par Amor Mortis l'Ombre Bleue » 10 Juil 2008, 11:38
En effet l'alcool sert donc à plusieurs choses, moi par exemple j'ai une bouteille à portée de main quand je fais de la mécanique, si on se coince le doigt dans un moteur c'est très utile comme anesthésiant pour par tomber dans les pommes...mais bon on s'est quand même fait mal...
Bref, c'est qu'un pansement, ça fait du bien sur le moment comme n'importe quelle drogue, mais ça règle pas le problème...
Vu dans la société dans laquelle on vit, pleine d'idées négatives, ce n'est pas évident de s'y retrouver.
Les moyens classiques tels psychologues, thérapies de sevrage, etc, ont montré leurs limites, et puis elles ne s'appliquent pas à tous...
Forcément on se tourne vers ce qu'on croit être le dernier recours, par exemple l'alcool, et on sombre plus ou moins dedans...
Seulement il existe d'autres solutions...il faut aussi vouloir les trouver et les tester pour trouver celle qui nous sera la plus adaptée...après on peut aussi se complaire dans sa situation et ne pas chercher à évoluer...
Deux personnes ont lancé des bases interessantes plus haut dans ce sujet...et dans le sujet "raison de vivre" qui s'en rapproche:
Bref, tout d'abord regarder ce qu'il y a autour de nous avec un regard nouveau et neutre, les choses simples de la vie dont parlait Keir je crois, ensuite se tourner vers des pratiques qui nous recentrent sur nous même et sur des bases, le yoga dont quelqu'un a parlé est un gros cliché mais c'est dans cet ordre d'idée, un travail sur soi...ensuite il faut bien se rendre compte que notre esprit et notre mental sont deux choses differentes...
Il y a ce que l'on veut au fond de nous, et ce que notre mental nous impose...ce dernier nous balance des idées négatives, des pensées sombres, des angoisses irrationnelles, on ne se sent pas bien sans en connaître réellement la cause.
Et bien en effet il ne s'agit pas forcement de creuser le sujet avec un psychologue ou un psychiatre, chercher des causes ou autre, il faut juste accepter que ce n'est pas nous, que ce ne sont pas nos pensées, même si notre cerveau les fabrique, et que l'on veut s'en debarasser pour être ce qu'on est vraiment et pas ce qu'on croit être suite à toutes ces pensées, ou que l'on s'est convaincu soi même d'être au fil du temps.
Exemple simple: j'attends des amis, ils sont en retard, des pensées négatives m'assaillent, "ils ont peut être eu un accident, il y a un problème, etc", puis ça s'amplifie, on n'arrive plus à penser à autre chose, on n'arrive plus à se concentrer sur d'autres activités, même physiquement on se crispe, c'est un cercle vicieux qui s'installe...
Seulement si au fond de soi on n'est pas comme ça, on ne veut pas de ça, on ne veut pas du négatif que notre mental nous envoie, et bien c'est là qu'il faut faire un travail sur soi, se recentrer, se calmer, et surmonter cela. C'est parfois dur, il faut en avoir la volonté, après il y a ceux qui sortent la bouteille et qui s'ennivrent pour arrêter ainsi l'activité de leur cerveau, ils vont mieux momentanément mais ça reviendra (et je ne parle pas là de l'effet néfaste de l'alcool en tant que tel).
Quelqu'un qui est très négatif aura plus de difficultés à dépasser tout cela et à reprendre les commandes sur son mental, et comme je le disais il faut en avoir la volonté, si on en reste à l'alcool ou autres tout en sachant soi même que ce n'est qu'une pommade on n'avance pas, si on se dit qu'on est comme ça et qu'on se complaît là dedans ou qu'on essaye de se convaincre qu'on est mieux ainsi, ça n'avance à rien non plus...j'ai cotoyé diverses personnes comme ça lorsque j'étais à la fac, des étudiants justement.
Faut vouloir se bouger, avancer, ou plutôt sortir de ce mauvais pas, aller mieux, après une fois ce problème réglé, on passe à la suite et on se pose, pourquoi pas, d'autres questions d'ordre existentiel ou spirituelles (pour me référer à ce dont parle Manda plus haut).
Mais en mélangeant tout à la fois, en essayant de bâtir une maison sans commencer par les fondations, on se perd et c'est un desordre pas possible dans notre esprit...
Faut remettre de l'ordre dans son esprit, en partant de choses simples, et non pas en effet en reflechissant et creusant encore plus les questionnements.
Prenez les diverses tribus vivant dans la jungle loin de la civilisation, elles vivent au rythme de la nature, ne se posent pas de questions et tout va bien...il faut repartir ainsi de ce qui est la base, puis évoluer positivement en rejetant les idées et pensées négatives, ce qui n'est pas évident comme je le disais au vu de notre société complètement déboussolée.
Plutôt que de vous enfermer dans un cadre négatif avec votre bouteille pour essayer d'estomper vos problèmes, allez vous ressourcer dans des coins perdus dans la nature, et pas pour repartir dans des reflexions poussées qui nous angoissent, mais pour se recentrer sur ce qui est simple...
Je pense que tout le monde voit à peu près le sourire de Boudah représenté sur les statues, et bien lorsqu'en permanence votre esprit sourit ainsi (et pas le visage physique), et bien là l'état d'esprit que cela représente permet d'avancer et de se poser les bonnes questions, et là on trouve les réponses au reste...
Mais si on est déjà mal, et qu'on laisse le mental deverser des pensées négatives en grand nombre, on ne risque pas d'aller mieux...
Vouloir s'en sortir c'est soit une question de volonté, soit une question d'être curieux et d'avancer dans la vie, sans parler ici de ce qui concerne la Foi ou autres...
Ceci est donc ma pensée et ma ligne de conduite, puisque j'ai décidé suite à certains évènements de m'en sortir (pas l'alcool car j'ai toujours bu modérement, mais les problèmes dont celui-ci est une conséquence chez beaucoup), je suis artiste, et la création et la créativité ont toujours été en moi, il est donc hors de question que je fasse du sur place en camouflant les problèmes, il faut les affronter et les resoudre, et avancer comme dans une demarche artistique, même si sur le moment on ne sait pas précisement vers quoi, pas besoin de raison de vivre pour vivre, d'abord on cherche à vivre bien, à construire, puis la raison de vivre en decoule automatiquement, ne pas mettre la charrue avant les boeufs.
Après certains verront surement des choses dans mon discours qui les pousseront à dire que je me trompe probablement, que ce n'est pas ceci ou cela, que c'est trop positif comme vision, etc, par exemple un collègue hier à qui je tenais ces propos car il a des problèmes de cet ordre, bref tout un étalage de pensées négatives qu'ils mettront du temps à rediger et dont ils n'essayeront pas de se detacher, au lieu d'employer ce precieux temps à essayer d'avancer eux mêmes dans une demarche positive, même si, je le répète, ce n'est pas évident, et qu'on retombe souvent dans du négatif, mais faut chercher à rebondir aussitôt...après à chacun de voir ce qu'il souhaite vraiment au fond de lui...