Voici un article que j'ai écrit pour d'autres sites, le but est de définir le concept de "Diable", à travers l'histoire et les religions principales.
Il est long, il fera 2 posts.
Depuis la nuit des temps, les hommes ont pris l'habitude de personnifier les forces de la Nature. Les religions sont basées sur ce principe, et ont évolué en même temps que l'humanité.
On a en quelque sorte donné vie, à tous les principes universels, tel que le bien et le mal.
Le Diable, fait partie de ces personnifications, et c'est souvent avec cornes, sabots, queue en pointe et fourche en main, qu'on le représente.
Il inspire la peur, le dégoût, la violence, la méchanceté, la haine, les vices de l'homme, les catastrophes Naturelles, ...
Le Diable est mauvais, il est le mal, la guerre, le poison, le chaos.
C'est en tout cas ce que la plupart des gens vous diront sur lui.
Mais quand est il vraiment?
Pour mieux connaître ce personnage mythique, nous allons faire le tour des différentes croyances et traditions, le concernant.
Etymologie du mot "Diable" :
Diable provient du Grec "diabolos" = ce qui sépare, en particulier le calomniateur. On notera que "diabolos" est l'inverse de "symbolos" = ce qui réunit.
(source : Wikipédia)
Etant donné que la croyance en un Diable qui serait la source de toutes les plaies de ce monde, ne se retrouve pas vraiment dans les traditions antiques. Je vais commencer par la vision catholique.
En effet, dans les religions pré-chrétiennes, il existait bien des Divinités malveillantes, mais elles étaient également munies d'un aspect bienveillant. Il faut savoir, que ces croyances étaient essentiellement basées sur la Nature. Hors, dans la Nature, nous trouvons autant de lumière, que de noirceur. Et il est évident que toutes ces choses, sont essentielles à l'équilibre de notre Terre. Le Paganisme est donc relativement basé sur cette philosophie. C'est pourquoi, nous n'y retrouvons pas cette croyance en un Démon tentateur, n'ayant pour but que notre perte.
Le Diable dans la religion Catholique :
Il est évident que les Catholiques devaient trouver une explication, voir une excuse à l'existence du mal dans le monde. Ils ne pouvaient pas attribuer les souffrances de la vie à leur "Dieu" qui est selon eux "infiniement bon" et "amour pur".
Alors ils ont trouvé un ennemi à leur "Dieu" et bien entendu à l'homme. Cet ennemi, n'est autre que le Diable.
Il veut notre perte, il souhaite nous voir brûler dans les flammes de son enfer, au lieu d'atteindre le paradis de "Dieu" aprés notre mort.
Selon certaines varientes de la genèse biblique, il est celui qui a tenté Eve de consommer le fruit déffendu, et qui de ce fait provoqua le courou de "Dieu" qui chassa l'homme et la femme du jardin d'Eden.
Voici une définition chrétienne du Diable (source Wikipédia) :
Il désigne la personne ayant fomenté une rébellion contre Dieu en Eden, se constituant ainsi son Adversaire. La lutte entre Dieu et ses fidèles d'une part, et de Satan et de ses partisans d'autre part est au cœur du récit biblique.
Les écritures hébraïques en parlent à plusieurs reprises, et le nomment Satan. Les écritures chrétiennes renferment des occurrences plus nombreuses encore.
Il est aussi connu par l'expression latine : Vade retro Satanas ("arrière, Satan !") extraite de Matthieu, IV.10 (Vulgate de Jérôme).
Il tenta également Jésus Christ lors de son jeûne âge dans le désert ."
Som nom peut changer selon les textes, ils peuvent l'appeler Lucifer, ou encore Belzebuth, ...
Pour beaucoup de praticiens occultes, ces entités sont en principe considérées comme indépendantes, mais pour un chrétien, il s'agit des divers visages que peut prendre le Diable. Selon eux toujours, il peut aussi se déguiser en Ange de lumière pour mieux nous tromper, et nous emmener sur la voie du mal, malgré nous.
Il est également important de savoir qu'historiquement, le Diable fût le meilleur ami des catholiques. Car à l'époque ou ils étaient traqués par les Romains et accusés des pires atrocités, ils ont rétorqués en accusant les Romains d'être Légions du Démon. C'est ainsi que cette image du Diable cornu (appellé diable par rapport à l'étymologie de "diabolos", de façon à ce que le mythe fonctionne mieux) que nous connaissons tous, fut crée. Et c'est ainsi que progressivement le Paganisme, fût diabolisé et considéré comme une pratique rendant un culte au Démon.
Au fil des siècles, cette image du Diable a été gardée et a grandi dans le folklore des religions catholiques. Elle s'est bien ancrée dans la vie des gens. Beaucoup de chrétiens vont accuser "Satan" au moindre problème, et faire des prières pour le chasser de leur vie. C'est au moyen âge que l'on va rencontrer le plus ce phénomène. Il suffit de regarder un fléau comme l'inquisition, qui a causé la mort de bien des innocents, tués au nom de "Dieu". Parce qu'à cette époque bien sombre, tout ce qui pouvait ressembler à une adoration de la Nature, à du paganisme, mais aussi de la médecine et même de la science, était de l'hérésie. Et l'hérésie était inspiré par "Satan". Le Diable voulait causer notre perte en nous enseignant les sciences maudites.
Il était également censé présider, le fameux Sabbat des Sorcières. Des cérémonies dans lesquelles, sois-disant, des Sorciers/Sorcières se réunissaient, pour adorer le Diable et lui vouer un culte.
L'église livra un combat sans merci contre toutes formes d'hérésie. Je n'irais pas plus loin en ce qui concerne l'inquisition dans cet article, car ce n'en est pas le thème.
Voici une vision plus théologique du Diable (source Wikipédia) :
"D'un point de vue théologique , le Diable est considéré comme un ange (c'est-à-dire ce que nous nommerions aujourd'hui un processus) révolté contre Dieu, déchu et précipité en Enfer (sur terre), qui pousse les humains à faire le mal . Si certaines traditions considèrent que le mal vient aussi de Dieu, et que le diable n'est qu'un de ses aspects ou de ses agents, la plupart lui donnent une dimension autonome. Dans ce cas, selon certains, Dieu laisse dans une certaine mesure le champ libre au diable, tout en conservant la possibilité de le réenchaîner, alors que pour les Manichéens la lutte entre ces deux forces ne peut être arbitrée que par l'Homme."
Pour ce qui est des traditions dans lesquelles le mal vient aussi de "Dieu",Je rajouterais que certains Kabbalistes Juifs, nomme le Diable "Samaël", et considère qu'il est Archange et Démon à la fois. Et que "Dieu" lui laisse le champ libre, pour ce qui est de faire régner la justice et l'ordre. Il est la justice de "Dieu" et Démon des enfers. A l'origine, il n'avait pas de côté Démoniaque, mais il est censé avoir perdu une part de sa pureté divine, lorsqu'il succomba aux charmes de Lilith, la première femme d'Adam.
Témoignage d'un fervent adepte du catholicisme :
Père Ruiz, prêtre exorciste gallican, (une de mes connaissances) :
"Pour moi, le Diable est un être des plus malveillant qui puisse exister. En tant que prêtre exorciste, ma vocation consiste à le chasser, de tous les êtres et lieux possible. J'aide les gens en détresse, par des prières et des rites chrétiens. Tous ceux qui ont des malheurs successifs dans leur vie, de la malchance quotidienne, la maladie, les souffrances, sont d'une manière ou d'une autre, sous l'emprise du Démon. Peu importe comment on le nomme, peut importe comment il se déguise, je sais toujours le reconnaître. Il me défie, mais je sais comment le vaincre, et je n'ai pas peur de lui. Je suis protégé par "dieu". Trés souvent, il se venge de moi. La nuit, j'entend les pas de ses sabots dans ma demeure. Il cherche à me terrifier, à me tourmenter, mais je ne me laisse pas dominer par cet être. Le Diable est le fléau de ce monde, et moi je le combat, en remmenant la lumière et l'amour de "Dieu" là ou il sème le chaos.
Le Diable aime beaucoup les gens malveillant. Tous les gens qui font le "mal", sont inspirés par lui. Il est auprés d'eux et leur inspire des actes malsains. Ceux qui pratiquent des "magies noires", sont consciemment ou inconsciemment, secondés par le Démon. Il est dans tout ce qui est mauvais, maladie, guerre, famine, pauvreté, etc ... Et moi, je passe ma vie à le chasser, sans jamais fléchir devent lui."
Le Diable dans les traditions populaires :
Le témoignage précédent, est trés proche de la vision populaire du Diable. Si peut que l'on soit un peu croyant, en général, les mots "Diable", "Démons", "Satan", "Lucifer", ... ne laissent pas indifférent. Dans certains villages de campagne, on trouve encore des guérisseurs, des rebouteux, qui disent "chasser le démon du corps". Ils voient la maladie comme une blaissure du démon. Alors ils utilisent, des prières, des passes magnétiques, des rituels, afin d'enlever le mal, et de faire disparaître, les blaissures du Diable.
Aussi, certaines personnes sont considérées, comme des êtres qui ont pactisés avec Satan. Fût un temps ou on racontait que les yeux verts sont signe du Démon, ainsi que les tâches de rousseur, et les cheveux roux. Les personnes qui n'ont pas de larmes lorsqu'elles pleurent, sont également considérées comme des Sorciers/Sorcières, liés au Diable.
Il est de coutume, d'accuser ces personnes, de tous les malheurs du village.
C'est certes une vision assez moyen-âgeuse, mais ça existe encore de nos jours, dans les campagnes.
Il y a une raison à cela. Les cheveux roux et les tâches de rousseur, par exemple. La couleur rousse a souvent été associée au Diable, premièrement parce que sur le plan énergétique, elle corespond aux dimensions plutôt physique (voir sexuelle), donc c'est une énergie considérée comme "basse". De plus, les personnes aux cheveux roux, étaient souvent associées aux anciens cultes, par les Chrétiens. Principalement les pratiques d'origines du nord, Celte, Viking, ... Et pour eux, le paganisme est une force diabolique (Satan se déguise).
Pour les yeux verts, c'est parce que cette couleur rapelle le culte de la fertilité, qui est une pratique païenne. On pourrait penser aussi, que ça a un rapport avec le fait que l'on dise que, Lucifer portait une émeraude à son front. L'émeraude étant de couleur verte.
Pour les larmes, là c'est facile à comprendre. Les Sorciers/Sorcières, sont considérés comme des êtres trés cruel. Ils ne sont donc pas forcément censés, ressentir des sentiments.