Lorsque le corps sur l'âme impose l'obédience
Au souverain divin gardien de ses prisons,
Lesté, le cerveau coule dans un puisard immense
Comme un requin blessé au milieu d'eaux sans fond...
L'insondable horizon des esprits éveillés
S'échoue dans le méandre étriqué d'une Foi
Inspirant l’hystérie du vice des veillées
Du feu Sade a Sodome en gourou d'autrefois.
Le Calvaire d’une Vestale
Sur tes traits tuméfiés par excès de folie
S’abat mon poing rougi de despote mauvais
Qui prend ta chasteté si longtemps prémunie
Des bas instincts enfouis sous mon verbe inspiré…
Strict et indélicat tel un blasé bourreau,
Oyant gémir les mots du culte de Vesta,
Je suis ce scélérat qui inscrit dans le Beau
La clameur de tes os dans l’humiliant fracas.
Cesse un temps tes tourments quand mon ardeur en main
S’insinue en ton sein par ton gosier béant
Pour que tes hurlements se meurent comme les Saints
Témoins d’un libertin possédé par Sathan.
Mon cerveau est imbu d’une puissante passion
Dont tu fus l’humble pion jusqu'à ta triste issue,
Fatigué des abus j’essuie sans permission
Le fruit de mes pulsions : tes larmes éperdues.
[Poème du IXMIVX]