Quelqu'un pourrait-il m'aider à y voir plus clair au sujet du don chez Jacques Derrida ?
J'ai un exposé à faire et je dois traiter la partie sur le don et la délinéarisation.
La délinéarisation
affecte certes la continuité rectiligne ou circulaire d'une ligne
mais elle compromet aussi l'identité et l'indivisibilité du trait
linéaire, sa consistance même de trait contracté avec soi, son
unité de trait. Or qu'est-ce qu'un bord ou un abord dès lors
que l'indivisibilité du trait n'est plus assurée?
Le don, s'il y en a, sera toujours sans bord. Que veut dire
ici « sans »? Un don qui ne déborde pas, un don qui se
laisserait contenir dans une détermination et limiter par l'indivisibilité
d'un trait identifiable ne serait pas un don. Dès
qu'il se délimite, un don est en proie au calcul et à la mesure,
à la maîtrise et à la métrique, à la garde du contrôle et à la
réappropriation subjectivante. Le don devrait, s'il y en a,
déborder le bord, certes, vers la démesure et l'excès; mais il
devrait aussi suspendre son rapport au bord, et même son
rapport transgressif à la ligne ou au trait découpable d'un
bord. (119)
Y a-t-il une âme qui pourrait m'aider à transcrire en français ce que veut exprimer Jacques Derrida ?
Merci pour votre aide
Johann