Yo les rastas
C'est reparti pour une séance de pub, j'expose, j'impose. ATTENTION : je commence par le plus cliché. Normal c'est celui qui m'a pris un mois à composer !
La Folie
Derrière un lourd rideau rouge sang
La folie vint à moi et m'ouvrit ses gonds :
En ses entrailles fiévreuses l'encens
Fit de ses volutes des voutés démons.
Leurs visages rivés sur la rive des âges
Semblables aux automnes, ces étés ravagés,
Remuent cieux et terres en quête d'un rivage
Et laissent à leurs pieds des âmes saccagées.
A l'orée d'une jungle nuancée de blanc,
Ils se lassent inlassablement des temps volés
Et rêvent, fugaces, de leurs envolées
Vers l'imaginaire, vers ces lointains céans.
Mais, captifs, victimes de leurs songes,
Le temps s'envole pour que se rongent
Les fragments épars, et que se vengent
Avec délice, les vicieux archanges.
Là on repart dans du plus léger ..
Alice : Hommage à Serge Gainsbourg
Tandis que notre Alice
Avec malice s'immisce
A l'orée d'un orifice
Entraîné par les prémices
D'un indicible délice,
Son corps enfin se lisse
Grâce aux fleurs de lys
Du goût subtil de l'anis
Que déguste le calice
De notre enfant indécise.
Ici, un poème que j'ai composé en m'inspirant de Prévert. Un de mes ch'ti préférés, faut pas se prendre la tête parfois ...
Saturne
Une étreinte étouffée
La fraicheur nocturne
Tes soupirs échauffés
Sous le ciel de saturne
Âme de mon âme
Vivacité de ma vie
De tes parfums émanent
Un souvenir ravi
Vent, mers & monts
Me les ramenant à l'infini.
La Muse
Sous cette plume aux fibres blanches et glacées,
Les mots reforment avec des ruines de braise
Les souvenirs perdus de ce château de Laze
Où danse encore cette femme aux lèvres gercées.
Cette muse que mon âme ressuscite
S'empare successivement des mots de mes maux,
Les pique, les mord, les étire et les incite
A hanter pages et pages, mondes immondes,
Chaque parcelle que mon esprit vagabonde
Dans le but de se jouer du mal qui m'habite.
Ô Déesse, fais de tous ces mots des pierres
Afin que j'en bâtisse de mes mains la terre
Libératrice de ces passions délétères !
Je sens ce mal, cet amour, grouiller en mon corps
Me rongeant petit à petit, encore et encore
Faisant de moi une âme vide avide d'amer !
Ne fais pas de mon corps l'Ulysse d'Homère
Je ne veux en aucune sorte, en aucun prix,
Être la marionnette d'un destin dont le mépris
N'a d'égal que la folie de mon égo maladif,
De ce tableau dépeint surplombant les ifs.
Les Vers
Le livre est ouvert sur la table de nuit
Les pandores meurent à l'écurie
Un torrent de verses succombe sur le toit
Tandis que mille et un vers sortent de toi :
Ils mitraillent hardiment tes sauvages ennemis,
Tout en caressant de leur beauté
La beauté de tes fidèles amis
De leur parfum s'immisce sciemment
Le langoureux danger d'une attirance païenne
Vers une terre contrôlée tragiquement
Par des passions délétères et diluviennes
Au fur et à mesure leurs longueurs -hantées
Par ces mots bénis d'inhumains supplices-
Laissent place à l'infini délice
Des limites ouvertes aux haleurs terrifiés
Qu'un certain Rimbaud enchaina à la liberté
Le livre noir d'ancres et d'encre lentement se referme
Il est désormais temps pour lui de s'ouvrir au monde
De se montrer seins nus pour qu'enfin il germe
En cette terre, comme les femmes, des beautés immondes.
Il y en a une trentaine (je crois j'sais pu) ici bas : http://wo1fman.blogspot.com