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Langueur

Vos textes, vos tableaux, vos dessins ou encore vos retouches assistés par ordinateur ?

Langueur

Messagepar Zep » 12 Juil 2008, 13:22

Vous allez peut-être trouver ça à chier ou à la rigueur rigolo, mais je me suis beaucoup amusé à faire ça ce midi (c'est en alexandrins mesurés au pifomètre hein... faudra recompter...)

L’homme à nu, dans la glace, ne cesse d’être charmé
A la vue du camé, ne ressasse que l’idée
Abstrait' sue des vastes sphères lasses; à l’acmé
Du vécu, l’homme pâmé, enlacé et fardé,
Montre cul, renoncules, et narcisses из ада* (lire iz ada).

Frustrées catins lésées, laissant échapper haine
Et paroles, sens blasés, convergent à la mâle-saine
Place des protubérances, excitent verges au formol,
Pâles ersatz en carence d’érotisme, excisés,
De pourpres vulves molles, et pulsions névrosées.

Pis que la galle, les langues s’échangent, chair des plus flasque,
Place Pigalle, boutons de roses, et closes chrysanthèmes,
S’enlacent volutes d’entre les orifices, animent masques
Féminins, distillent tantôt parfum peppermint,
Tantôt alcools fleuris, tels suze ou douce absinthe.

L’iris livide, la sphère mondaine accueille regards
D’œil translucide, résorbe sons volubiles, hagards
Danaïdes et légers phalènes subtils, son air
Porte, fétide et plombé, l’invisible éther,
Inhalé des gais flûtistes clarains et pères.

* c'est du russe, littéralement "de l'enfer" mais peut s'entendre phonétiquement aussi "du cul" :roll:
Dernière édition par Zep le 12 Juil 2008, 17:17, édité 1 fois.
Zep

Messagepar VonEZrik7 » 12 Juil 2008, 15:01

Tu fais du russe?
VonEZrik7
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Messagepar Zep » 12 Juil 2008, 15:03

je le suis d'origine, et suis donc parfaitement russophone
Zep

Messagepar Serenera » 12 Juil 2008, 16:31

C'est pas mal ! Et c'est sincère !

Смерть шпионам !
Serenera
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Messagepar Zep » 12 Juil 2008, 17:01

Merci, ça me prend des fois...

:lol: phrase emblématique ou tu parles un peu russe ?
Zep

Messagepar Serenera » 12 Juil 2008, 17:03

Emblématique, je ne parle pas du tout russe, je connais juste quelques mots clefs et des bribes de discussions. (amis russes)
Serenera
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Messagepar VonEZrik7 » 12 Juil 2008, 21:39

je le suis d'origine, et suis donc parfaitement russophone


Bouarf, petit chanceux. J'essaye d'apprendre le russe là et j'en chie à mort... Pas cool les déclinaisons...
VonEZrik7
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Messagepar Zep » 12 Juil 2008, 21:48

8) lol, si ça peut te réconforter je les connais pas non plus :lol: ... tout est instinctif à mon niveau, rien de formel.. et je dois dire qu'en les regardant je plains tous les étudiants en russe c'est clair lol... mais bon, perso je me suis mis au japonais en autodidacte là et j'en chie pas mal aussi :evil:

à part ça je dirais:

C'est une nue encrée,
Et charriant la vague,
Elle vogue légèrement,
Sans pourfendre l'orée
D'un corail orgiaque,
Matrice océane,
Qui, de la flore, ne se fane
En nagaris rosacées.

éjaculation copro-poétique en écoutant Mr. Bungle
Zep

Messagepar VonEZrik7 » 12 Juil 2008, 22:10

xD

Sinon:

1°) Tu viens d'ou sinon exactement en Russie (parceque c'est grand il me semble) ?
2°) T'es un infiltré du KGB ?
3°) T'as vu "Les promesses de l'ombre"? T'en penses quoi?
4°) Tu aimes les frites ?
VonEZrik7
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Messagepar Zep » 12 Juil 2008, 22:59

1°/ de Moscou, autrement la Russie en condensé ^^
2°/ non, du FSB, le KGB est obsolète :twisted:
3°/ et non, malheureusement j'ai pas le dernier Cronenberg, et je sais qu'il y figure des Russes très très méchants :lol: (comme si les mafieux russes avaient vraiment mauvais caractère... on aura tout vu pffff), au reste regarde Un Nouveau Russe de Pavel Louguine, c'est un très bon film sur les méthodes et le caractère de la mafia des 90s
4°/ franchement je préfère les potatoes...
Zep

Messagepar Zep » 21 Sep 2008, 12:18

Moi, elle rampe déjà, à moi l’au-dedans des saisons pétrifiées, pétries dans la terre que je mange et la boue que je bois. Personne ne me voit tant qu’elle ne me mange, déjà flétri. Tiens mon co-peint qui rampe devant moi, sans un soupçon de fatigue, il circule dans mon idéal. Jamais demain, présent à l’instant qui existe, et c’est tout. Et il pait toujours devant moi, mon herbe et mes vaccins. Et il me met en banquet simple de la nature. Ici il s’arrête et branle de la tête, ici et là, il coupe ma végétation encore et encore. On tourne tous les deux autour du point de notre nature. Il me porte mes sons de clocher, l’appel de mes émois, il l’étouffe avec son bras contre ses flancs. Ses flancs énormes et lisses, seul reflet de mon jour. Ma saison. Elle aussi, pétrie dans ses garnitures. Lui aussi, s’accorde avec elle et elle lui offre des cadeaux. Une danse étrange aux tombées; un coucher comme une masse chaude et moite figée dans les jambes et les segments du haut. Ce que j’appelle segments sont les coupes qui m’apparaissent des jambes qui l’enlacent, mon co-peint, qui ne me hèle plus. Là son présent est son corps dans le sien, ses flancs contre l’écorce rêche et chaude de ma saison en éclosion. Las que nous sommes ! Faites nous manger ! Las que nous sommes ! Plus rien ne nous parvient plus sur la langue, dénudée maintenant dans ces instants. Maintenant mon émoi à ses bords, devant moi elle l’harcèle, lui qui est devenu sa monture de flancs. Il pait quand elle lui coupe son demain, maintenant il ne m’appartient plus, en germe de castrat il hurle de toutes les pores de ses flancs pétrifiés, usés. Elle coupe toujours, dans la coupe de l’horizon qui voit mon jour se coucher dans chaque écorce de ma saison. Un instant mon ventre frôle sa végétation dans la moiteur du couchant où mon co-peint se décompose dans l’enceinte de ses jambes.
Zep

Messagepar Caligula » 21 Sep 2008, 17:03

Etre masculin ou féminin ?

Le premier texte est sympathique. Ah non. Le reste aussi.
Ouais. Pas très constructif, encore. Disons que c'est pas vraiment l'heure.

Je parle un peu russe.
Caligula
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Messagepar Zep » 22 Sep 2008, 11:03

Masculin.
Виликолепно !!

my furnace locust - deepest friend

C’est qu’elle est plane
Hante un bouge et paresse à l’affadi ombrage me mange à nu
trillé de part en nus étonnés se voir au derrière planté de caramel - que de suc rayant mon duvet alangui - fondant peu à peu laissant les traces si belles de recul en mon cul monté haut limé ! Fadaise à… retard merveilleux et basculé, que de mer dialoguant diagonale fondant apparent sucre de l’inverse immergé…
Merde… il est près de… de la beuglante, si seule maniérée qu’y peut-elle mettre de fatigué, messieurs de la merde attend et n’aime pas du dessus tendre pas science en fragrances de recul, autre cul attend… peut-être… à la fille d’une ombre de pistil rieur
Voilà tout à la merde, messieurs palpés, d’étonnements loquaces pendus à la fadaise buccale aux dessus d’une vulve immense… si grande beauté vouloir, que du mieux traverse, raie telle maligne sections provisoires d’un monsieur éperdu, limant contracte pendu au nu d’une chair, aux maux monsieur ne répond de repos méconnu ne répond qu’épuisé palpite à vif devant l’épuisante animée et close de paresse froide enchaîne morceaux d’un sordide pendu au toujours secondé secondes au vif indigeste au trop plein perdu
Zep

Messagepar Zep » 27 Sep 2008, 21:48

Au dessous - des pas, petits triangulaires, nous savons !, des pointes. Partout estomaqués de s’être trouvés la seconde précédente au lieu d’avant la marche ponctuelle, infiniment étendue, d’un arrêt à un autre inscrite dans une segmentation finissante toujours renouvelée. Oh ici les petits pas, ici les aléas de leurs rotations sur l’espace vaste d’un parquet et de son volume d’air froid. Ici s’arrête dans un plongeon hoquetant le centre tangible, tendu irrémédiablement vers la haleur de son après-frontière, ses frontières disparaissent une à une, laissant derrière elle des pitres de démangeaison aqueuse et vide. Tendu, filiforme au beau milieu d’un non-corps envahissant, son carapaçon l’empêche d’hennir à la guise de son terrain perdu ; il se fait sait s’affaissant sur le monde entier, courbure selon courbure le monde maugrée et se rebiffe sous la pression. Le tissu lui aussi se fait vagissant dans toutes ses parcelles, indépendantes distordues déchirées de leurs semblables éveillées ; un corps en émoi acceptant sa liquéfaction en apesanteur.
Zep

Messagepar Zep » 11 Oct 2008, 11:03

à ma putain

putain ô chair de ma chair de putain; quand on est cambré, là ici, parqué dans un parterre de bois pourri, ici il fait bon, alors là quand ma putain chante sur moi au visage à l'air, de l'air sur mon visage, étouffé. Elle aussi, étouffée, rit de plus belle comme un bouton suintant fluide sur fluide et indéterminée, elle oscille, hoquetant, elle se balance de plus belle sur mon visage. Assise, allongé, un peu bouffis par les alcools incrustés dans nos pores, en des réduits cutanés si mince et délabrés, qu'insoupçonnés, ils nous rongeaient l'épiderme restant sans éveiller notre attention. A des heures communes, de plus belle macérées dans l'huile de nos corps, il nous venaient des effluves, voguant dans le sillage de nos exhalaisons, des effluves de glissements, d'orageux et saints changements dans nos moeurs. Ci se fait un acte idiot, dansant la croupe à l'air au chant clair et chaud d'un choeur de pucelles, se fait entendre sa rigole d'airain fondu. Ca rigole ici et là, de mes déconvenues en divers lieux de son non-corps d'exhalaisons. Car ici et là je me dédis, recule et malgré cela au fond de son gouffre stomacale un quart, un temps précieux me manque et je tends, tant et si bien qu'au temps second l'air et mon corps me manquent, tant et si bien que je manque de m'y humilier à mort, de rougeur inlassable me frictionnant l'échine et derrière les oreilles, devant son regard narquois, un rien de vide et de sourdement froid à mes appels répétés. Elle me regardait imperturbable, entourée de mes efforts vains et épuisants, de mon haleine canine de mon coeur dansant, mon pubis caressant son pubis doux et tiède dans l'attente d'un épanchement qui ne vient pas, imperturbable elle m'attend au bord de sa corolle pour ne m'en laisser plus revenir vivant, détruisant mon corps de son non-corps obscène.
Zep

Messagepar Zep » 19 Oct 2008, 22:46

Le rejet des corps et l’amour impérieux. L’amour profond que je porte est destiné à ce qui suinte, les épanchements terrestres. Le corps gras, il donne de soi, donne à goûter. L’amour du suif noirâtre, du sang et de la sueur; m’ira sa graisse et les déchets de ses denrées. Je marche dans mon champs, l’hoplite s’en vient de son labeur quotidien. Je vacille de ses genoux fatigués, restés pliés de l’aurore jusqu’au zénith dans la rangée parmi les rangées, sous un bouclier d’ambre qui l’abritait des essaims de flèches, maintenant figées pour des siècles comme des insectes pétrifiés. Fatigués, ses jambes et son échines, pliés sous les assauts des assiégés désespérés par des mois de peur primaire; ce sont ses compagnons de routine dans son propre état de siège, dissimulé par son casque surmonté d’une crête. Il attend dans le sifflement et le cri, lové dans l’ombre utérine de métal qui abrite le front où il lutte en silence, dans le confinement et le cri primal.
Zep

Messagepar VonEZrik7 » 27 Oct 2008, 17:00

J'aime bien les deux derniers.
VonEZrik7
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Messagepar nath » 28 Oct 2008, 22:53

c'est un peu alambiqué tout ça, à mon goût !
ça m'a tout de même l'air bourré de talent ; en tout cas, ça ne sort pas d'un mauvais esprit !
Pourrais-tu, stp, rien que pour moi, y ajouter un peu de simplicité.
nath
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