L’homme à nu, dans la glace, ne cesse d’être charmé
A la vue du camé, ne ressasse que l’idée
Abstrait' sue des vastes sphères lasses; à l’acmé
Du vécu, l’homme pâmé, enlacé et fardé,
Montre cul, renoncules, et narcisses из ада* (lire iz ada).
Frustrées catins lésées, laissant échapper haine
Et paroles, sens blasés, convergent à la mâle-saine
Place des protubérances, excitent verges au formol,
Pâles ersatz en carence d’érotisme, excisés,
De pourpres vulves molles, et pulsions névrosées.
Pis que la galle, les langues s’échangent, chair des plus flasque,
Place Pigalle, boutons de roses, et closes chrysanthèmes,
S’enlacent volutes d’entre les orifices, animent masques
Féminins, distillent tantôt parfum peppermint,
Tantôt alcools fleuris, tels suze ou douce absinthe.
L’iris livide, la sphère mondaine accueille regards
D’œil translucide, résorbe sons volubiles, hagards
Danaïdes et légers phalènes subtils, son air
Porte, fétide et plombé, l’invisible éther,
Inhalé des gais flûtistes clarains et pères.
* c'est du russe, littéralement "de l'enfer" mais peut s'entendre phonétiquement aussi "du cul"