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légendes sur l'Egypte ancienne

Un petit retour vers l'histoire de nos aïeux et dans les méandres de l'étrange.

légendes sur l'Egypte ancienne

Messagepar Moustique » 18 Aoû 2008, 16:55

Encore une de mes passions !

Je commencerai donc par Isis et Osiris:

Nouît, la déesse du ciel et Sibou, le dieu de la terre, s'étaient mariés sans le dire à Râ, qui ne leur aurait pas permis. Il se fâcha en effet dès qu'il fut averti de leur union. Il jeta sur Nouît un charme puissant destiné à l'empêcher à jamais d'avoir des enfants en tel mois et en telle année que ce fût. Il voulait ainsi la punir d'avoir épousé Sibou sans sa permission. Nouît fut désolée. A quoi bon se marier si l'on ne peut avoir d'enfants? Mais le dieu Thot eut pitié d'elle et de son chagrin. Il joua avec la lune une partie de dames, et il gagna la partie. Il recommença et il gagna encore. Après plusieurs parties, comme il gagnait toujours, il tint la lune à sa discrétion. Il se fit donner par elle un septante-deuxième de ses feux et de sa lumière : de quoi fabriquer cinq jours entiers. Or ces cinq jours n'appartenaient à aucun mois, ils étaient en dehors de l'année et du calendrier : de sorte que Nouît put, au cours de ces jours-là, mettre au monde plusieurs enfants, échappant ainsi à l'interdiction de Râ. Elle en eut cinq, les uns après les autres. Le premier des cinq jours arrachés à la lune, ce fut Osiris qui naquit à Thèbes. Il avait un beau visage, un teint mat et foncé, il était grand : sa taille dépassait cinq mètres. Au moment de sa naissance, on entendit une voix mystérieuse annoncer que le "maître de toutes choses était apparu à la lumière". Des cris de joie s'entendirent sur toute la terre, mais bientôt après on entendit des pleurs et des lamentations, car la voix, continuant à prophétiser, annonçait que de grands malheurs attendaient le nouveau-né. Un certain Pamylès de Thèbes, qui s'en allait chercher de l'eau dans le temple, entendit - et il fut seul cette fois à entendre - la voix qui lui ordonnait de proclamer qu'Osiris, le grand roi, le bienfaiteur de l'Univers, venait de naître. Il obéit et, pour cette raison, les dieux chargèrent ce Pamylès de nourrir l'enfant et de l'élever en le préparant à une extraordinaire destinée.
Quand Râ, lui aussi, de sa résidence lointaine, il entendit l'écho et le bruit de ces annonces, il se réjouit dans son coeur parce que, depuis longtemps, il avait pardonné à Nouît. Il fit venir son arrière-petit-fils auprès de lui et il le fit élever comme il convient à l'héritier du trône. Le second jour ce fut Harvêris qui naquit et le troisième jour ce fut Seth ; le quatrième jour vit naître à la lumière Isis et enfin, le dernier jour, ce fut le tour de Nephthis ; tous étaient les enfants de Nouît et les arrière-petits-enfants de Râ. Osiris grandit encore, et plus tard il épousa Isis sa soeur, et lorsqu'il devint roi, elle l'aida activement dans toutes ses entreprises. En ce temps là, les Egyptiens étaient encore à demi sauvages ; ils se dévoraient les uns les autres , ils vivaient en mangeant les fruits de la terre quand ils les trouvaient, mais ils ne savaient rien faire par eux-mêmes. A peine étaient-ils capables de se défendre contre les bêtes sauvages. Osiris leur apprit à reconnaître les plantes qui pouvaient les nourrir : le blé, l'orge et la vigne qui jusque là croissaient pêle-mêle avec les mauvaises herbes. Il leur enseigna l'art de fabriquer une charrue pour labourer et unehoue pour travailler la terre, et il leur fit retourner les champs et il en fit chasser le trop-plein d'eau ; il leur montra comment on sème et comment on récolte le blé et l'orge, comment on taille la vigne. Devant les hommes émerveillés, Osiris pressa les grappes et il but la première coupe de vin. Et même, comme tous les terrains ne sont pas propres à la vigne, il montra aux hommes comment on peut fabriquer avec de l'orge une boisson fermentée, la bière.

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Isis, à son tour, leur expliqua qu'on ne doit pas manger son semblable ; elle les soigna et guérit leurs maladies en leur donnant de bons remèdes et en chassant par sa magie les démons, causes de leur mal. Elle leur enseigna aussi à vivre ensemble dans leur maison, mari et femme avec leurs enfants. Elle leur apprit à couper les gerbes de blé, à moudre le grain entre deux pierres plates, à pétrir la farine en pâte et à cuire le pain. Elle tourna du fil avec la tige du lin. Elle inventa aussi le métier à tisser et sa soeur Nephthis s'assit devant, tendit les fils, lança la navette et ourdit la toile, puis toutes les deux ensemble la blanchirent. Les hommes ne savaient pas non plus que la terre renferme des richesses. Osiris leur apprit à reconnaître les métaux dans leur gangue, il leur fit travailler l'or et forger l'airain ; ils surent désormais fabriquer des armes pour tuer les bêtes féroces, des outils pour travailler et même plus tard des statues représentant les dieux. Car Osiris leur apprit à respecter les dieux, à leur rendre un culte ; il désigna les offrandes que chacun d'eux reçoit volontiers, régla l'ordre des cérémonies, les paroles qu'il faut prononcer, le ton et la cadence des chants ; il fit construire les plus beaux temples et on tenta de reproduire l'image des dieux. Enfin il bâtit des villes et probablement reconstruisit Thèbes où il était né. Il fit encore autre chose pour les hommes. Avec Thot, l'ibis, dont les pattes et la queue sont bleues comme le lapis-lazuli et dont le corps est vert comme le jade ; avec Thot, le babouin, le dieu qui sait mesurer le temps, compter les jours, dénombrer les mois, enregistrer les années, Osiris entreprit de donner aux hommes un aperçu de la science des dieux qui connaissent toutes les choses visibles et cachées.
Thot, le seigneur de la Voix, le maître de la parole et des Lions, leur apprit à connaître les signes qu'il a inventés pour noter les paroles, pour garder mieux qu'avec la mémoire, les phrases et les formules auxquelles tout obéit dans l'univers ; et les hommes connurent cette chose merveilleuse : l'écriture. Et ceux qui sont les disciples et les adorateurs de Thot sont tous des savants et des mages, des scribes tout-puissants dont les manuscrits précieux contiennent la science divine. Et Thot et Osiris leur ont appris aussi à regarder et à comprendre le ciel étoilé, et ils leur ont donné aussi le sens d'une vie qui dépasse la destinée terrestre. Osiris voulut ensuite devenir un grand conquérant, dompteur de peuples, après avoir été un roi modèle, juste et pacifique. Il chargea la reine Isis de gouverner l'Egypte en son absence, et, rassemblant une grande armée, il partit à travers toute la terre et toute l'Asie avec Thot, l'ibis, et Anubis, le chacal. Mais ce fut un conquérant qui n'employait guère la force et la violence et les armes meurtrières. C'est par la douceur et la persuasion qu'il s'emparait des peuples . Les chants où la voix humaine était accompagnée du son des instruments amollissaient l'âme des hommes que sa parole charmait, et ils se laissaient persuader d'apprendre tout ce qu'il avait enseigné aux Egyptiens. C'est alors qu'on l'appela "l'Etre Bon : Ounnefer : celui qui se dévoue au salut des hommes". Nul pays ne lui échappa et il revint aux bords du Nil après avoir parcouru et civilisé la terre d'un horizon à l'autre. Il revint de la Très Verte, dans un bateau dont les rameurs avaient une arme de genévrier et une rame de cyprès. Mais il devait périr par l'ingratitude et l'esprit du mal.

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A ces côtés vivait son frère, l'impie et violent Seth, Typhon, tel est le Mal qui subsiste auprès du Bien. C'était le troisième fils de Nouît, blanc de peau et roux de chevelure, roux comme un âne à poil roux (et c'est pour cela que les ânes lui ont été consacrés). C'était un violent, de caractère jaloux et sombre, et méchant. En l'absence de son frère Osiris, il aurait voulu être le roi et le maître de toute l'Egypte, et Isis ne l'avait empêché qu'à grand'peine de se révolter. Au retour d'Osiris, il y eut à Memphis de grandes réjouissances pour fêter le voyageur qu'on se plaisait à proclamer le Seigneur des champs verdoyants, le Maître de la vigne en fleur et le Dieu du grain de blè. Seth saisit cette occasion pour s'emparer du trône. Comme un bon frère, il invita Osiris à un grand repas qu'il offrit en son honneur, assisté de septante-deux officiers qui lui étaient dévoués, ses complices. Il avait pris furtivement la mesure de la taille d'Osiris et il avait fait faire un immense coffre de bois précieux curieusement travaillé, de la même grandeur. Il donna l'ordre d'apporter cette caisse au moment du banquet dans la salle où étaient les convives. Tous se récrièrent avec admiration sur la beauté de l'objet. Comme ils semblaient convoiter ce chef-d'oeuvre, Seth se mit à rire et à dire en plaisantant qu'il en ferait volontiers cadeau à celui de ses hôtes qui le remplirait exactement quand il y serait couché. Bien vite ils s'y installèrent les uns après les autres pour remplir le coffre mais , celui-ci ne convenait à aucun d'eux.

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Osiris à son tour s'y coucha. Aussitôt les conjurés s'empressèrent de l'entourer, de rabattre le couvercle, de le clouer solidement et de le fermer exactement. Ensuite d'un seul élan, ils le soulevèrent, le balancèrent et l'envoyèrent dans le Nil où le courant le reçut et l'emporta jusqu'à la mer. A la nouvelle de ce crime horrible, partout la terreur s'empara des hommes et même des dieux. Bien vite, les dieux amis d'Osiris se cachèrent dans des corps d'animaux pour échapper à la méchanceté de Seth, qui, sans nul doute, leur eût fait subir le même sort qu'à son frère s'il eût pu les atteindre. Isis entra en grande détresse, elle déchira ses vêtements, coupa ses longs cheveux en signe de deuil et partit, égarée, à la recherche du coffre. Elle courait de tous côtés, dévorée par l'inquiétude et s'informant auprès de tous ceux qu'elle rencontrait. Elle chercha longtemps, sans jamais se reposer, c'est "la quête d'Isis". Elle fit le tour du monde en se lamentant, décidée à ne pas s'arrêter sans avoir retrouvé l'objet de sa recherche.

La Déesse Sekhmet

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Déesse figurée sous la forme d'une femme à la tête

de lionne coiffée du disque solaire. Son principal sanctuaire se trouve à Menphis où elle est considérée comme l'épouse de Ptah et la mère de Nefertoum. Parmi les nombreuses déesses lionnes (Bastet, Ouadjet), Sekhmet " la puissante ", " la flamme brûlante " est celle qui a le plus mauvais caractère et les colères les plus effroyables. Ses messagers, les flèches de son arc ou son souffle de feu répandent sur la terre épidémies, maladies et mort. Toutefois, elle avait aussi le pouvoir de guérir, ce qui faisait de Sekhmet, la déesse des magiciens et la protectrice des médecins. Cette véritable guerrière personnifiait les ravages du soleil et était l'instrument de la colère de son père, Rê. Une fois, dans une fureur folle, elle faillit exterminer l'humanité toute entière. Devenue trop dangereuse, Rê décida finalement de la soûler pour apaiser sa colère. C'est alors que Sekhmet , la terrible laisse place à Hathor, la déesse de la joie et du ciel.


Lionne agressive, redoutable, imprévisible, elle erre dans les contrées désertiques et sème la terreur en tirant des flèches enflammées et est accompagnée d’une armée de génies terrifiants et cruels. Sa fonction 1ére consiste à anéantir les ennemis du créateur et à éviter que les forces du chaos ne se manifestent. Elle se manifeste en lionne agressive ou, simplement, en femme à tête de lionne. Mais son caractère reste des plus ambivalent, certes, elle incarne la force destructrice de la lionne maléfique mais, calme et apaisée, elle devient chatte et adopte les traits de la déesse Bastet.
Cette déesse guerrière et furieuse crachait du feu aux ennemis de Pharaon. Vu la violence de ses colères, Sekhmet reste, la déesse qu’il faut savoir se concilier, notamment pendant les 5 derniers jours de l’année, là elle se déchaîne et le peuple, craignant un non retour du cycle annuel, lui récite louanges et litanies et lui offre cadeaux et offrandes pour l’apaiser. Mais elle sait aussi apporter une solution à toutes les difficultés, elle emprunte alors l’aspect des déesses paisibles et guérisseuses, telles que Mout par exemple, et protège les corporations de médecins et de vétérinaires. Elle pouvait être un vecteur de la peste, mais son invocation (cf. ci-dessous) par des rites ou des amulettes pouvait éloigner les maladies.

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Légende de Sekhmet :

Après les appels à la rébellion des hommes, Râ, transforma alors Hathor en Sekhmet, déesse au corps de femme et à tête de lionne. Sekhmet se jette sur les hommes et sème la terreur dans leurs Rangs. Elle en massacra un grand nombre, mêlant innocents et coupables, sans jamais se lasser de jouer des griffes et des dents. Ce carnage déplaît à Râ, certes, il veut "mater" la révolte, mais il ne souhaite pas la disparition de l’humanité. Il s’adresse donc à Sekhmet et lui ordonne de suspendre son action. Celle-ci refuse et continue à traquer les hommes. Râ attend la nuit et le moment où, épuisée, Sekhmet se couche et s’assoupit.
Il envoie alors des messagers vers l’île d’Éléphantine pour lui en rapporter des plantes et des grenades au jus rouge qu’il fait presser en y ajoutant un peu de sang prélevé sur les victimes de Sekhmet. Le tout est mélangé à une grande quantité de bière dont on emplit sept cents cruches. Puis, silencieusement, Râ transporta cette boisson auprès de la tueuse endormie. À son réveil, celle-ci, assoiffée, se précipita sur l’élixir composé par Râ. Elle en ingurgita tant et tant qu’elle ne songea davantage à nuire aux hommes. La sauvage Sekhmet retrouva l’apparence de la belle Hathor mais si l’humanité avait échappé à la rage de la déesse Lionne, les fléaux et la mort étaient apparus

Invocation à Sekhmet :


"Salut à Toi, SEKHMET la Puissante, Louange sans cesse pour ton beau visage, Déesse Auguste de la Maison-de-Ptah, SEKHMET Vénérable, Dame du ciel, Diadème de RA, Oeil divin dans le Per-OUR Diadème de RA Oeil divin dans la Maison-Vénérable, Son OUTO dans le palais, Son diadème dans la Barque-de-la-nuit, Sa compagne dans la Barque-du-jour. Puisse-t-elle faire qu’APOPIS soit circonvenu Et qu’elle marche contre lui, après avoir saisi le javelot ; SEKHMET, la Grande, aimée de PTAH, Dame du Ciel, maîtresse du Double-Pays La Reine des Vénérables, la Dame de la Maison de Vie ! Accorde-moi une durée de vie parfaite, qui ne comporte pas de souffrance. Mon corps étant exempt de maux. Mon visage ouvert et mes oreilles perçèes. Sans que ma vie soit raccourcie. Que je sois glorifié comme un glorifié Auguste, Et loué comme Justifié !"


Je continue donc avec un des plus ancien Dieu Anubis.

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Anubis, le dieu-chacal, fait partie des divinités les plus anciennes de l'Egypte. Gardien des nécropoles où rodent souvent les chiens sauvages déterrant les cadavres, Anubis est représenté soit en chien noir couché (forme la plus ancienne) soit sous forme hybride réunissant un corps humain à une tête de chien avec des oreilles longues et pointues. Anubis pourrait être le fils illégitime d'Osiris et de sa sœur Nephthys. Avec Isis et Nephthys, il reconstitua le cadavre d'Osiris, participa aux rites pour lui redonner la vie et procéda ainsi à la première momification. Pour perpétuer le mythe, pendant les embaumements, les prêtres revêtaient le masque d'Anubis et rejouait la scène de momification d'Osiris.
Mais avant d'être admis dans le monde souterrain, le mort doit subir la terrible épreuve de la pesée du cœur dont Anubis a la lourde tâche d'annoncer le résultat. Si le poids du cœur est égal à celui de la plume de la justice alors vide de pêchés, le défunt sera admis dans le paradis d'Osiris sinon il est livré à la Grande Dévorante (monstre hybride).
Anubis est vénéré dans la ville de Cynopolis, en Moyenne- Egypte, il a aussi un sanctuaire situé à Menphis.


On lui connaît aussi plusieurs surnoms tels que « le seigneur de la nécropole », « celui qui est aux bandelettes », « celui qui ouvre le chemin » qui le désignaient comme un des dieux du royaume des morts.
Anubis était un dieu « psychopompe » c’est-à-dire un des dieux qui accompagnaient les morts jusqu’à leur ultime destination : le royaume des morts. Ce qui faisait de lui un dieu rassurant pour les Egyptien qui accordaient plus d’importance à la vie future dans l’au-delà d’Osiris qu’à leur vie terrestre. Il était le dieu protecteur du monde souterrain qu’il défendait contre toute attaque des forces obscures.
Il était également le dieu des embaumeurs en effet c’est lui qui présidait aux rites de l’embaumement car sa fonction essentielle était de reconstituer le corps du défunt (comme il l’a fait pour Osiris), à ce titre il était responsable de la momification.
L’embaumement des défunts avait pour but de soustraire les chairs à la putréfaction et de maintenir la vie dans le royaume des morts.
Enfin, Anubis guidait les défunts dans l’au-delà et les conduisait devant Osiris et son tribunal afin de juger leur cœur et de leur ouvrir les portes du royaume souterrain.


Son culte au cours des Ages :
Dans l’Ancien Empire, Anubis était considéré comme le dieu funéraire par excellence comme en témoignent les offrandes et les souhaits de survie qui s’adressaient à lui.
Dès la fin de l’Ancien Empire Osiris, le dieu tout-puissant du royaume des morts, le supplante. Cependant, Anubis a droit au titre de «plus grand dieu » comme d’autres dieux importants.

Les mythes

ImageAnubis le Dieu psychopompe :

« La mort n’est que le commencement » en effet, lorsque le Ka et le Ba se séparent l’âme du défunt est accueillie par Anubis aux portes du royaume des morts. Anubis aura dès cet instant le devoir de protéger l’âme du défunt tout juste libérée de tous les risques auxquels elle sera confrontée durant son voyage jusqu’à Osiris. Tous deux embarquent dans le bateau dit de « Kheper » et commence ainsi le long périple dans les eaux turbulentes du fleuve de l’Enfer. Les berges sont peuplées de terrifiantes créatures qui tentent de capturer le défunt mais le fidèle Anubis le protège. Il faut franchir sept portes pour sortir de ce royaume chacune est gardée par une divinité. La connaissance est nécessaire à leur ouverture car il faut que le défunt prononce les paroles magiques : «Ouvrez la porte, soyez mes gardes ». Après avoir franchit encore sept pylônes l’âme accompagnée d’Anubis accède à la salle du jugement. L’âme du défunt se retrouve dés lors confrontés à Osiris, Maât (déesse de la vérité et de la justice) et Thot (dieu de la sagesse et de l’écriture qui notera le jugement rendu) et l’on procède à la « pesée de l’âme ».
Le cœur du défunt est placé sur l’un des plateaux de la balance se trouvant devant Osiris, en équilibre avec Maât placée sur l’autre. Si ce qui est confessé est vrai alors le cœur conserve l’équilibre car il ne ment jamais dans le cas contraire le poids des péchés alourdira le cœur faisant pencher la balance. L’âme du défunt sera alors la proie de la « Dévoreuse ». Mais s’il est considéré comme « juste de voix » les portes de l’éternité lui seront ouvertes.
La mission d’Anubis s’arrête après le jugement et une autre âme l’attend à l’entrée du royaume.

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Anubis le dieu des Embaumeurs :
La légende veut qu’Anubis reconstitue le corps d’Osiris, que son frère Seth avait par jalousie coupé en quatorze morceaux. C’est pourquoi lors du rituel de l’embaumement les prêtres portent un masque à l’effigie d’Anubis pour prononcer certaines paroles divines.

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Le culte d’Anubis :
Il semble qu’Anubis n’avait pas de fêtes régulières célébrées dans le pays. Cependant, il était vénéré à chaque embaumement et dans de nombreuses nécropoles.


voilà là aussi je continuerai si cela vous intéresse aussi :P
Moustique

Messagepar Scan » 18 Aoû 2008, 17:06

Je kiffe tes sujets moustique...

Je suis aussi un petit passionné de mythes et légendes, mais j'y connais quasiment rien, à part celles de ma région... Merci ^^...
Scan

Messagepar Mam'zelle Bulle » 18 Aoû 2008, 17:08

Héhé ! Moustique remonte le temps, mais c'est moi qui ai posté la plus vieille des histoires ^^
Mam'zelle Bulle
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6009 Messages, chimérique

Messagepar Blackvelvet » 18 Aoû 2008, 17:31

Pareil j'adore tes sujet Moustique. Je me souviens que je l'avais étudiée en cours, et c'était passionnant!
Blackvelvet

Messagepar Moustique » 18 Aoû 2008, 17:51

Merci à vous :)

Mam'zelle Bulle donne moi donc stp le lien de ton sujet, que j'aille le voir merci :wink:
Moustique

Messagepar Mam'zelle Bulle » 18 Aoû 2008, 17:55

http://www.forum-gothique.com/sujet-8893-0.html
Ta-dam ^^

J'ai pas osé poster d'autre truc, vu la motivation qu'il y a ici pour lire hein...
Enfin, on verra t'être...
Mam'zelle Bulle
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6009 Messages, chimérique

Messagepar Moustique » 18 Aoû 2008, 17:58

Merci :D
Moustique

Messagepar Maverik » 18 Aoû 2008, 18:01

Moise a-t-il vraiment écarté les flots ? :)
Dernière édition par Maverik le 18 Aoû 2008, 18:13, édité 1 fois.
Maverik
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183 Messages

Messagepar Moustique » 18 Aoû 2008, 18:10

Non pas du tout cela à était expliqué !

Ils se sont trouvés au bon endroit au bon moment, quand la mer se retirer.

Ils se sont basés sur la date et période de l'événement. :wink:
Moustique

Messagepar Scan » 18 Aoû 2008, 18:13

L'histoire de moïse, selon certains historiens, se situerait à l'époque des exodes humains à l'époque de la fin des grandes glaciations, jusqu'à la fin de l'âge de bronze....

Ce qui expliquerai l'ouverture d'un chemin qui coupait la "mer" en deux.
Scan

Messagepar Moustique » 18 Aoû 2008, 18:18

Merci Skahan tu as mieux expliqué que moi, c'est beaucoup plus claire :D
Moustique

Messagepar Moustique » 19 Aoû 2008, 21:47

Aller un peu d'alphabet en hiéroglyphe ! :wink:

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Moustique

Messagepar Moustique » 22 Aoû 2008, 12:09

Aller un peu d'histoire sur les Pyramides:

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Les pyramides de Kheops, Khéphren et Mykérinos à Gizeh

Les pyramides d'Egypte et de Nubie

Environ quatre-vingts pyramides de l'Egypte antique ont survécu. La plupart d'entre elles sont situées sur la rive occidentale du Nil, au bord du désert et au-delà de la zone cultivable de la vallée. La plupart des grandes pyramides égyptiennes furent élevées pendant l'Ancien Empire, entre les IIIe et VIe dynasties à Gizeh, Saqqarah, Dahchour, Meïdoum et Abousir. Tous ces sites se trouvent au nord du pays, à environ 30 kilomètres de l'ancienne capitale, Memphis, juste au sud du Caire actuel. Quelques pyramides plus modestes furent aussi érigées dans le Nord pendant la première période intermédiaire, et ultérieurement, pendant le Moyen Empire (environ 2050-1780 av. J.-C.), il y eut un renouveau de construction de pyramides dans la province du Fayoum. Il existe même quelques très petites pyramides qui n'ont toujours pas été identifiées en Egypte, par exemple à Seila, Zaouiêt-el-Amouat et El Kola, et celles-ci remontent probablement aussi à l'Egypte primitive.

La forme pyramidale persista pendant le Nouvel Empire (environ 1580-1080 av. J.-C.), visible dans les petites superstructures en terre crue que sont les chapelles mortuaires de roturiers à Abydos et à Thèbes. Le dernier renouveau majeur de cette forme au bord du Nil est situé beaucoup plus bas au sud, en Nubie - à Kuru, Nuri, Napata et Méroé - où les structures en briques de terre crue étaient élevées à partir de bases carrées très exiguës. Ces pyramides exceptionnelles appartiennent à une période d'hégémonie locale dans le Sud alors que l'Egypte elle-même était sous le joug de pays étrangers. Datant de 720 av. J.-C. à 350 apr. J.-C., ces pyramides offrent un exemple d'une adaptation tardive et très intéressante de la forme caractéristique de l'ancienne sépulture royale de l'Egypte

Bien qu'aucune des sépultures dans les pyramides n'ait survécu aux déprédations des pilleurs de tombes, il est néanmoins manifeste que les pyramides étaient destinées à servir de sépultures ou de cénotaphes. Il est probable que ce type de sépulture ait finalement été abandonné car, en dépit de sa taille et de sa complexité, chaque pyramide était pillée peu après sa fermeture hermétique. Non seulement ces pyramides contiennent des sarcophages brisés, des vestiges d'objets façonnés retrouvés à l'intérieur et à l'extérieur et suffisamment de preuves inscrites pour pouvoir identifier les défunts, mais elles sont aussi entourées d'autres sépultures dans d'évidents cimetières, ce qui porterait à croire que les pyramides étaient bien des sépultures. En outre, pendant les V e et VI e dynasties, les pyramides contenaient des textes dans la salle intérieure qui faisaient référence à l'existence de tombes dans les pyramides et, de même, les écrits ultérieurs mentionnent l'incapacité des pyramides de conserver les défunts et leurs biens.

Les textes des pyramides

Les textes des pyramides font partie d'un ensemble d'écrits religieux rédigés pour permettre aux défunts d'atteindre leur but dans l'au-delà. Selon les croyances égyptiennes, le souverain défunt devait être conservé, revivifié et placé sur le vaisseau du dieu solaire afin de pouvoir naviguer à travers le ciel pendant le jour et de guider ce vaisseau en toute sécurité à travers les périls des enfers pendant la nuit. Les textes des pyramides comprennent des rituels, des formules d'offrandes, des textes d'ascension et des sortilèges pour permettre au pharaon d'accéder au rang des grands
dieux et de surmonter les serpents-démons qu'il rencontrerait dans les enfers.

Le complexe mortuaire



La pyramide elle-même est un tumulus élevé en pierre à l'intérieur duquel ou sous lequel se trouvait une sépulture, mais cette structure n'est qu'un élément d'un complexe plus vaste d'édifices qui composent le monument intégral. A côté de la pyramide, en général à l'est, il y avait un temple mortuaire où la dépouille momifiée du souverain recevait les derniers sacrements. Celui-ci laissait une dotation qui garantissait un approvisionnement d'offrandes au temple longtemps après son inhumation. Tandis que les renfoncements à l'intérieur des pyramides étaient censés rester scellés et inaccessibles, les prêtres, les membres de la famille et les sujets loyaux pouvaient continuer de présenter leurs hommages dans ces temples relativement petits.
Un lien semblable entre le temple mortuaire et le tombeau existait à travers toutes les périodes et parmi la plupart des échelons sociaux dans l'Egypte antique. Mais même les entrées de tombeaux assez inaccessibles se révélaient être malencontreusement proches à cause des temples mortuaires fort visibles. Dans le Nouvel Empire, l'on tenta de séparer les temples mortuaires des inhumations royales (que l'on cachait dans des tombes-tunnels creusées dans la Vallée des Rois, qui était secrète et dissimulée à l'ouest du Nil, à Thèbes). Cela entraîna la nécessité d'inverser les tailles proportionnelles de ces deux structures mais, en fin de compte, cela ne protégea pas davantage les sépultures.
En plus de ces deux éléments essentiels à chaque complexe pyramidal, il y avait aussi un mur d'enceinte pour délimiter l'emplacement de chaque sépulture. D'autres monuments en l'honneur du souverain défunt étaient élevés à l'intérieur de ce mur, dont une pyramide subsidiaire, qui contenait probablement le faux sarcophage du double du roi, ou ka. Puisque les pyramides étaient construites dans le désert stérile et éloigné des limites cultivables, on estimait souvent qu'il était nécessaire de construire un temple dans la vallée du Nil afin que l'entourage funéraire puisse y accéder en bateau. Après avoir débarqué au temple avec la dépouille royale, les offrandes et le trésor destiné à la vie future du roi, le cortège funèbre pouvait avancer le long d'une chaussée couverte qui débouchait sur le temple mortuaire. Tous les complexes mortuaires des pyramides achevées entre les IV e et XII e dynasties partageaient ces caractéristiques principales.


Développement de la forme pyramidale

Il y eut une période de développement avant l'évolution du complexe mortuaire et avant que la forme pyramidale idéale n'eût été réalisée. La pyramide elle-même fut développée à partir de structures plates et rectangulaires en terre crue qui furent utilisées comme sépultures royales pendant les deux premières dynasties. A cause de leur apparence, les Arabes modernes appelaient ces structures des mastabas, c'est-à-dire des bancs. Ces mastabas cachaient des puits verticaux qui menaient à la chambre funéraire et avaient aussi des compartiments pour les provisions qui étaient recouvertes de débris pour assurer la sécurité. Ils avaient parfois des niches à l'extérieur et une petite salle ouverte qui tenait lieu de chapelle funéraire et on y trouvait souvent aussi une pierre qui servait d'autel, sur lequel on pouvait laisser des offrandes.

La pyramide la plus ancienne, qui est sans doute aussi la première structure monumentale en pierre de l'Histoire, vit le jour sous la forme d'un mastaba qui s'accrut à plusieurs reprises. En y ajoutant d'autres mastabas, mais de taille progressivement plus petite, on obtenait une «pyramide à degrés» à six gradins. Ce monument, élevé à Saqqarah pour le roi Djoser (ou Djéser) de la III e dynastie, était le chef-d'œuvre du ministre et principal architecte de Djoser, Imhotep, qui, plus tard dans l'histoire d'Egypte, fut considéré comme un dieu à cause de ses talents. Non seulement cette pyramide à degrés est très impressionnante sur le plan de son envergure et de ses superbes proportions, mais la qualité du travail de la pierre des bâtiments avoisinants et les détails décoratifs en font un premier essai admirable.

La construction d'au moins deux autres pyramides à degrés pour des souverains de la III e dynastie fut commencée avant qu'une pyramide véritable ne fût entreprise à Meïdoum. Malheureusement, celle-ci s'affaissa durant l'Antiquité, peut-être même au cours de sa construction. Les murs de soutènement internes en préservent la partie centrale, mais son revêtement s'est effrité.

Deux pyramides furent érigées à Dahchour pendant le règne de Snefrou, premier souverain de la IV e dynastie, et celles-ci constituent les dernières étapes de la transition vers la forme pyramidale véritable. A l'origine, la pente de la pyramide méridionale était assez accusée. Cet angle fut cependant modifié, diminuant ainsi la hauteur de la structure, peut-être afin de réduire le risque d'affaissement de sa salle intérieure qui semble avoir présenté une fissure dangereuse due au poids de la pierre; ainsi cette «pyramide courbée» fut-elle enfin achevée. La structure septentrionale à Dahchour fut la première pyramide véritable réussie, avec des côtés droits s'élevant en pointe. Sa base carrée est la plus grande après celle de la Grande Pyramide de Kheops à Gizeh mais l'angle de sa pente est sensiblement inférieure de sorte que l'ensemble est beaucoup plus bas.

Il semblerait logique que cette pyramide septentrionale ait été construite après la pyramide courbée, mais ceci n'est pas prouvé; par ailleurs, rien ne justifie l'existence de deux pyramides pour Snefrou. Il est possible que l'une d'entre elles fût un cénotaphe pour le double du roi, ou ka, ou alors la pyramide septentrionale fut commencée en raison de la nature précaire de la pyramide méridionale. Il est également possible que ces chantiers servissent simplement à fournir du travail régulier aux ouvriers des pyramides.

Les grandes pyramides de Gizeh

Kheops (ou Khoufou), fils et héritier de Snefrou, fut responsable de l'ébauche de l'immense nécropole admirablement conçue de Gizeh. Cette «cité des morts» dépendait du complexe mortuaire de Kheops. Il y avait également un cimetière à l'ouest pour les membres plus âgés de sa famille et ses fonctionnaires principaux. Un autre cimetière, à l'est, comporte de petites pyramides qui étaient probablement celles des reines, et des tombes mastabas pour certains de ses enfants.

La pyramide de Kheops est la plus grande pyramide véritable et elle compte parmi les merveilles artificielles du monde. A sa base, elle mesure environ 230 mètres de côté et sa hauteur, qui faisait environ neuf mètres de plus qu'aujourd'hui, était de 147 mètres. Cette structure presque entièrement solide contiendrait environ 2,3 millions de blocs de grès pesant entre deux à trois tonnes chacun. Ces blocs étaient extraits de carrières avoisinantes et le tout était probablement revêtu de calcaire finement travaillé provenant de la carrière de Tura, de l'autre côté du Nil, au sud du Caire actuel.

On estime actuellement qu'il fallut cent mille hommes, qui ne pouvaient travailler que pendant la crue, pour achever cette construction en vingt ans. Ces chiffres furent d'abord avancés par Hérodote, l'historien grec qui, deux mille ans plus tard, fut le premier voyageur dont la description des pyramides nous soit parvenue. Ces chiffres semblent exagérés, à moins qu'il ne s'agisse de main-d'œuvre agricole employée pendant que les champs étaient inondés. Il ne semble pas que des esclaves aient été exploités, mais il reste à prouver les motivations des ouvriers: voulaient-ils rendre service à leur souverain divin ou simplement gagner leur vie pendant la saison creuse?

La pyramide de Kheops comportait des galeries reliant le côté septentrional à trois salles principales placées les unes au-dessus des autres. La salle supérieure, qui se trouve approximativement au milieu de la pyramide, mais qui n'est pas centrée, était reliée à une grande galerie avec une voûte en encorbellement. La salle en granit contient toujours le sarcophage brisé du souverain. Sur le côté oriental de la pyramide, des fouilles ont révélé le temple mortuaire ainsi qu'une partie de la chaussée et plusieurs cavités contenant les grandes barques en bois datant de plusieurs siècles et qui étaient probablement utilisées pour transporter la dépouille du souverain, son attirail funéraire et le cortège funéraire vers la pyramide.

La pyramide de Khephren, le fils de Kheops, se trouve au milieu du groupe de Gizeh. Bien qu'elle soit un peu plus modeste que la pyramide de Kheops, elle est plus impressionnante que cette dernière à cause du revêtement de calcaire qui recouvre encore le sommet, et aussi de l'excellent état de la plupart des éléments du complexe pyramidal. Le temple de la vallée qui se trouve à côté du grand Sphinx en roc est remarquablement intact et sa chaussée, son mur d'enceinte, son temple mortuaire et sa pyramide subsidiaire sont tous reconnaissables.

La pyramide de Mykérinos, au sud de celle de Khephren, est beaucoup plus petite: sa base ne mesure que le quart de celle de Kheops mais, à une exception près, la pyramide de Mykérinos est plus grande que les dernières pyramides.


Mode de construction des pyramides de Gizeh



L'un des principaux mystères qui entourent les pyramides de Gizeh est leur mode de construction. Les chercheurs ne s'accordent toujours pas sur un modèle unique, et les hypothèses continuent d'être proposées - on ne tiendra pas compte ici des théories qui attribuent la construction des pyramides à des interventions surnaturelles.



Les sources antiques concernant la construction des pyramides de Kheops, Khephren et Mykérinos sont réduites à des auteurs très postérieurs à la période de construction elle-même : Hérodote, qui relate dans son Enquête les dires de prêtres égyptiens recueillis environ deux mille ans plus tard ; Diodore de Sicile, encore plus tardif. Cependant, les hypothèses des chercheurs modernes se sont souvent appuyées sur ces deux auteurs antiques.



Diodore de Sicile rapporte un mode de construction fondé sur une rampe frontale s'élevant en même temps que la pyramide, sur laquelle les énormes pierres mises en œuvre pouvaient être roulées. Cette théorie, avec de nombreuses variantes, a été développée par des auteurs contemporains (Jean-Philippe Lauer, le Mystère des pyramides, 1988). Certains ont proposé l'hypothèse d'une rampe enveloppante, tournant autour de la pyramide au fur et à mesure de son élévation. Ce premier groupe de théories présente cependant un inconvénient lorsqu'on l'applique aux énormes masses des monuments de Gizeh: la construction de la rampe, qui doit être démontée par la suite, nécessite la mise en œuvre d'un volume de matériaux supérieur à celui de la pyramide elle-même.


Hérodote rapporte un système de construction au moyen d'engins de levage tout à fait comparables au chadouf à balancier encore utilisé de nos jours au Soudan, et qui permettent de soulever des blocs de pierre de 2 à 3 tonnes, comme ceux qui constituent la plus grande part de la pyramide. Cette théorie a été notamment développée par l'Allemand Karl Richard Lepsius (Über den Bau der Pyramiden, 1843). Elle ne peut cependant expliquer comment des blocs de plusieurs dizaines de tonnes ont pu être amenés au sommet de la chambre du roi dans la pyramide de Kheops.


Une dernière théorie, reprenant le système décrit par Hérodote puis par Lepsius pour l'élévation des blocs de 2,5 tonnes, propose d'expliquer l'insertion de blocs de granit de 40 tonnes au-dessus de la chambre de Kheops par l'utilisation d'un ascenseur oblique, dont la grande galerie située à l'intérieur de la pyramide constituerait la glissière et dont le contrepoids serait formé de cinq blocs indépendants, permettant de diminuer ainsi, en le divisant, le poids des énormes blocs de granit mis en œuvre ; plusieurs indices sembleraient étayer cette thèse (Pierre Crozat, Système constructif des pyramides, 1997).



Parmi les autres questions non résolues figurent, entre autres, celles de la présence ou non, dans les pyramides de Khephren et de Mykérinos - qui sont inviolées - d'une chambre funéraire, et la façon dont l'entrée de la pyramide de Kheops a pu être découverte par les voleurs supposés.



Les dernières pyramides

Les pyramides de la V e dynastie furent érigées à Saqqarah par l'architecte Imhotep et à Abousir. Celle du roi Ounas à Saqqarah est la plus importante car c'est dans cette pyramide qu'apparurent pour la première fois les textes en hiéroglyphes gravés sur les parois des chambres intérieures, textes indiquant le but religieux de ces monuments. La chaussée ornée d'admirables bas-reliefs est également intéressante. Les «textes des pyramides» apparaissent dans toutes les pyramides de la VI e dynastie à Saqqarah, y compris celles des trois reines, les épouses de Pépi II. La pyramide de la XII e dynastie (Moyen Empire) d'Amenemhat Ier à Licht était remplie de pierres anciennes provenant de nombreuses autres structures de l'Ancien Empire. Les murs intérieurs de la plupart des pyramides de la XII e dynastie étaient remplis de gravats, de sable ou de terre crue. Les architectes s'efforcèrent de dissimuler les entrées afin de dérouter les violateurs, mais toutes ces tombes furent néanmoins pillées. La pyramide d'Amménémès III (ou Amenemhat) comportait un très grand temple mortuaire sur sa face méridionale. Hérodote fut plus marqué par ce «labyrinthe», comme il l'appelait, que par les pyramides mais, malheureusement, il n'en reste rien.

Un millénaire plus tard, la construction de pyramides fut reprise en Nubie après la conquête de l'Egypte par Piankhy, qui tenta d'imiter la culture égyptienne. Par la suite, plus de cent pyramides furent érigées sur plusieurs sites en Nubie pendant environ un millénaire. Ces pyramides étaient élevées avec des temples attenants et n'abritaient pas seulement les tombes des rois et des reines. Elles étaient généralement solidement bâties en blocs de grès, mais il existait aussi certaines structures en briques de terre crue à la fin de l'empire méroétique, vers 350 apr. J.-C.

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Ensuite une petite représentation du souverain

Le pharaon était représenté avec un grand nombre d'objets symbolisant ses pouvoirs.
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En plus de ces insignes, le pharaon était souvent représenté avec une barbe postiche
symbole d'immortalité, ce qui fait de lui l'égal d'un Dieu.

Les différentes dynasties

Vous trouverez dans ce tableau un résumé des différentes dynasties, avec les pharaons les plus connus à chaque fois.

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Ramsès II

Le grand pharaon
La mort d'Horemheb marque l'achèvement de la XVIIIè dynastie. Il meurt sans laisser de fils et passe le trône à son vizir, Ramsès, qui fonde la XIXè dynastie. Le troisième pharaon de cette dynastie, Ramsès II, connaît un règne extraordinaire. Il règnera de 1289 à 1224 av. J.-C.)

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Son règne légendaire

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Le fils de Sethy Ier, Ramsès II, règnat pendant 67 ans. C'est l'un des plus longs règnes de toute l'histoire égyptienne. A sa mort, il devait approcher les 90 ans. Il eu de nombreuses femmes, qui lui donnèrent beaucoup d'enfants. Sa principal reine, Néfertari, était sans aucun doute la plus aimée et respectée. Il lui a fait élever un temple à Abou Simbel. Elle avait également sa tombe, dans la Vallée des Reines.


Néfertari telle quelle est représentée dans sa tombe.

Ses ennemis :les Hittites
Ramsès II poursuivit les traces de son père, au Proche Orient, à la conquête de la Palestine et de la Syrie. Dès la cinquième année de son règne, Ramsès II se battit contre l'armée hittite le long de la frontière égyptienne, à Kadesh, en Syrie. Il voulait leurs reprendre le territoire pris à l'Egypte en Syrie. Il organisa alors une expédition militaire pour reprendre Quadesh aux Hittites. Il revendiqua la victoire, alors que l'armée égyptienne échappe de justesse à une lourde défaite. Toutefois, les murs de nombreux temples, y compris Abou Simbel et dans la salle hypostyle de Karnak, célèbrent la bataille de Kadesh remportée par Ramsès II. Les deux empires signent alors en 1258 av. J.-C., un traité de paix

Son règne
Ramsès II se révéla un génie de la propagande. Il affirmait que le dieu Amon est son vrai père et se consacra à une oeuvre grandiose de bâtisseur : salle hypostyle de Karnak, temples rupestres à Abou Simbel et le Ramasséum, son temple funéraire, à Thèbes. Il fit construire les colossales statues d'Abou Simbel à son effigie Il laissa aussi sa marque sur beaucoup d'autres monuments, bien qu'il ne les ait pas fait construire lui-même. Ramsès II déplacea, Louxor, la capitale de son royaume. Pi-Ramsès est ainsi bâtie à Avaris, sur le site de la capitale des Hyksos.II règna 66 ans sur l'Egypte et décéda à 91 ans.

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Momie de Ramsès II qui se trouve aujourd'hui au Caire.
Moustique

Messagepar Mam'zelle Bulle » 22 Aoû 2008, 14:26

J'vois qu'il était Saiquse Ramses II xD
Et que beaucoup sont morts très très jeunes :?
C'est du à quoi ? Mortalité infantile ?
Mam'zelle Bulle
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Messagepar Scan » 22 Aoû 2008, 14:34

Bulle: Oui, ils avaient une maladie courante à cette époque: la "coupdepoignarddansledosite".

En réalité, c'est comme dans toute monarchie: ya des jaloux, donc des complots, donc des poutchs et des assassinats.
Scan

Messagepar Mam'zelle Bulle » 22 Aoû 2008, 14:38

Lol je m'en doutais :)
Mais c'est stupide puisque, si tu regarde bien, il n'ont presque pas 10ans les derniers. Ils se sont eux même flingués leur culture...
Mam'zelle Bulle
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Messagepar Scan » 22 Aoû 2008, 14:43

C'est justement là le problême de ces civilisations....

Disons que dans l'antiquité, on a eu trois atlantide: l'egypte, la grece, et rome.

Le pouvoir leur est tellement monté à la tête qu'ils ont fait n'importe quoi. Même si leur systeme était bien chiadé, ils ont trop été avide, de fric, de pouvoir et de territoire, persuadés qu'ils étaient invincibles.

Edit: c'est de l'egypte antique, de rome, et de la grece, justement, dont parle platon, lorsqu'il parle de l'atlantide:

Un peuple ultra avancé, comparé ux autres peuples de l'âge de bronze, mais qu'est tellement obnubilé par le pouvoir, la grandeur, et la puissance, qu'il ne voit pas que la base même de ses fondations s'effondre.
Dernière édition par Scan le 22 Aoû 2008, 14:53, édité 1 fois.
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Messagepar Moustique » 22 Aoû 2008, 14:52

Comme à toute époque et dans toutes les civilisations, les couples de l’Egypte ancienne ont comme priorité d’engendrer des enfants et surtout de les maintenir en vie. A cette époque, la mortalité enfantine est très élevée dans toutes les couches sociales.
C’est pourquoi, dès cette époque, des traités médicaux, tel le « papyrus Ebers », rédigé vers 1 500 avant notre ère, s'efforcent de les aider dans cette entreprise.
Fertilité et stérilité font l’objet d’études médicales mais Les médecins n'interviennent pas, sauf dans quelques cas extrêmes, qui dépassent de toute façon leurs compétences. Incantations et potions, le tout agrémenté de magie, sont le plus couramment pratiqué pour aider mère et enfant à survivre.

Le « papyrus Ebers » (du nom de l'égyptologue allemand qui a acquis le document au XIXe siècle) est un excellent aperçu des connaissances médicales de l'époque. II consacre plusieurs chapitres à la naissance et aux maladies des bébés, questions très importantes pour les Égyptiens.
Les remèdes qu'il propose pour soigner les enfants accordent souvent une large place à la magie, seul recours possible lorsque la médecine ne peut rien, ce qui est le cas le plus fréquent.

Divers ouvrages médicaux, composés entre 2000 et 1200 avant notre ère, complètent les informations du papyrus Ebers en ce qui concerne les nouveau-nés.

La stérilité du couple est un phénomène qui inquiète beaucoup les Égyptiens. Par ignorance et tradition, elle est très généralement attribuée à l'épouse.
Les papyrus contiennent de nombreuses recettes permettant d'établir si la femme peut concevoir ou non.
Ainsi, il est recommandé de « Verser des melons d'eau mêlés à du lait d'une femme ayant mis au monde un garçon dans le vagin de la femme. Si elle vomit, elle enfantera. Si elle a des vents, elle n'enfantera pas ».

La stérilité, décelée par ces méthodes qui nous paraissent aujourd’hui absurdes, est considérée comme une fatalité.
De fait, aucun traitement médical n’est préconisé.

Certains tests, plus élaborés mais guère plus fiables, offrent de déterminer le sexe de l'enfant en même temps que la capacité de procréation de la femme
« Que la femme arrose de son urine l'orge et le froment dans deux bourses comme on en a pour les dattes et les gâteaux, tous les jours. Si l'une des deux sortes germe, elle enfantera. Si c'est l'orge, ce sera un garçon, si c'est le froment, ce sera une fille. Si rien ne germe, elle n'enfantera pas. »

Quand la grossesse arrive à son terme, la future mère fait appeler les sages-femmes. La patiente s'accroupit sur le sol ou sur deux tas de briques parallèles qui font office de siège d'accouchement.

L'une des sages-femmes tient l'accouchée par-derrière, l'autre, assise par-devant, se prépare à recevoir l'enfant. Pour calmer la douleur et l'inquiétude de leur patiente, elles lui font boire de la bière.

Le papyrus Ebers, dans sa partie consacrée à l'accouchement, donne une vingtaine de recettes pour le faciliter ou l'accélérer, mais il s'agit surtout de lotions et de massages. Lorsque l'enfant sort du ventre maternel, les sages-femmes coupent le cordon ombilical et lavent le petit corps.

Le bébé doit souvent son nom aux paroles prononcées par la mère pendant la venue au monde : « Le garçon que je désirais », « La jolie fille nous a rejoints ». En cas de complications, la mère et l'enfant ont très peu de chances de survivre. L'espoir est également très mince pour l'être fragile né avant terme ; hormis des incantations, il n'y a rien à faire. Et même quand l'accouchement s'est bien déroulé, le nouveau-né n'est pas assuré de vivre très longtemps, les risques d'infection et de maladie étant très élevés.

Les Egyptiens vénéraient de nombreux dieux dont certains veillaient particulièrement sur les mères et leurs bébés.
Thouéris possédait la tête et le corps d’un hippopotame. Debout, elle s’appuie sur le nœud magique « ankh », symbole de vie.
Elle préside à l’accouchement et symbolise la fécondité.

Hathor, qui avait la forme d’une vache, veillait également à la fertilité et à la naissance. Les femmes portaient des amulettes provenant de son sanctuaire pour éviter les accouchements trop longs et trop pénibles.

Citons également Min, dieu de la reproduction et de la fertilité. Ce dieu de l’énergie virile est généralement représenté debout en érection, le bras droit levé tenant un fouet.

Le papyrus Ebers indique des recettes pour déterminer aussitôt après la naissance si le nourrisson vivra ou non : « Un autre moyen de prévoir si un enfant vivra le jour de sa venue au monde. S'il dit nii, cela signifie qu'il vivra. S'il dit mebi, cela veut dire qu'il mourra », ou encore : « Si l'on entend un gémissement, cela signifie qu'il mourra. S'il baisse son visage, c'est aussi signe qu'il mourra. »

L'enfant qui franchit ces premiers écueils est allaité par sa mère pendant trois ans. Les femmes riches ou suffisamment aisées qui ne veulent ou ne peuvent alimenter leur progéniture ont recours à des nourrices.

Les mères pauvres qui n'ont pas de lait font boire à leur bébé du lait de vache. Auparavant, elles auront sans doute essayé de stimuler la lactation à l'aide de remèdes identiques à ceux que propose le papyrus Ebers.
Ce sont soit des potions à base d'ingrédients aussi curieux qu'une épine dorsale de silure cuite avec de l'huile, soit des incantations, certainement pas moins efficaces que le breuvage précédent.

Le document donne également la composition de pommades pour soigner les seins. Toux et difficultés urinaires sont les seules maladies infantiles, avec celle nommée baa et non identifiée, évoquées par les papyrus. Contre la toux, le papyrus Ebers préconise de faire boire à l'enfant des dattes écrasées, mélangées avec du lait. Contre la rétention d'urine, il conseille de faire cuire un vieux grimoire dans de l'huile puis d'enduire le ventre du bébé avec cette lotion.

Dans les cas désespérés, on fait absorber à l'enfant une souris cuite, désossée de préférence. Lorsque les os de l'animal sont conservés, on les enferme dans un tissu et on les suspend autour du cou du malade et on attend.

Ce type de remède, qui ne doit plus rien à la médecine mais appartient au domaine de la magie, n'a certes pas fait baisser le taux de mortalité infantile considérable de l'Égypte antique. Les amulettes protectrices, innombrables, n'y sont pas davantage parvenues.
Moustique

Messagepar Scan » 22 Aoû 2008, 14:57

Pour confirmer ce que dit moustique sur les pratiques médicales de l'égypte antique:

Il y adeux ou trois ans, des archéologues ont découvert des instruments chirugicaux (scalpels, e autres ustencils) rouillés, datant de 3000 ans avant jésus christ (je crois).

Ce qu'ils ont de particulier, ces instruments, c'est que ce sont EXACTEMENT ( à 200% quoi) les mêmes models que ceux d'aujourd'hui. Sauf qu'ils sont rouillés. Comme si un medecin d'aujourd'hui avait oublié ses affaires, il ya 3000 ans dans un tombeau quoi....
Scan

Messagepar Mam'zelle Bulle » 22 Aoû 2008, 15:11

Baaaaaaah ce qu'ils faisaient aux femmes :?
Mam'zelle Bulle
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Messagepar Scan » 22 Aoû 2008, 15:14

Ce qu'il y a de marrant, c'est que la femme n'était pas respectée en tant que telle dan les civilisations "évoluées" de l'âge de bronze. Alors que dans les peuples types celtes, ou autres, avaient une vision de la femme differente: le féminin sacrée. La femme était l'incarnation des dieux sur terre.
Scan

Messagepar Mam'zelle Bulle » 22 Aoû 2008, 15:27

Pourquoi cette différence Oo ?
Mam'zelle Bulle
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Messagepar Scan » 22 Aoû 2008, 15:43

Bin les peuples celtes (et autres) n'avaient rien à perdre...

Regarde ce qu'il s'est passé au moyen âge, chez nous. Bin c'est la même chose...
Jusqu'en 1960, d'ailleurs, la femme n'avait quasiment aucun droit.
Scan

Messagepar Moustique » 22 Aoû 2008, 15:56

Et malheureusement à notre époque il reste encore des progrès à faire :roll:
Moustique

Messagepar Chewie » 22 Aoû 2008, 16:11

J'vais ptêt paraitre pour un gros inculte mais bon, j'ai pas vu cléopâtre dans le tableau. Oubli ou suppresion volontaire?
Chewie

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