@ manthanoménos
Je te remercie, j'ai également beaucoup apprécié la qualité de ta réponse, même si je ne suis pas d'accord sur tout. Mais il est vrai que l'on sent les études de droit dans ton propos et dans ton champs lexical.
@ menoch
S’il te plait, pourrais-tu mettre les pseudos quand tu quote plusieurs personnes dans le même post ? Je n’aimerai pas que des gens prenant le sujet en cours de route me prêtent des propos qui ne sont certainement pas les miens. Merci par avance.
manthanoménos a écrit: Mais le droit, même inspiré par instants par une quelconque morale, n'est pas là pour imposer un ordre moral. Il est là au contraire pour pallier à l'échec de la morale.
Je ne pense pas que le droit définisse la morale, mais plutôt qu'il en est le reflet. Globalement je suis d'accord avec ce que tu expose, mais pour moi cela s'applique surtout au droit français et non au monde.
manthanoménos a écrit:La morale ne se contente pas de gouverner les actes extérieurs de l'homme mais aussi ses pensées, tandis que le droit se cantonne aux attitudes extérieures. Nul n'est juridiquement condamné pour une simple pensée, aussi infamante soit-elle.
Si tu garde ta pensée pour toi : aucun risque ; mais si tu en fais part à quelqu’un, c’est déjà moins évident. Déjà il faut avoir la liberté d’expression pour que cela ne soit pas condamnable, et ce n’est pas le cas partout, et même chez nous alors que nous l’avons, elle est tout de même règlementée.
La morale étant la conception du bien et du mal (je fais un énorme raccourci là), de l’individu ou d’une société, elle se reflète dans la loi. C’est pourquoi par ailleurs, ce qui est permis dans un pays ne l’est pas forcement dans un autre, et inversement, ou que la peine encouru pour un même crime diffère d’un pays à l’autre.
Un exemple rapide : l’homosexualité est totalement autorisée en France et n’est aucunement concidéré comme un crime, mais en arabie saoudite, elle est punie de la peine de mort.
manthanoménos a écrit:Maintenant, je rajoute mon point de vue personnel de juriste, en précisant qu'à mon sens le droit est l'échec de la morale. Lorsqu'une affaire arrive devant un tribunal, lorsque l'on recourt au droit, c'est que la morale a échoué. Elle a échoué par ce qu'elle n'a pas réussi à se faire respecter, ou parce qu'elle n'a pas réussi à résoudre un litige par elle-même. Alors on recourt à cette arme qu'est le droit, qui du fait des divergences énoncées plus haut, est plus à même de trancher et de s'imposer. .
Je ne suis pas d’accord, car la morale est affaire de subjectivité, chacun d'entre nous ne peux avoir la même conception du bien et du mal.
manthanoménos a écrit:Pourquoi être pour la peine de mort :
Pour des histoires d’équité vis-à-vis des vies qui ont été détruite par le criminel, que ca soit par son crime et au-delà (répercutions familiales et sociétales). La bonne vieille histoire du « œil pour œil, dent pour dent ».
Si tu défends la peine de mort avec un tel argument, tu n'iras pas loin. La justice n'est pas la vengeance, du moins en droit français. La Justice en France vise le rétablissement d'un déséquilibre illégalement causé, d'où le recours à la notion de "réparation" et non de "sanction", à l'exception du droit pénal qui vise à la protection de la société (et non à la réparation du dommage causé aux victimes) et à la prise du conscience par le criminel de ses actes infractionnels (d'où le recours à la sanction). Mais il n'est jamais, ô grand jamais, question de vengeance! Le droit est justement là pour l'éviter.
J’ai juste synthétisé ce qui avait été énoncé de part et d’autre sur dans le sujet, cela n’était pas mon opinion propre.
manthanoménos a écrit:Par contre aller dans le sens de la peine de mort en énonçant que cela protège la société de ceux qui de toute manière sortis de leurs 30 ans de prison vont re-re-récidiver sans aucun regret, cela est plus sensé!
Voila, ca c’était mon opinion propre
menoch a écrit:Mais la raison principale pour laquelle je suis et serais toujours contre la peine de mort, c'est que fondamentalement, un pédophile, un sociopathe ou autres sont des malades, et que je ne prônerais jamais la condamnation à mort d'un malade. Son internement à vie, oui, sa mise à mort non. On ne tue pas un sidéique pour simple motif qu'il va couter cher à la société en traitement et que de toutes manières il est condamné, que c'est de sa faute il n'avait qu'à se protéger etc...
menoch a écrit:De plus, un malade complètement barré de ce genre, le fait qu'il ne sache pas se contrôler ne lui enlève pas pour autant la capacité à éprouver de la culpabilité, du remord ou autre...
Revois la définition du sociopathe et on en reparle
La personnalité sociopathe
Se caractérise par un total manque de respect tant des autres que des règles et des lois de la vie en société. Ils fonctionnent sur un mode impulsif qui privilégie le passage à l'acte immédiat sur la mentalisation de l'acte. Très instables et insoumis, ils sont dénués de tout sentiment de culpabilité…
menoch a écrit:L'esclavage, sous toutes ses formes, me fait personnellement horreur. Je me suis peut être trop intéressé à la sociologie, mais je considère que la criminalité à bien souvent une origine sociale…
Il faut à mon sens se poser les bonnes questions, s'interroger sur les causes, les racines profondes. Quand on voit des quartiers flirter avec les 40% de chômages, ça vaut peut être le coup de se demander si on a pas ici une de ces racines non?
Complètement d’accord, mais ce n’est pas une généralité. J’ajouterais« socio-culturelle » également. J'aurai aimer développer...
menoch a écrit:Je suis partisan d'un état Mondial, pas d'un monde divisé en milliers de groupes
J'y ai pensé hier, justement. Avec, ne serait-ce que deux états, il y aurait des guerres. Avec deux religions, il y aurait des guerres. En fait, si deux groupes distincts sont formés, la guerre est possible.
Donc en gros, la seule solution pour créer ton état mondial, c'est une pensée unique, une culture unique, des uniformes pour tous etc? Parce que pour info, les querelles de voisinages ça existe à l'intérieur des états hein !
C’est à partir d'ici que les propos quotés ne sont plus les miens. Je m’arrêterais donc là.
J’aurai par ailleurs aimé répondre concernant les conditions de détention en France mais le temps me manque… une prochaine fois peut être.