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L'épopée de Gilgamesh

Un petit retour vers l'histoire de nos aïeux et dans les méandres de l'étrange.

L'épopée de Gilgamesh

Messagepar Mam'zelle Bulle » 09 Aoû 2008, 19:03

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La légende de Gilgamesh, qui serait le plus ancien écrit découvert par les archéologues (bien antérieur à "L'Iliade" et "L'Odyssée" ou aux divers textes bibliques fondateurs du judaïsme et du christianisme), relaterait la première histoire d'amour entre deux hommes et la quête de l'immortalité. Les premiers écrits de cette légende le furent en sumérien il y a plus de quatre mille ans sur des tablettes d'argile et en caractères cunéiformes. L'Epopée de Gilgamesh est la plus vieille œuvre littéraire connue.
Gilgamesh est un roi sumérien de la Cité-Etat d'Uruk en Mésopotamie, l'actuel Irak. Il aurait vécu aux alentours de 2650 avant notre ère. Après sa mort, ses exploits et sa légende se sont propagés oralement d'abord, puis par écrit. Ce récit remanié, enrichi avec le temps, recopié, traduit dans l'Antiquité, et diffusé au-delà des frontières de la Mésopotamie, de la Palestine au royaume Hittite dans l'actuelle Turquie. Gilgamesh devint le héros d'une épopée.

Histoire :
Gilgamesh terrorise la population de son royaume d'Uruk. C'est un roi seul, triste donc violent. La déesse Aruru est alors chargée par les dieux de créer Enkidu pour qu'il contrecarre la force et la violence de Gilgamesh. Avant de quitter sa steppe natale, il sera rendu intelligent et humanisé par une femme, une courtisane. Puis il part affronter Gilgamesh, mais une grande amitié va naître entre les deux hommes. Après un premier combat, Gilgamesh et Enkidu découvrent qu'ils ne peuvent se vaincre l'un l'autre... A la fin du combat, Gilgamesh embrassent Enkidu, le porte et le soigne. Ils passerontla nuit ensemble (les coquinoux ^^). Ils vont ensuite vaincre Houmbaba, le gardien redouté de la forêt des cèdres. Séduite, la déesse Ishtar offre à Gilgamesh de l'épouser, enfin, elle s'offre totalement à lui mais il refuse en des termes insultants. Est-ce pour rester auprès de son ami Enkidu ? Le texte ne le dit pas, mais il dit la colère d'Ishtar, ses imprécations et sa vengeance : elle envoie le taureau céleste ravager Ourouk. Mais, une fois de plus, unis et invincibles, Gilgamesh et Enkidu triomphent de l'animal monstrueux et le tuent. Ils reviennent à Ourouk en en héros et le peuple aime son roi changé et le sublime Endiku qui l'a aidé. Seulement... Ishtar, folle de rage, obtient la mort d'Enkidu : les dieux lui envoient une maladie mortelle. La douleur de Gilgamesh, devant le cadavre de son ami le plus cher, est semblable à celui d'un amant pour son amante...
Avec la mort d'Enkidu, et le choc qu'elle constitue pour Gilgamesh, le mythe prend une autre dimension : celle d'une réflexion sur la destinée humaine, une quête de l'éternelle jeunesse opposée à la corruption du corps et aux limites de la vie terrestre. Gilgamesh a connu la mort de l'ami, elle a fait naître en lui un sentiment jusque-là inconnu chez ce héros : la peur. Gilgamesh quitte alors Ourouk et se lance dans une longue errance, à la recherche de Outa-Napishtim, « le seul mortel qui ait jamais pu échapper à la mort », pour lui demander son secret, et à son tour acquérir l'immortalité, thème lancinant du dernier tiers de "L'épopée de Gilgamesh". La mort d'Enkidu amène le héros à se pencher sur sa propre mort. Peut-on vivre en acceptant l'inéluctable ? A ce moment du récit, Gilgamesh pense que non. Il abandonne sa cité d'Ourouk et se lance dans une recherche désespérée de la vie éternelle. Naturellement, Gilgamesh trouvera l'herbe dispensatrice de l'éternelle jeunesse, mais tout aussi naturellement un serpent la lui dérobera (encore un parallèle troublant avec la Bible.)
De retour à Ourouk, Gilgamesh acceptera sa condition et l'épopée s'achève sur une morale nuancée : l'homme ne peut se prendre pour un dieu, mais il doit jouir de la vie en acceptant ses limites. Telle est sa destinée.


On m'a raconté cette histoire, et je l'ai lu, quand j'étais toute petite... Je la trouve magnifique. Mais dans la version que j'ai eu, Gilgamesh ne revient jamais, son peuple se meurt, le hais d'être parti. Il aurait trouvé le moyen d'être un immortel, en donnant son âme et en devenant une espèce de vampire (le tout premier)...

Ceux qui analysent ce récit parlent de la première histoire écrite, et de la première parlant d'homosexualité et de l'analyse humaine de la mort et la volonté de ne pas mourir...

S'beauuuu :cry:
Mam'zelle Bulle
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Messagepar Moustique » 18 Aoû 2008, 17:57

Très très intéressant, continue stp je suivrai ça avec attention ! :wink:
Moustique

Messagepar Mam'zelle Bulle » 18 Aoû 2008, 18:02

:) Merci

Faut je farfouille dans mes dossiers, j'en ai pleins d'autres :P
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Messagepar Moustique » 18 Aoû 2008, 18:05

Super alors :D
Moustique

Messagepar Mam'zelle Bulle » 22 Aoû 2008, 17:49

Sur Gilgamesh en lui même, j'ai pas vraiment d'autres histoire, j'ai mis ici à peut près tout ce que j'ai pu trouver.
Maintenant, on ne peut que débattre dessus, sur le sens des paroles...

On peut l'aborder sous l'angle de l'homosexualité. Je trouve, comme ça, que c'est une extrapolation qui peut faire passer à côté de certaines choses importantes comme justement ce changement de perception dans la destinée humaine dont parle la deuxième partie du mythe seulement.

Dans la première partie la mort n'est qu'une sorte de défaillance dans les rouages bien huilés de l'organisation de la cité-état. On peut aussi le comprendre comme un effet cyclique de l'âme qui renouvelle l'égrégore de la cité par ses cycles vie-mort.
A ce moment, tant que Gilgamesh est encore ce tyran, l'homme n'est que fourmi dans la foumillière (la cité-état) qui est un organisme à part entière et Gilgamesh en est "la reine". Mais dès lors que Gilgamesh rencontre son alter-ego, et qu'il s'attache à lui d'une profonde amitié, la mort devient une sombre injustice individuelle, une souffrance personnelle : le deuil.

Si on ne s'empresse pas de voir du sexe là où il n'y en a pas (d'autant que quand il y en a avec la courtisane par exemple ou avec la déesse qui s'offre, le mythe le dit clairement) ou voit bien qu'on est dans un mythe explicatif de la formation de la psyché humaine.

Gilgamesh est la psyché désincarnée du nouveau-né qui fusionne avec le monde. Jusqu'à ce qu'il prenne conscience de son moi, son alter-ego, figuré par les limites du corps. C'est le stade du miroir en psychanalyse : l'être s'identifie par le regard de la mère (ici la divinité) sur son reflet dans le miroir (son alter-ego).

Dès lors nait la peur de disparaitre, la peut de mourir, le vertige de l'inconnu.

C'est le commencement du cheminement initiatique : la quête de l'immortalité qui trouve son aboutissement un peu comme dans l'alchimiste de Coelho : là où tout a commencé. Gilgamesh redevient aussi démuni et désabusé qu'il l'était avant la rencontre avec lui-même, mais cette fois il assume son sort et le connait.


Bref, pour faire un petit commentaire sur cette histoire d'homosexualité, je trouve qu'il y a souvent une tendance à la perversion (au sens de pervertir le sens) chez certains littéraires qui analysent les mythes. De là on peut carrément lire l'histoire du fils prodigue et y voir de l'inceste.

Evidemment si on transforme à chaque fois le concept d'amour par le concept de sexe, il n'y a plus d'amitié, il n'y a plus d'amour filiale, ou même d'amour pour son animal de compagnie... il n'y a que des rapports sexuels réels ou refoulés plus ou moins pervers. Je trouve ça un peu réducteur mais très caractéristique de notre époque, en réalité.



Ah si, j'ai retrouvé quelques petites choses :
Ninsun (grande vache sauvage) est la mère de Gilgamesh et l'épouse de Lugalbanda. Elle est sage car elle sait tout, même interprèter les rêves de Gilgamesh. Elle met en doute la décision de Shamash d'envoyer Gilgamesh combattre Humbaba. Elle adopte Enkidu avant la recherche d' Humbaba. En général, elle porte un cercle sur la tête et un ornement sur son sein.

La femme de Gilgamesh lui révèle aussi, l'endroit où se trouvait une plante restituant la jeunesse. Il la trouva et décida de la ramener à Uruk pour l'essayer sur un vieillard. Sur le chemin du retour, désireux de se baigner, il la posa par terre et un serpent la mangea. C'est pour cela que les serpents muent. Et on se mit à élever des temples au dieu-serpent, symbole de la vie.
C'est aussi une autre version de la fin.


Textes traduit et retrouvé (pasqu'on a pas tout traduit ni tout retrouvé) :
http://mythesfondateurs.perso.cegetel.net/%C9pop%E9e%20de%20Gilgamesh.htm
Dernière édition par Mam'zelle Bulle le 22 Aoû 2008, 17:59, édité 1 fois.
Mam'zelle Bulle
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Messagepar Moustique » 22 Aoû 2008, 17:58

Gilgamesh est un roi sumérien de la Cité-Etat d'Uruk en Mésopotamie, l'actuel Irak. Il aurait vécu aux alentours de 2650 avant notre ère. Après sa mort, ses exploits et sa légende se sont propagés oralement d'abord, puis par écrit. Ce récit remanié, enrichi avec le temps, recopié, traduit dans l'Antiquité, et diffusé au-delà des frontières de la Mésopotamie, de la Palestine au royaume Hittite dans l'actuelle Turquie. Gilgamesh devint le héros d'une épopée.

Gilgamesh terrorise la population de son royaume d'Uruk. La déesse Aruru est alors chargée par les dieux de créer Enkidu pour qu'il contrecarre la force et la violence de Gilgamesh. Avant de quitter sa steppe natale, il sera rendu intelligent et humanisé par une femme, une courtisane. Puis il part affronter Gilgamesh, mais une grande amitié va naître entre les deux hommes. Tous deux vont affronter des dangers, tout d'abord avec Humbaba le gardien de la Forêt des Cèdres puis avec le Taureau Céleste. Mais Enkidu meurt. Gilgamesh ne peut admettre la mort insupportable de son ami. Il se pose des questions sur le mystère de cette mort inexorable. Il décide alors de partir à la poursuite de l'immortalité. Pour ce faire, il rencontrera Utanapishti qui lui contera comment il a échappé au déluge décrété par les dieux pour anéantir la race humaine.

Les premiers écrits de cette légende le furent en sumérien il y a plus de quatre mille ans sur des tablettes d'argile et en caractères cunéiformes. L'Epopée de Gilgamesh est la plus vieille œuvre littéraire connue.

Mis à part les cours d'histoire à l'école qui depuis son enfance lui parlaient de Gilgamesh, c'est à Bagdad où pour la première fois Hassan Massoudy a rencontré ce héros. Assis au centre de la scène sur un trône d'une hauteur démesurée, un récitant contait les exploits de Gilgamesh et sa quête de l'éternité impossible à atteindre. Au cours du récit le trône descendait peu à peu, jusqu'au moment où il disparaissait sous la scène, englouti par la mort.

En 1979, à Paris cette fois, il assiste à l'Epopée de Gilgamesh, mise en scène par Victor Garcia au Théâtre National de Chaillot. Depuis de longues années il rêvait de réaliser des calligraphies inspirées de ce texte venu de la lointaine Mésopotamie, lointaine dans le temps, mais proche géographiquement pour lui, Irakien.

Au printemps 2003, face à la violence de la guerre dans son pays, le pays de Gilgamesh, il a voulu dialoguer avec cette épopée, ici racontée par Pierre Grimal, afin d'exorciser sa douleur et de se retrouver.

Le moment était venu de la calligraphier.


Roi tyrannique, puis aventurier intrepide en quête d'immortalite, l'epopee de Gilgamesh illustre d'une façon dramatique la condition humaine.

C'est à ce jour le plus ancien texte litteraire connu (fin du IIIe millenaire). Il a ete decouvert au XIXe siècle dans les ruines de Ninive. Il existe certes des documents plus anciens, mais ce sont des images (pictogrammes) ou des ecrits administratifs : ce recit se distingue nettement par son caractères indeniablement litteraire. Un heros, c'est-à-dire un homme, aux prises avec les limites de la puissance et en particulier la mort : c'est toute l'aventure humaine qui emerge de ce texte qui doit la survie à son succès. Si on a pu le reconstituer dans son integralite, c'est d'après de multiples fragments dissemines sur une region allant jusqu'à la Turquie.

"Les premiers ecrits de cette legende le furent en sumerien sur des tablettes d'argile et en caractères cuneiformes." (http://perso.wanadoo.fr/hassan.massoudy/gilga.htm)

Je vais maintenant vous en conter la legende :

Gilgamesh, fils de la deesse Ninsoun et d'un mortel, etait roi d'Uruk (Ourouk) en Mesopotamie (l'actuel Irak). Grand constructeur, il fit de sa ville une forteresse imprenable, entouree d'un mur de 9.5 km et flanque de plus de 900 tours.**

Roi cruel au pouvoir absolu et tyrannique : toutes les femmes servaient à son plaisir et tous les hommes à ses travaux. Ses sujet ecrases par cette oppression, supplièrent les dieux de les liberer de leur bourreau ; ceux-ci envoyèrent la deesse Aruru qui crea un geant pour le combattre et le tuer. C'est Enkidu.

Enkidu etait le contraire de Gilgamesh. A demi-sauvage, il tenait plus de la bête que de l'homme. Le corps entièrement velu, il vivait dans les grottes et les terrains incultes, parmi les fauves. Il ne connaissait pas la civilisation et, doue d'une force colossale il detruisait tout sur son passage et cherchait querelle à qui le rencontrait.

Gilgamesh le vit d'abord en rêve, puis il apprit son existence par un chasseur embusque qui le vit s'abreuver à une source. Il lui envoya une courtisane afin de le seduire : elle s'unit à lui pendant 7 jours et 7 nuits et parvint à en faire un homme. Enkidu la suivit jusqu'en ville où il apprit peu à peu la civilisation. Alors il rencontra le roi. La confrontation fût sevère, chacun voulant l'emporter et affirmer ainsi sa suprematie. Gilgamesh, plus ruse, eu le dessus, mais il se prit d'amitie pour son adversaire.

Tous les deux partirent abattre Huwawa, un monstre d'une puissance phenomenale qui crachait le feu et tuait par sa seule haleine. Ils le trouvèrent dans une forêt de cèdres fabuleuse dont il etait le gardien et reussirent, après bien des peripeties, à lui donner la mort.

Au retour, Gilgamesh reçut les avances de la deesse Ishtar, medusee par ses exploits. Malheureusement il connaissait son mode de vie deluree :

"Elle est la deesse de l'Amour, et ses temples sont des lieux de prostitutions : chaque femme, à Babylone, devait en effet, au moins une fois dans sa vie, s'asseoir dans le temple et attendre qu'un etranger vienne et lui jette de l'argent et lui dise "je te somme au nom de la deesse". Alors et elle suivait cet homme et s'unisait à lui." ("Les grandes figure mythologiques" Fernand Comte)

Ainsi, il refusa insolemment, la traitant de "chaussure qui blesse le pied". Ishtar, furieuse, crea alors un taureau celeste capable de le detruire, lui et toute sa cite. Enkidu reussit à prendre la bête par la queue et Gilgamesh lui enfonça son epee entre le garrot et les cornes.

Enkidu, enivre par la victoire, nargua la deesse et l'insulta sans retenue. Celle-ci se vengea en le rendant malade ; il mourut après 12 jours d'agonie.
Mais peu de temps avant sa mort il eu une apparition d'un personnage qui lui dit :

"Suis-moi à la demeure des tenèbres où habite le dieu Nergal,
suis-moi moi à la maison où l'on entre sans espoir d'en sortir,
par la route dont les chemins ne servent qu'à l'aller et jamais au retour,
qui moi vers la demeure dont les habitants manquent de lumière" ("l'Odysee et la Nekyia" d'Octave Mirbeau).

Gilgamesh en fût inconsolable. Pendant 7 jours et 7 nuits, il pleura son ami, esperant ainsi le rendre à la vie. Après l'enterrement, Gilgamesh erra dans le desert, terrorise par la perspective de la mort. Une idee lui vint à l'esprit : conquerir l'immortalite. Il savait qu'Utnapishtin (Outa-Napishtim), le seul qui ait survecu au deluge envoye par les dieux, vivait toujours, et il decida de le retrouver : alors commencèrent ses aventures.

Il se rendit aux sources des rivières où la porte du soleil lui fût ouverte par ses gardiens, les hommes-scorpions*, ceux-ci ayant discerne en lui la parcelle divine qu'il portait.

Il chemina 12 heures dans les tenèbres d'un souterrain et quand il atteint l'Orient, il decouvrit une oasis de lumière flottant sur les eaux du bout du monde.*4 Un arbre s'y dressait. :

"Les fruits qu'il porte sont tous rubis,
ses branchent courent, suspendues, et sont belles à voir,
sont feuillages bleu est de lapis-lazuli ;
il porte des fruits et les vue en est admirable" ("l'Odysee et la Nekyia" d'Octave Mirbeau).

Il rencontra la nymphe Siduri qui tenta de le detourner de son projet :

"Il n'y a jamais eu, ô Gilgamesh, jamais de route,
il n'a ete donne à personne, depuis les jours les plus lointains, de traverser la mer ;
il a passe la mer, le preux Shamash*3, mais outre Shamash, qui la franchirait ?"
"Le passage est difficile et le chemin penible
et les Eaux de la Mort sont profondes qui interdisent son accès
À quel endroit, ô Gilgamesh, franchirais-tu la mer ?
Une fois arrive aux Eaux de la Mort, que ferais-tu ?" ("l'Odysee et la Nekyia" d'Octave Mirbeau).

Finalement , elle consentit à l'aider et lui prêta les services d'Urshanabi, le batelier d'Umnapishti. Ensemble ils traversèrent les eaux de la mort et arrivèrent enfin sur le rivage où vivait Utnapishtin.
Ce dernier lui demanda de ne pas dormir pendant 6 jours et 7 nuits (l'epreuve du sommeil) pour s'entraîner à l'immortalite. Mais Gilgamesh s'endormit et ne se reveilla qu'après la septième nuit. Alors il s'inquieta : "Que faire, Utnapishtin, où aller ? Un demon a pris possession de mon corps ; dans la chambre où je dors, habite la mort, et où que j'aille, la mort est là !".

Utnapishtin lui revela enfin où se trouvait la plante de vie, appelee "le vieillard redevient jeune" Gilgamesh partit la cherche au fond de la mer, et prend le chemin du retour avec l'intention de la partager avec ses sujets. En cour de route il s'arrêta pour prendre un bain à une source. Mais un serpent, attire par le parfum de la plante magique, la mangea. Gilgamesh fût depouille de l'immortalite. Il revint à Uruk, se fit une raison et reprit sa vie d'autrefois.

* Il est dit des hommes-scorpions aussi appele Lestrygons, que leur vue suffit à donner la mort.

*3 Shamash est le dieu du Soleil.

*4 Jusqu'à une certaine epoque on pensait que la terre etait plate et que les eaux aux extremites de son plateau tombait dans le neant.

Voici quelques extraits de l'epopee de Gilgamesh :

** "Deux tiers en lui sont dieu et un tiers est humain ; la forme de son corps, les dieux eux-mêmes la parfirent et sa mère Ninsoun de surcroît le dota de beaute. Dans l'enclos d'Uruk, il se montre d'une force aussi grande que celle d'un buffle portant haut la tête. Sans rival est le choc de ses armes." (Gilgamesh, II, 3-15).

"Lorsque les dieux firent les hommes, ils mirent la mort pour les hommes, ils gardèrent la vie pour eux. Toi Gilgamesh, remplis ta panse, et, nuit et jour, rejouis-toi. Mets une fête en chaque jour, et, nuit et jour, danse et t'ebats... Presse l'enfant qui prend ta main, que femme avec toi se rejouisse. Tel est le seul parti des hommes."
Moustique


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