %, le Guatemala à 60 %, le Pérou et l’Équateur à 40 % et la Bolivie à plus de 60 %.

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Reconstitution d’une danse aztèque
Moustique

Messagepar Mam'zelle Bulle » 20 Aoû 2008, 15:47

Pour ce qui est de l'El Dorado, il faut préciser que c'est ce peuple qui a lancé cette légende a fin que les conquérants leurs fiche la paix et ne veulent pas de leur or.
On retrouve cette idée de légende dans Candide de Voltaire ;)



J'ai une question... Qui n'a pas trop de rapport mais je ne sais pas où y mettre...
Quelqu'un saurait juste comment s'appelle les pierres qui se trouvent sur l'île de Pâques ?
J'ai un truc dessus :P (et là aussi, je ne sais pas ou mettre ça)
Mam'zelle Bulle
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Messagepar Moustique » 20 Aoû 2008, 15:58

Parles -tu de la MEGALITHES ?

Qui servait pour les statues pascuanes ?

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Moustique

Re: Les Incas

Messagepar Warenghien » 06 Avr 2012, 18:28

Les statues de Rapa-Nui: "Nombril du Monde", dite "île de Pâques", sont appelées les Tikis. L'île fut conquise par les Inkas.

Les Incas ne connaissaient ni l’écriture, ni le fer, ni la roue..., faux c'était tabou! Mais vous pouvez voir un exemple de cette écriture (à ne pas confondre avec les Quipus), dans ce blog: ouestchristinefarel.centerblog.net et allez au chapitre: Exemple de l'écriture des Incas. Pour la roue, il y a l'exemple de nombreux jouets, montés sur 4 roues...
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