Il etait mélancolique, solitaire, alcoolique, et sa ce ressent dans ces écrits. Il a écrit de nombreuse oeuvres, nottement des poésies.
Ce passage du compte de rendu de la rencontre de Bukowski par un français m'a fait bien sourire :
"...La porte s'ouvre. C'est lui. Il a une énorme bedon blanc et une tronche vérolée de vieil hobereau prussien. Par principe et pour voir, il est d'abord méfiant et bourru. Je prononce enfin la phrase magique :
«I come from Paris.»
Sourire. Il me fait entrer et va se poser sur un canapé. Je repère des bouteilles de bière dans le décor. On dirait un pavillon témoin des années 50. Et partout des bouteilles de bière. Vides. Sur la moquete archi usée. Sur les accoudoirs des fauteuils. Dans les plus de l'édredon sur le lit. Sous les chaises. Dans une poubelle. Au moins deux cents bouteilles de bière. Beaucoup de Budweiser. A part ça, rien, sauf une machine a écrire sur une petite table et une dizaine de livres qui traînent la un peu au hasard."
Ces nouvelles ne sont parfois pas très constructives, mais c'est très agréable a lire. Elle touchent la plupart du temps a l'alcoolisme, au sexe et a la violence.
J'ai scanner une petite partie d'une de ces nouvelles. Je trouve qu'elle est asser évocatrice de celles qu'on trouve dans "Les contes de la folie ordinaire", et dans "Les nouveaux contes de la folie ordinaire".
Extrait de " Nouveaux contes de la folie ordinaire" Page 258, 259 et 260 :
J'avais la hantise du suicide, des crises de dépression, j'étais allergique aux foules et par-dessus tout, je ne supportais pas de faire la queue pendant des heures pour attendre je ne sais quoi. Voila d'ailleurs à quoi la société se résume : des heures de queue et attendre je ne sais quoi. J'avais fait une tentative au gaz et ça n'avait pas marché. J'avais un autre problème. Je disais souvent : « Les deux grande inventions de l'homme sont le lit et la bombe atomique : le premier fait tout oublier et la seconde fait tou disparaître. » Les gens me prenaient pour un fou. Des jeux d'enfants, voilà ce qui les amuse : ils passent du con de leur mère à la tombe sans jamais toucher du doigt l'horreur de la vie.
Oui, je détestais sortir du lit le matin. Ça signifiat retrouver la vie une fois de plus et, quand tu a passé une nuit dans un lit et que tu t'es construit un espèce de refuge, il est vraiment difficile de l'abandonner. J'ai toujours été un solitaire. Je dois avoir une fêlure dans le crâne mais, sauf pour les petites parties de cul, je ne verrai aucun inconvénient à ce que tout le monde meure. Oui, je sais que ce n'est pas gentil, je suis pourtant aussi agressif qu'un escargot ; après tout, ce sont les gens qui m'ont rendu malheureux.
C'était la même histoire tous les matins :
« -Bukowski, debout.
-Quoaaarf ?
-J'ai dit : Bukowski, debout !
-Ouep ?
-Non, pas OUEP ! Debout, et que ça saute, abruti
-Arrr... et ta sœur, tu la baises ?
Je vais chercher le docteur Blasingham.
Baise-le aussi. »
Arrivée du docteur Blasingham, au pas de course, on l'avait dérangé et ça l'énervait, il était en train tripoter une étudiante infirmière dans son bureau et la pauvre conne rêvait de mariage et de vacances sur la d'Azur... avec ce vieux crétin qui ne pouvait meme plus bander. Docteur Blasingham. Le vampire des subventions du comté. Un escroc, un merdeux. Pourquoi ne l'avaient-ils pas élu président des Etats-Unis ? Ca me dépassait. Ils ne l'avaient peut-être jamais vu passait son temps à bavasser dans la culotte de l'infirmière.
« Allez, Bukowski, DEBOUT !
-Rien à faire. Il n'y a absolument rien à faire. Vous ne voyez pas ?
-Debout. Ou je vous prive de permissions.
-Merde. Comme si je disais que vous serez privé de capote quand il n'y a rien à baiser.
-D'accord, mon gars... je compte... allez... Un...Deux... »
J'ai sauté du lit.
«L'homme est la victime innocente de ceux qui se refusent à comprendre son âme.
— Tu as laissé ton âme à la maternelle, Bukowski. maintenant, va te laver et prépare-toi pour le petit déjeuner.».
On m'a confié la traite des vaches, pour finir, ce qui obligeait à me lever plus tôt que les autres. Mais ça ne me déplaisait pas de tirer sur les mamelles des vaches.
Ce matin-là, j'avais arrangé un rendez-vous avec Mary dans la grange. Une montagne de paille. Ça serait parfait, parfait. Je tirais sur les mamelles quand Mary est arrrivée près de la vache, «On y va, Python.»
Elle m'appelait « Python ». Je ne sais pas pourquoi. Je réfléchissais : elle me prend peut-être pour Pulon ? Mais réfléchir ne mène l'homme à rien de bon. Ça n'amène que des problèmes.
Quoi qu'il en soit, on est monté dans le grenier, tout nus ; aussi nus que des moutons après la tonte, frissonant, avec cette paille propre et raide qui piquait comme des aiguilles à tricoter. Bon Dieu, c'était le truc qu'on lisait dans les romans de l'ancien temps ! Je besognais Mary. C'était super. Je commençais à bien jouir quand j'ai eu l'impression que l'armée italienne
au grand complet débarquait dans la grange.
« Eh ! STOP ! STOP ! LÂCHE CETTE FEMME !
DESCENDS DE LÀ TOUT DE SUITE.
SORS TA QUEUE DE LÀ »
Une bande d'infirmiers, tous des braves types, la plupart pédés, merde, mais je n'avait rien contre eux, grimpent a l'échelle..
« BOUGE PLUS, SALAUD !
- SI TU JOUIS, GARE A TES COUILLES ! »
J'ai acceléré mais rien a faire. Ils etaient montés a quatre. Ils m'ont tiré en arrière et m'ont fait rouler sur le dos.
« GRANDS DIEUX, REGARDE CE MACHIN !
- VIOLET COMME UN IRIS ET AUSSI LONG QUE MON BRAS ! CA PULSE, C'EST GIGANTESQUE, C'EST LAID !»