Un des premiers efforts de W. Vollmann, romancier américain, encore peu connu chez nous, mais déjà avec une belle assise outre-atlantique où on le considère comme un héritier de Burroughs et de Selby (rien que ça).
Je ne vais pas décrire en détail le bouquin, en tout cas c'est un poème dédié à la rue et à sa beauté cachée, à celle des prostituées... Vollmann a un verbe direct et beau, sans fioritures inutiles mais recherché, la mesure du sordide et de la solitude ainsi que de la tendresse pour la tâpineuse alcoolique et vieillissante.