ô vénus opaline toute vêtue de noir,
partout il me semble t'apercevoir!
je te vois parmi les lumières matinales
et je te devine dans ces brûmes estivales!
ô mélancoliques pensées, jamais ne me quittez,
je vous chasse mais sans cesse vous revenez!
votre insinueuse présence me trouble
et pour moi la douleur est double!
ô, toi, mon coeur, pourquoi tu t'affole
lorsque je la vois marcher dans les herbes folles?
cette princesse d'ivoire et d'ébène
te fais battre a perdre haleine!