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Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Films cultes, sorties à surveiller, adaptations...

Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar Blackplastik » 25 Avr 2010, 11:52

Salut, je ne crois pas qu'il y avait un topic sur cette série alors voilà. Il se trouve que j'ai un blog où je propose des analyses philosophiques de Buffy the Vampire Slayer pour ceux que ça intéresse :

http://buffylosophie.over-blog.com/

Pour moi c'est une des meilleures séries de l'histoire de la télévision jusqu'ici (avec peut-être, depuis, Battlestar Galactica).

Et pour ceux qui ne sont pas au courant, Buffy continue actuellement sous forme de comic pour une saison 8 dirigée par le créateur de la série Joss Whedon. Voir mon article "De la TV à la BD : Buffy reste-elle Buffy ?" :

http://bit.ly/a2uVMl
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar mindar » 29 Avr 2010, 09:57

Philosophique - buffy :shock:

excuse moi mais là j'ai du mal

surtout quand en plus tu rajoute une des plus grande série jamais créée ouille ça pique un peu

je veut bien en débattre avec toi mais pour moi ça reste jamais qu'une teenséries( je sais le mot existe pas j'ai extrapolé teen movie) d'ailleurs je range tout ça dans la même poubelle
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar Blackplastik » 29 Avr 2010, 14:39

Les tennseries peuvent être intelligentes aussi ! Mais je sais bien que l'on a tendance à considérer cette série comme une série de gonzesse, etc. Pourtant il y a un certain nombre de chercheurs qui ont pris cette série au sérieux:

voir le journal internationnal des études sur Buffy : http://slayageonline.com/

Et puis pour s'en convaincre il faut avoir vu l'ensemble des épisodes plusieurs fois et en langue originale comme moi car les traductions sont horribles et passent à côté de beaucoup de choses.

Après on n'est pas obligé d'être d'accord avec moi ou avec ces chercheurs en Buffy Studies. Mais les scénaristes et le créateur de la série sont très clairs dans leurs commentaires sur leurs intentions théoriques (féministes notamment bien sûr mais pas que). Il faudrait vraiment que j'organise des conférences-débats un jour...
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar Hybrid Son Of Oxayotl » 30 Avr 2010, 01:31

Blackplastik a écrit:Pour moi c'est une des meilleures séries de l'histoire de la télévision jusqu'ici (avec peut-être, depuis, Battlestar Galactica).

SOUTH PARK :mrwhite:
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar mindar » 30 Avr 2010, 08:31

pas de soucis je te crois blackplastik mais après le cœur de cible devait alors être mal choisi
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar Lord-Sevnia » 04 Juil 2010, 02:40

Héhé série que je regarder seulement pour Sarah Michelle Gellar lol
Ca me rappel de bon souvenir ca !!
Bouffy contre les vampires
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar LastDawn » 05 Juil 2010, 23:15

J'ai fait tout un roman sur cette série mais cet article résume très bien ce que j'en pense.

D'ailleurs pour ton site, je le connaissais, je suis surpris que ça soit toi l'auteur. Une preuve?


Article tiré du site Mad Movies.



Lorsque Buffy the Vampire Slayer déboule sans prévenir en 1997 sur la grille des programmes de la chaîne américaine WB, même les téléphages les moins exigeants ricanent : vu son format (12 épisodes), les responsables du département fictions de WB ont de toute évidence commandé au producteur-scénariste-réalisateur Joss Whedon un bouche-trou dont la durée de vie n’excédera pas une demi-saison.

Le postulat de base de la série est ridicule (une blondinette de 16 ans aussi balaise qu’une crevette et affublée d’un grotesque prénom de clébard administre la bastonnade à des vampires sur un campus californien à grands coups de mouvements de Tae Kwon Do) et elle bénéficie d’un casting « de rêve » : à part Sarah Michelle Gellar, l’interprète de Buffy, TOUS les acteurs sont de parfaits inconnus, parfois des débutants (comme Nicholas Brendon - Xander Harris –) ou carrément des anonymes castés dans les rues de Los Angeles (David Boreanaz, à qui l’on confie un rôle de premier plan, celui du vampire Angel). Tout ceci condamne à priori la série à rapidement retourner dans les oubliettes de la Pop Culture d’où elle n’aurait jamais du sortir, en particulier lorsque l’on considère que son embarrassant ancêtre, le film du même nom dont se sont rendus coupables en 1992 Joss Whedon et ses producteurs exécutifs (les Kuzui), est une abominable et irrécupérable purge. Malgré ces caractéristiques rédhibitoires, la curiosité des amateurs de Pop Culture est piquée au vif (« qu’est ce que c’est que cette série avec un pitch digne d’un manga de Rumiko Takahashi ? »). Ceux-ci, avec l’aide précieuse de leurs alliées de toujours, les gamines de moins de 13 ans (qui d’autres qu’elles pouvaient également se passionner pour les aventures d’une collégienne amoureuse d’un ténébreux suceur de sang ?), vont adhérer à la série et à son concept à priori crétin : surprise générale, Buffy the Vampire Slayer est une série excellentissime et fort logiquement, son succès est instantané.



Joss Whedon est reconduit par la WB pour des saisons supplémentaires et il va alors livrer à ses fans et au monde ébahi la plus improbable mythologie de Pop Culture de ces 15 dernières années : le Buffyverse. Ainsi, pendant 6 ans, le téléspectateur va voir évoluer à Sunnydale (la ville au 12 cimetières ; que les initiés préfèrent appeler « la Bouche de l’Enfer » …) une foisonnante distribution de Héros, de Vilains et de Monstres qui s’inspire des comics, des mangas, mais aussi d’œuvres plus classiques de la littérature fantastique.

On a donc, pêle-mêle : une bimbo insouciante et malicieuse (Buffy, of course) qui se retrouve catapultée « Tueuse Elue » et qui devient responsable de la survie de l’Humanité ; un beau et gentil vampire poseur nommé Angel qui se transforme bien vite en un démon sadique et retors ; une marionnette de ventriloque qui chasse les ghoules (!!!) ; des monstres (et parfois des craignos monsters …) aux noms exotiques (Machido, le célèbre Bezoar, le « Juste des Justes », le « Vaisseau », les frères Gorsh, etc …) ; un maire maléfique qui veut plonger le monde dans le chaos (et qui est malgré tout le personnage le plus sympathique de la série !) ; une tueuse de vampires jamaïcaine avec un accent « à la Ali G » ; une autre tueuse de vampires, Faith (elle est féline, redoutable, torturée, dominatrice et perverse et elle finira par basculer du côté obscur, mais c’est aussi une bombe sexuelle !) ; un attendrissant couple de sorcières lesbiennes ; une ex-démone de la vengeance absolument irrésistible ; une déesse complètement folle ; un guitariste lycanthrope de 1m55 ; une petite sœur de 14 ans « tombée du ciel » (Dawn « Dawnie » Summers, a.k.a. La Clé) qui menace « l’équilibre cosmique » ( ?) et que Buffy devra protéger envers et contre tous ; etc … ; etc … La liste peut se prolonger sur des pages et des pages…



Si les protagonistes du Buffyverse sont extrêmement diversifiés, ils sont surtout magistralement mis en scène dans une suite ultra cohérente d’épisodes à la richesse formelle et thématique estomaquante. La première saison pose les bases du Buffyverse et familiarise le téléspectateur grâce à la bonne vieille recette du « monster of the week ». Ce passage obligé est intelligemment exploité et dès le démarrage de la série, un nombre hallucinant d’arcs scénaristiques est mené à un rythme d’enfer (qui ne faiblira jamais) et les rebondissements, toujours d’une importance de premier plan, sont légions. Malgré cette débauche d’intrigues et de sous intrigues , la série reste lisible, brillante et Whedon donne rapidement le sentiment justifié de savoir EXACTEMENT où il va (on constatera rétrospectivement avec effarement lors des rediffusions qu’il truffe les épisodes d’indices cryptés sur la suite des événements, notamment dans les rêves des personnages, et ce parfois PLUSIEURS ANNEES A L’AVANCE).

Avec ses « aides de camps » (David Greenwalt, Michael Gershman, Bruce Seth Green et Marti Noxon, qui suivent son exemple et produisent, scénarisent et réalisent comme des oufs’), il est en train de construire une véritable saga évolutive, et les fans s’emballent lorsqu’ils prennent conscience qu’ils assistent à un événement majeur dans l’histoire des séries télé. Ils ont raison : dès le début de sa 3ème saison, le show Buffy the Vampire Slayer ne provoque maintenant plus la surprise mais l’admiration des téléspectateurs : la série évolue résolument vers une tonalité plus sombre (orientation déjà entamée dans la 2ème saison et même initiée lors du dernier épisode de la 1ère) et les personnages emblématiques du show souffrent mille tourments, lorsqu’ils ne sont pas carrément sacrifiés sur l’autel de la tragédie par leur créateur. Pour mieux servir et crédibiliser son œuvre, Joss Whedon n’hésite pas à tuer Kendra (la tueuse jamaïcaine), Jenny « Janna » Calendar (une bohémienne chargée de surveiller Angel) et il exile sans espoirs de retour Faith (Miss « craquage de slibbard » : ah ben oui, fallait bien la caser celle là…) et Oz (le loup garou existentialiste). Les fans savent dès lors qu’ils peuvent s’attendre à tout et décident d’accorder une confiance aveugle à Joss Whedon, qui ne les décevra jamais …

La série prend alors un nouvel essor et Whedon, farouchement déterminé à exploiter toutes les potentialités du Buffyverse, la fait s’envoler vers des sommets artistiques et dramatiques insoupçonnés. Les épisodes d’anthologie s’enchaînent à partir de la saison 4 : Whedon et son équipe paient leur dette aux maîtres du genre avec virtuosité (Burton et Elfman sont cités dans l’épisode muet 4-10 Hush ; le style de Lynch est symboliquement appelé en renfort pour démêler de manière abstraite et codée les enjeux de la saison 4 lors de son épisode final 4-22 Restless) ; mais ils osent aussi balancer à l’antenne des chefs d’œuvres qui ne doivent rien (ou pas grand chose) à personne et qui deviennent des classiques instantanés du 9ème art.

Il faut ainsi retenir le poignant 5-22 The gift (scénarisé et réalisé par Whedon) , qui clôt la saison 5 par un émouvant travelling sur la pierre tombale de l’héroïne (Buffy se sacrifie pour sauver sa sœur Dawn – et accessoirement le monde -) ou encore l’enthousiasmant épisode musical 6-7 Once more with feeling (encore scénarisé et réalisé par Whedon, il a aussi écrit paroles et musiques des chansons !) qui se paie le luxe, en plus d’être puissamment événementiel, de faire progresser des enjeux déterminants comme – excusez du peu ! - la relation Willow / Tara (les 2 sorcières lesbiennes) , le devenir de Dawn (la sœur-miracle de Buffy), la passion masochiste entre Buffy et le vampire Spike, les doutes de Giles ( le mentor de la tueuse) et le sort réservé au couple Anya / Xander (Anya est la fameuse ex-démone évoquée plus haut et Xander est un ex …loseur !). Bien sûr, dans Once more with feeling, les acteurs chantent et dansent sans doublure et certains laissent sur le cul les observateurs les plus réfractaires. Sarah Michelle Gellar (Buffy) fait plus qu’assurer, elle rayonne de classe ; Emma Caulfield (Anya) met le feu (« bunnies, bunnies, IT MUST BE BUNNIIIIIES !!! ») et les fans découvrent avec stupéfaction que Amber Benson chante comme un ange : son personnage (Tara) devient culte du jour au lendemain. Les fans de la série sont sur un petit nuage à la vision de ce qu’il est juste de qualifier de joyau télévisuel (il paraît même que certains ont en pleuré de bonheur…)



Le summum de la série avait cependant été atteint l’année précédente avec ce qui est objectivement et pour l’instant son meilleur épisode : le tétanisant 5-16 The body, (scénarisé et réalisé par qui, à votre avis ? ahem, je vois que vous commencez à comprendre…). The body est filmé de manière ultra réaliste et est stylisé en complète rupture avec les standards habituels de la série : on a exceptionnellement ici un montage haché et discontinu, des gros plans naturalistes à tomber à la renverse et des effets de dislocation de la durée. Pour accentuer le choc imposé au téléspectateur, l’illustration musicale brille par sa totale absence. Dans cet épisode, Whedon n’hésite pas à traumatiser ses personnages (et leurs fans !) en faisant subir à Buffy et sa jeune sœur Dawnie la plus terrible des épreuves : la mort de leur mère Joyce. L’épisode se termine par un plan terrifiant d’une dureté insensée, celui de Dawn approchant sa main du cadavre de sa mère pour toucher « le corps ». Buffy, à l’arrière plan, complètement fascinée par le tabou que sa petite sœur s’apprête à briser, contemple la scène comme hypnotisée et n’intervient pas. Un fondu au noir jette en urgence un voile pudique sur cette horreur absolue, alors que les doigts de Dawn ne sont plus qu’à quelques millimètres du visage du cadavre, et juste avant que le contact ne se fasse … Là aussi, on peut supposer que les fans étaient en larmes devant leur écran, mais cette fois ci pour d’amères raisons …



Ce best of des meilleurs épisodes ne serait pas complet sans l’épisode 6-17 Normal again où Whedon, plus gonflé que jamais et toujours aussi imprévisible déstabilise même les fanatiques les plus convaincus (les « Buffsters ») Normal again propose en effet une curieuse re-lecture de la série : il est possible que Buffy soit en fait une jeune psychotique internée dans un asile et que le Buffyverse soit sa création mentale (dans laquelle elle se réfugie pour fuir la réalité). Ce twist est extrêmement audacieux pour une série grand public alors en pleine maturité et il est tout sauf gratuit : son principal intérêt est de faire douter le téléspectateur sur le sens du thème principal de la série que l’on peut dès lors inverser radicalement : Buffy est-elle l’héroïne suprême qui triomphe vaillament de toutes les difficultés ou au contraire une lâche qui a complètement capitulé face à la vie réelle ? Le doute subsiste et Normal again fournit aux Buffsters les plus hystériques l’occasion de travailler du chapeau et d’exposer complaisamment sur le ouaibe diverses « théories » capillotractées …

Ces épisodes (entre autres…) prouvent aux inconscients qui pouvaient encore en douter que Whedon, en dépit de l’apparente ineptie de son argument de départ, n’a JAMAIS envisagé sa création sous l’angle de la pantalonnade et a brillamment réussi ce qu’il avait planifié DEPUIS LE DEBUT : faire de sa série la rencontre définitive entre un univers fantaisiste 100% Pop Culture et les thèmes principaux de la culture littéraire classique, voire de la tragédie. En effet, si Whedon est un des nouveaux princes de la Pop Culture (il a notamment co-scénarisé Toy Story, Alien Ressurection, Titan AEet l’Atlantide des studios Disney), il s’appuie AUSSI sur une solide base classique qu’il maîtrise de manière admirable (et ludique !).

Ainsi, il est évident que Buffy the Vampire Slayer revisite explicitement et volontairement les thèmes fondateurs du fond culturel occidental comme l’Eros & le Thanatos (Buffy ne tombe réellement amoureuse que de vampires …) ou l’ambivalence amour-haine dans la passion (on pense évidemment à la relation entre Spike et Buffy, qui s’achève par une tentative de viol (!) mais aussi, de manière plus rigolote, au flirt secret entre Xander Harris, loseur professionnel de son état et Cordelia Chase, la pimbêche du collège, dans la saison 2). La série comporte en outre de multiples références à la tragédie antique et à William Shakespeare : les élèves du lycée de Sunnydale passent leur temps à disserter sur les oeuvres du tragédien anglais et Blunt me souffle qu’il y a même un bad guy qui s’appelle (presque) Richard III ; et un autre surnommé « William The Bloody ».

De plus, Whedon ne se fait pas prier quand il s’agit d’insuffler un arrière plan psychanalytique à son œuvre (merci au Madnaute alec.empire pour ses lumières) : des variations sur les thèmes des contes de fées (les vampires, les monstres, les sorcières), du mythe du petit chaperon rouge / d’Alice au pays des merveilles (« Buffy contre les vampires » : vous voulez un dessin ?) ou encore du complexe d’Œdipe (que ce soit sérieusement, dans la peinture des relations Buffy-Giles, ou pour déconner, lorsque les personnages de la série massacrent une scène de la pièce « Oedipus Rex » lors du spectacle de fin d’année du collège) sont fréquemment et (presque) subtilement développées dans la série.

Il est de bon ton de conclure ce bilan des 6 premières saisons de Buffy the Vampire Slayer en soulignant que lors des saisons 5 et 6, Joss Whedon a peut être tombé le masque de la Pop Culture pour révéler ce qu’il est vraiment : un tragédien jusqu’au boutiste. L’évolution de l’ambiance de la série est signifiante : du fun décomplexé du début, on est passé à un Buffyverse cruel et souvent désespéré. Ce que sont devenus 2 des principaux personnages est d’ailleurs une illustration catégorique de cet état de fait : Buffy, autrefois une adolescente insouciante et toujours prompte à balancer moultes punchlines drolatiques, est maintenant une jeune adulte sans repère, dépressive et qui accomplit sa mission de tueuse comme un automate (elle est d’ailleurs remplacée pour de bon par le « robot Buffy » au début de la saison 6 !) quand elle n’est pas occupée à se complaire avec Spike dans le masochisme pour mieux se sentir vivante. La transformation de sa meilleure amie (qui fut la gentille et naïve Willow, une nerd toute mimi) est encore plus spectaculaire : lors du cataclysmique final de la saison 6 (qui se déroule tout de même sur 4 épisodes !) ; Willow devient après avoir été rattrapé par un destin implacable (son amour, Tara, est morte pour rien, frappé en plein cœur par une balle perdue alors que les deux amantes venaient de se réconcilier …) une effrayante et ténébreuse sorcière sous l’emprise d’effroyables forces de magie noire. Vengeresse, ivre de rage et n’ayant plus rien à perdre, elle torturera et écorchera vif le meurtrier de la douce Tara (et en gros plan s’il vous plaît, les cénobites de Clive Barker peuvent retourner chez leurs mères …) pour ensuite affronter Buffy sans état d’âme et être à deux doigts de détruire le monde, tout cela pour exorciser sa peine abyssale.



Les amateurs de Pop Culture qui seraient inexplicablement passés à côté de cet incontournable sommet du genre doivent donc impérativement se précipiter sur les indispensables coffrets des saisons 1 à 6 pour rattraper leur retard et s’immerger avec délices dans le Buffyverse avant de découvrir la septième saison (actuellement en cours de diffusion aux Etats Unis sur UPN). Officiellement, c’est confirmé, la saison 7 sera la dernière de la série ; Whedon transférera ensuite le Buffyverse vers ses multiples spin off et autres supports dérivés.

Officieusement, ce sera la meilleure. Evidemment.

+++ BIENVENUE A SUNNYDALE +++



Dire que la saison 7 de Buffy The Vampire Slayer était attendue comme un évènement télévisuel majeur est un gentil euphémisme. L’objectif déclaré de cette saison finale est en effet de conclure les nombreux enjeux d’une des plus étonnantes sagas de l’histoire de la pop culture. Avec cette série, Joss Whedon a su atomiser les limites de son concept de base ( « une collégienne moleste des vampires californiens » ) : il a créé une mythologie à la cohérence et à la richesse rares (le Buffyverse), a transformé ses personnages en icônes (quand par exemple on évoque « Willow », qui pense encore au nain de Lucas, franchement ?) et a rempli son œuvre de développements tous plus pertinents les uns que les autres. Parfois en faisant son auteur, souvent en s’armant de références classiques étonnantes mais justifiées et appropriées, mais sans jamais dévier de l’habillage « comic book » qui donne son ton à l’ensemble. Lister les thèmes qui constituent le sous texte de Buffy The Vampire Slayer serait fastidieux : cette série initiatique et évolutive balaie tout le spectre des évènements de la Vie Réelle (le pire ennemi de la Tueuse de Sunnydale) et des traumas qu’elle inflige inévitablement. On peut quand même citer des exemples emblématiques traités directement ou par le biais de métaphores (pas si) rigolotes (que ça) : la passion amoureuse, le féminisme, l’héroïsme, la sexualité, la drogue, la dépression, le deuil, etc … Et tant pis pour les aveugles qui persisteraient à prétendre ne voir dans Buffy The Vampire Slayer qu’un crossover entre Beverly Hills 90210 et un mauvais sentai, ils ne pourront pas venir dire qu’ils n’avaient pas été prévenus !

Saison finale : « Are you ready to finish this, bitch ?!? » ( « Es tu prête à en finir avec tout ceci, traînée ?!? » : Caleb à Buffy ; 7x22 Chosen)

Pour cette saison finale, les promesses des créateurs du show sont à la hauteur des attentes. Joss Whedon et son équipe, plus remontés que jamais, inversent les rôles dans leur relation avec le public et ce sont eux qui mettent la pression sur les fans (les Buffsters) : ils annoncent qu’ils vont « boucler la boucle », « revenir aux sources » (!?!) et solder tous les enjeux de la série lors d’un final spectaculaire et surprenant. Marti Noxon (une des plus influentes coproductrice) se lâche et évoque un Grand Final digne de The Lord Of The Rings. Peter Jackson étant à la même époque en train de casser la baraque sur grand écran avec sa trilogie, on imagine alors qu’il s’agit d’un effet d’annonce opportuniste digne d’un Joel Silver. Mais bien sûr Marti...et pourquoi pas une variation californienne de la bataille du Gouffre de Helm à Sunnydale dans le dernier épisode, pendant qu’on y est ?

« Previously, in Buffy The Vampire Slayer … » ( « Dans les épisodes précédents de Buffy Contre Les Vampires … » )

Avec la 6ème et avant dernière saison, on est bien loin des débuts funs et décomplexés de la série avec ses monstres faire-valoir, ses répliques percutantes, ses bouffonneries lycéennes et ses combats chorégraphiés par Mia Frye. Dès le dernier épisode de la première saison, 1x12 Prophecy Girl, Whedon a résolument transformé le feuilleton kung fu & rock’n’roll destiné à ma petite sœur en une épopée tragique, lorsque Buffy assume une mission qu’elle n’a pas choisie et se sacrifie pour la sauvegarde de l’Humanité (ou, pour être un peu plus précis, pour celle du lycée de Sunnydale). A partir du début de la saison 2, Joss Whedon, fan absolu et déclaré de Shakespeare, développe ouvertement ses choix artistiques véritables et insuffle directement les mécanismes de la tragédie classique dans le Buffyverse. Les membres du ScoobyGang (la Tueuse Buffy et ses compagnons de lutte) commencent alors à subir mille tourments dans le cadre d’aventures mythologiques « bigger than life ». L’excellente mais choquante saison 6 va très loin dans ce parti pris jusqu’au boutiste, quitte à en explorer les bas fonds les plus sordides et les plus désespérants : à ce stade du show, les personnages sont mis à genou par un destin qu’ils ne maîtrisent plus. Buffy, autrefois pimpante et déterminée, n’est plus qu’une jeune adulte dépressive, névrosée (elle flirte avec la démence psychotique dans le déstabilisant 6x17 Normal Again) et sans repère (sa relation sadomaso avec le vampire Spike est dépeinte comme une addiction malsaine et autodestructrice). La Sorcière Willow est quant à elle transformée en une boule de souffrance désespérée prête à détruire le monde pour mettre fin à ses tourments (son amour Tara est morte dans ses bras, foudroyée en plein cœur par une balle perdue).

La reconstruction

Au début de la saison 7, les personnages sont donc à ramasser à la petite cuillère et le ScoobyGang est au mieux l’ombre de sa gloire passée. Buffy, remise des affres de la dépression, n’est plus assistée que par sa midinette de petite sœur, Dawn, et par ce gros loser de Xander. Willow, prise en charge par Giles, l’ex-mentor de la Tueuse, est en « convalescence » en Angleterre. Spike et le démon Anya sont sur la touche après avoir été respectivement plaqués par Buffy pour le premier (après sa tentative de viol sur la Tueuse dans 6x19 Seeing Red !) et par Xander pour la seconde (devant l’autel le jour de leur mariage dans 6x16 Hell’s Bells !!). La saison finale démarre donc avec une série d’épisodes dédiés à la reconstruction du ScoobyGang. Ce parti pris étonne et inquiète. Malgré leurs déclarations ambitieuses et fracassantes sur l’arc final, les créateurs du show alignent des « loners » (épisodes sans lien direct avec un arc narratif d’ensemble) sur les 9 premiers épisodes (une saison en compte 22). Même si le BigBad de la saison, une entité primale maléfique, La Force (The First en V.O.), apparaît très tôt, ses intentions restent vagues. Les éléments de l’arc final (la chasse aux Tueuses Potentielles menée par des assassins cagoulés, les mésaventures de Giles en Angleterre, les agissements de La Force dans 7x7 Conversations With Dead People) sont disséminés avec parcimonie et semblent rester au second plan dans la construction des épisodes ; même si ils s’avèreront en fait déterminants pour la cohérence du scénario global. En fait, l’arc final ne sera prédominant qu’à partir de l’épisode 7x18 Dirty Girls, avec une avancée notable à l’occasion de l’arrivée des Potentielles à Sunnydale lors des épisodes 7x10 Bring On The Night & 7x11 Showtime. La première partie de la saison finale est donc consacrée aux personnages que Whedon redéfinit et enrichit après les avoir consciencieusement démolis dans la saison précédente (Buffy, Willow et Anya, en particulier, ont eu leur compte). Spike, le vampire-avec-une-attitude (comme aime à le définir Blunt) devient une frappadingue au comportement apparemment incohérent. La pauvre Willow est une plaie exsangue (littéralement dans 7x3 Same Time Same Place !, lorsque consciente mais paralysée, elle est torturée par un monstre répugnant qui prélève des lambeaux de chair sur son corps) rongée par la tristesse due à la mort de Tara et par la culpabilité suite à ses exploits meurtriers accomplis en tant que « DarkWillow ». Dawn passe son temps à se dévaloriser et à mendier sans succès un peu d’attention et d’amour de la part de sa sœur. Anya, traditionnel vecteur comique de la série, ne rigole plus du tout : anéantie par le fiasco de son mariage et désoeuvrée après la destruction de sa boutique « Magic Box », elle reprend ses activités de démon de la vengeance par dépit et sans réelle motivation. Une série d’épisodes va donc être le prétexte pour faire évoluer tous ces joyeux losers. Cette phase de transition destinée à reconstruire les personnages après le jeu de massacre psychologique de la saison 6 a évidemment pour but de les préparer à assumer le Grand Final mais va aussi être l’occasion de présenter des nouvelles facettes de leurs caractérisations.

Caractérisations : culpabilités & rédemptions

Si la mythologie et les rebondissements du Buffyverse doivent tout aux mécanismes du comic book et du sérial (continuité ultra élaborée, avec des détails qui se révèlent de première importance 3 ou 4 saisons plus tard, punchlines cultes, cliffangers interdits aux cardiaques et bastons kung-fu), le point fort du show, la caractérisation des personnages, est par contre tout entier basé sur un travail de fond extrêmement exigeant, complet et ambitieux de la part de Joss Whedon. L’évolution des protagonistes du Buffyverse est ahurissante, à tel point que certains personnages, quand on les compare avec ce qu’ils étaient 7 ans auparavant, sont méconnaissables. La saison finale va être l’occasion de les redécouvrir et on va se surprendre à aimer encore un peu plus des personnages dont on croyait à tort tout connaître (Buffy, Willow, Dawn, Spike), qu’on jugeait antipathique (Faith, la Tueuse déchue) ou qu’on imaginait restreint à une fonction de faire valoir comique (Anya). Un des axes majeurs de l’évolution des personnages dans la saison 7 est le thème de la rédemption. Joss Whedon tient à ce que les membre emblématiques de sa dream team se présentent enfin libérés de leurs tourments intimes pour la lutte finale de 7x22 Chosen, même si cela implique une dernière confrontation avec leurs plus profondes blessures. Les personnages qui paieront le prix le plus amer pour leur rédemption seront sans doute Spike, Anya et bien sûr la vétérante Willow.



Willow, personnage fétiche de Joss Whedon, a droit à un traitement de faveur puisqu’au moins 2 épisodes lui sont consacrés pour solder ses traumas et la redéfinir. Si Willow est le personnage le plus puissant du Buffyverse (quand elle s’énerve, la Sorcière rousse peut envoyer au tapis une Tueuse comme Buffy et même une Déesse ), c’est aussi le plus fragile psychologiquement et donc par voie de conséquence celui qui a le plus souffert. Dans 7x3 Same Time Same Place, Willow revient à Sunnydale et mesure tout le poids de ses fautes après avoir commis le meurtre et semé le chaos lors des évènements tragiques du final de la saison 6. La sorcière est tellement traumatisée que son inconscient modifie sa nature : elle devient invisible pour ses amis à cause d’un curieux sortilège « involontaire » du à la culpabilité et à la honte qui lui font redouter leur jugement. Dans 7x13 The Killer In Me, Willow exorcise à la fois la mort de son amour Tara et le fait d’avoir exécuté son meurtrier Warren Meers en prenant l’apparence de celui ci, à nouveau sans maîtriser cette mutation. A chaque fois, l’invisibilité et la transformation en Warren sont des effets magiques induits par son subconscient et sont donc les conséquences directes (même si non maîtrisées) de ses traumatismes. La rédemption et la « guérison » de Willow prennent donc l’aspect d’une sorte d’auto-thérapie incontrôlable qui se fera dans les larmes mais qui permettra à la Sorcière rousse de solutionner des blessures mentales gravissimes.

La rédemption du vampire Spike, autrefois un vampire sanguinaire, sera encore plus spectaculaire puisqu’ après avoir récupéré son âme, il sombrera dans une sorte de douloureuse folie à la fois alimentée par l’influence du BigBad manipulateur, La Force, et par la prise de conscience de l’horreur des crimes commis en tant que vampire. Ces influences croisées provoqueront chez lui un comportement incohérent (il reproduira ses crimes en chassant de nouvelles victimes lors de nouvelles crises de vampirisme qu’il occultera ensuite de sa mémoire) et des troubles graves (matérialisés par de sévères accès de démence) pour finalement l’amener à exorciser la cause primale oedipienne de ses blocages dans 7x17 Lies My Parents Told Me.

On le voit, Joss Whedon n’hésite pas à assumer des positions bien ambitieuses en voulant construire l’évolution de ses personnages selon des modèles de thérapie voire de psychanalyse. D’ailleurs, Buffy est pour de bon psychanalysée (par un vampire !) dans l’épisode 7x7 Conversations With Dead People. Si la démarche peut sembler naïve, elle est surtout d’une sincérité remarquable et donne à l’écran des séquences d’une intensité et d’une profondeur folles. Tout ceci est bien sûr décuplé par l’attachement et le lien quasi sentimental qui existent entre le spectateur et des personnages qu’il suit et aime depuis des années, parfois même depuis le premier épisode du show, comme la shakespearienne Willow. Ce travail d’accompagnement de ses personnages dans leur évolution et dans la guérison de leurs tourments est à mettre en parallèle avec ce que peut faire un M. Night Shyamalan dans ses films, par exemple.



Dans un des meilleurs épisodes de la saison consacrée à Anya Christina Emmanuella Jenkins, Whedon couple cette exploration de la complexité de ses personnages à une tradition démarrée avec l’épisode 4x10 Hush, celle des épisodes « de luxe ». Prenant enfin (et contre toute attente) le contre pied de la personnalité de surface d’Anya, 7x5 Selfless montre que derrière la grosse déconneuse se cache un personnage mélancolique et résigné. On découvre qu’avant de devenir Anyaka, un démon de la vengeance dévouée à son maître D’Hophryn (qui soit dit en passant la traite comme un proxénète le ferait avec une de ses prostituées), Anya était Aud, une paysanne scandinave de la fin du IXème siècle bafouée par son mari. Anya a traîné son ennui sur des siècles, se consacrant uniquement à la vengeance, avant de rencontrer Xander (le meilleur ami de Buffy) qui lui réapprendra à se comporter en humaine et lui promettra le mariage avant de l’abandonner devant l’autel par peur et par lâcheté : le destin rattrape Anya qui, dévastée, se perd alors dans ses anciens travers. Sa frustration et son désarroi aboutiront à un massacre (redevenue Anyaka, elle tue une dizaine d’étudiants volages) qui ne pourra être annulé que par le prix d’une confrontation traumatisante avec D’Hophryn. Il accepte de réparer les crimes d’Anya en les effaçant mais la brisera mentalement en tuant de sang froid sa consoeur Halfreck pour lui faire payer la trahison que représente l’abandon de sa charge de démon de la vengeance. Cette épisode de luxe à grand spectacle illustre cette tragédie mélodramatique par de magnifiques flashbacks « historiques » (on découvre Aud dans la Norvège en l’an 880, puis Anya dans la Russie du début du XXème siècle) ou évènementiels (Emma Cauldfield, l’interprète d’Anya, chante et danse lors d’une scène qui renvoie à l’intrigue de l’épisode musical anthologique 6x7 Once More, With Feeling). Le spectateur est aussi gratifié d’un spectaculaire combat à mort entre Anya et la Tueuse Buffy qui se prend momentanément pour le bras armé de la justice en voulant faire payer ses crimes au démon. La rédemption d’Anya se fera dans le renoncement et l’amertume puisqu’elle se résigne à accepter la perte d’un bonheur qu’elle a entrevu sans pouvoir le concrétiser : lors de la scène finale de l’épisode, à l’occasion d’une confrontation avec Xander, elle valide définitivement l’annulation de leur mariage et l‘échec de leur amour. Dans 7x5 Selfless, Joss Whedon se paie le luxe de bouleverser le point de vue qui existait à propos d’Anya et la transforme de manière irréversible en dévoilant son vrai visage, celui d’un personnage marrant, léger et décalé en façade mais triste et meurtri au plus profond de son être.

7x17 Lies My Parents Told Me : autobiographies

Dans 7x17 Lies My Parents Told Me, Joss Whedon aborde de nouveau une des ses fixations d’auteur et comme pour Buffy et Dawn Summers dans 5x16 The Body, il fait (re)vivre à Spike et Robin Wood (le fils de la Tueuse Nikki assassinée par Spike en personne) l’épreuve de la mort de la mère. Si dans 5x16 The Body, Whedon s’était réservé un espace d’expérimentations en rupture totale avec le ton habituel de la série, 7x17 Lies My Parents Told Me s’intègre parfaitement dans la continuité de la saison 7 avec une approche « classique » formellement parlant. Pourtant, cet épisode n’est certainement pas moins intense et signifiant que 5x16 The Body. 7x17 Lies My Parents Told Me comblera d’aise les cinéphiles déviants. Lors d’un flashback, Spike et Nikki Wood font nuitamment la bagarre sous une pluie battante dans le New York de 1977. Plus tard dans l’épisode, le repaire de Robin Wood, lieu de sa castagne dantesque avec Spike, est un superbe et terrifiant décor minimaliste qui revendique pour influence graphique la cellule capitonnée tapissée de croix de In The Mouth Of Madness de John Carpenter. Pourtant, l’intérêt principal de l’épisode ne réside pas dans ces séquences dynamiques et terriblement jouissives. Si on se livre à un rapide décryptage de 7x17 Lies My Parents Told Me, il faut en retenir les événements majeurs. Robin et Spike, lors d’un affrontement où le premier veut tuer le second pour venger Nikki, se psychanalysent mutuellement à grands coups de poings dans la gueule et font remonter à la surface les pires traumas et tabous relatifs à la mort de leurs mères. Spike, après l’avoir lui même engendré, a été forcé de réduire en poussière l’avatar vampire de sa mère, un monstre porté sur l’inceste et Robin Wood prend conscience que l’amour que lui portait Nikki la Tueuse était peut être tout relatif. Buffy, elle, envoie balader celui qu’elle considérait comme une figure paternelle en claquant (littéralement !) la porte au nez d’un Giles qui l’a trahie et trompée en complotant pour éliminer leur allié Spike. Ces enjeux, déjà tétanisants, prennent une nouvelle dimension lorsqu’on les met en parallèle avec des faits déterminants de la vraie vie des 2 plus importants intervenants du show. Joss Whedon était en admiration devant sa mère, morte en 1992 (l’année où il achève le scénario du film matriciel de la série, le navet de compétition Bichette La Terreur). De son côté, l’interprète de Buffy Anne Summers, la Walkyrie Sarah Michelle Gellar (qui, anecdote cocasse, est à la fois l’homonyme et le sosie de la fille qui joue Daphné dans Scoobydoo), refuse farouchement de pardonner à son père de l’avoir abandonnée avec sa mère lorsqu’elle n’avait que 3 ou 4 ans. Le constat est stupéfiant : Joss et Sarah Michelle se projettent dans leur œuvre commune et la nourrissent de leurs blessures intimes en faisant vivre à leurs personnages des épreuves qu’ils ont eux même enduré dans la vie réelle. A ce niveau d’implication personnelle et de sincérité, surtout au vu de la puissance et la beauté de ce que cela donne à l’écran, que faire sinon poser un genou à terre ?



« Are you ready to be STRONG ? » (« Etes vous prêtes à être FORTES ? » : Buffy Anne Summers ; 7x22 Chosen)

Si la couleur féministe de la série a toujours existé et que les rapports de force entre hommes et femmes ont quasiment toujours été inversés, et ce dès la séquence prégénérique du pilote (une frêle lycéenne sur le point d’être piégée par un bellâtre s’avère en fait être une vampire surpuissante), la saison finale choisit de conclure ce thème emblématique en le poussant dans des développements (encore plus) partisans, voire extrémistes. Le point fort de cette démarche est que le thème du féminisme dans la saison finale est résolument relié à la mythologie de la Tueuse et donc aux enjeux relatifs à Buffy. Ce sont donc de très puissantes symboliques féministes qui vont être les outils de Joss Whedon pour expliciter toutes les composantes de la mythologie des Tueuses et pour faire progresser l’arc final vers son terme.

Ainsi, l’arrivée des Tueuses Potentielles à Sunnydale dans l’épisode double 7x10 Bring On The Night & 7x11 Showtime est couplée à l’apparition d’un UberVamp (Méta-Vampire en V.F.) surpuissant qui les chasse afin de les éliminer. Le violeur-maradeur qui agresse et asservit les femmes est donc ainsi (lourdement) figuré. Pas étonnant, donc, après les premières raclées qu’il inflige à Buffy, que la Tueuse arbore un look de « femme battue » qui se passe de commentaires. Pourtant, au lieu de se soumettre et de capituler, la jeune blonde trouvera les ressources et le courage nécessaires pour abattre son ennemi à priori invincible. Résultat : l’UberVamp est exécuté par Buffy lors d’une spectaculaire mise en scène destinée à édifier ses jeunes disciples Potentielles. Cette leçon prendra toute son importance lors du final où les Potentielles suivront son exemple et auront à leur tour la force de faire face à une armée d’UberVamps ...



Dans l’épisode mythologique charnière 7x15 Get It Done, les explications manquantes sur la genèse de la première Tueuse sont enfin livrées. Lors d’un trip initiatique et déterminant, Buffy rencontre les premiers Observateurs, ceux là même qui ont engendré la Tueuse originelle. Elle réalise bien vite que loin d’avoir voulu l’assister et l’aider dans sa mission, ils ont en fait perverti l’âme d’une guerrière innocente (en permettant à une entité démoniaque de fusionner avec elle) afin de l’instrumentaliser pour lui faire accomplir une tâche qu’ils ne pouvaient assumer eux-même, la lutte contre le Mal. On a la preuve concrète de ce qui était déjà fortement sous entendu depuis 2 saisons, et en particulier depuis l’épisode 5x12 Checkpoint : ce ne sont pas les Tueuses qui ont besoin des Observateurs, mais l’inverse. Les masques tombent : les mentors du conseil des Observateurs sont en fait des manipulateurs (parfois sans s’en rendre compte eux même) qui essaient d’abuser la lignée des Tueuses en cachant leur inutilité et leur incompétence sous un vernis de légitimité autoproclamée mais illusoire. Là encore, le message féministe est très fort, presque extrémiste, mais a le mérite d’enrichir incontestablement les bases du Buffyverse.



Dans 7x22 Chosen, une apothéose féministe planétaire finira par exploser puisque la Tueuse Buffy, mue par une intuition géniale (involontairement suggérée par son ennemi La Force !), provoque de part le monde la transformation de toutes les Potentielles en Tueuses Elues et se crée une armée afin de faire face à La Force et à ses hordes d’UberVamps. Cet événement global est génialement exposé de manière intuitive et émouvante lors d’une des meilleures scènes de la série : un discours phénoménal et définitif de la Tueuse, où elle lâche son mythique « Are you ready to be STRONG ? » ( « Etes vous prêtes à être FORTES ? » ), accompagne un montage montrant de part le monde des Potentielles qui reçoivent le pouvoir de la Tueuse libéré par la Sorcière Willow qui opère un sort libérant l’essence de La Faux, l’arme mystique de la Tueuse. L’intensité émotionnelle est tout bonnement indescriptible. On peut supposer que devant leurs écrans, les Buffsters partagent la communion sacrée que vivent Buffy et ses filles spirituelles, les Potentielles révélées en Tueuses Elues. Le féminisme militant se transforme ici en une transcendance mystique. La dernière bataille sera à la hauteur de cet incroyable twist final : tel Aragorn et ses compagnons du Gouffre de Helm, Buffy et les autres Tueuses font face à la charge de plusieurs milliers d’UberVamps ! Marti Noxon ne bluffait pas : toute la deuxième moitié de l’épisode de conclusion de la série prendra l’aspect d’un Grand Final « Lord-Of-The-Ring-esques ».



A l’écran, le spectacle est hallucinant et dépasse de très loin les espérances les plus folles. Après avoir ouvert le sceau de la Bouche de l’Enfer en versant leur sang lors d’une communion silencieuse mais intense en diable, Buffy et ses Potentielles vont au devant de l’armée des UberVamps pour les combattre au cœur même de leur antre, une grotte gigantesque située sous le lycée de Sunnydale. La bataille finale, épique au dernier degré, montre les jeunes femmes affrontant bravement des hordes d’ennemis qui déferlent sur elles par vagues. Alors que le surnombre semble empêcher tout espoir de victoire (une vingtaine de Tueuses contre plusieurs milliers d’UberVamps), Spike, touché par la grâce du Shanshu, se met à rayonner tel un soleil et engendre une onde lumineuse qui dévaste tout et réduit en poussière les meutes d’UberVamps. Tétanisé par l’enjeu démentiel et par la démesure épique en marche devant ses yeux incrédules, le fan serre le poing et vibre, submergé d’émotion. (ndF : respire francesco, ça va bien se passer) Cet incroyable tour de force est mis en valeur par la magnifique musique de Rob Duncan, d’une beauté et d’un lyrisme à en pleurer (et ce n’est pas exagéré). Un élément émouvant et marquant parmi tant d’autres sera par exemple la symbolique (évidemment féministe) attachée à La Faux. Alors que traditionnellement, les armes légendaires sont des épées, c’est à dire des symboles masculins évidents (un objet long et effilé propriété exclusive d’un Champion unique qui l’arbore fièrement comme symbole de son pouvoir et de son individualité), La Faux est présentée lors de la bataille rangée finale comme une arme résolument féminine, ce qui est rarissime (unique ?) et évocateur : ainsi, cette hache ronde, aux courbes harmonieuses et de couleur rouge sang menstruel (!) n’est pas l’arme d’un seul individu mais celle d’un groupe de femmes : elle vole de mains en mains et la plupart de Tueuses (Kennedy, Buffy, Faith, Rona puis, pour finir, Buffy à nouveau) auront l’occasion de l’utiliser ensemble dans une sorte de rituel de partage bouleversant.



Même si on peut se demander si le féminisme étonnamment extrémiste de Joss Whedon n’est pas en fait une pose douteuse qui serait l’occasion de s’acheter à peu de frais une bonne conscience politique teintée d’hypocrisie, force est de constater que ce parti pris se justifie car il est transcendé par ses implications dans le cadre de la mythologie du Buffyverse et de la Tueuse à laquelle il correspond parfaitement. Au delà d’un féminisme partisan et unilatéral parfois associé à un anticléricalisme assumé (un des pires adversaires de la Tueuse, le terrifiant Caleb, le « vaisseau » humain de La Force, est un prêtre misogyne quasi invincible et assassin multirécidiviste de femmes. Buffy le tuera finalement à grand coup de Faux dans les burnes !), le show montre surtout de façon flamboyante l’émancipation de la Tueuse face à l’autorité (des Observateurs) et à l’oppression (des forces du Mal), ainsi que la démonstration de ce qu’accomplit une héroïne suprême qui définit ses propres responsabilités et les assume envers et contre tous. En créant l’armée de Tueuses, Buffy rejette la loi de la Tueuse Unique par génération pour imposer à la place sa propre conception philosophique de la Tueuse et par extension de la marche du monde (dorénavant protégée par une armée de jeunes femmes …). Buffy sait aussi résister « à son côté obscur » incarné par La Force elle même, qui vient régulièrement la narguer et tenter de la déstabiliser psychologiquement en prenant son apparence. Là, la blonde californienne devient la figure ultime de l’héroïne vertueuse et n’est pas loin de l’UberMensh, paraît-il. D’ailleurs, qui d’autre pouvait « être prêt à être assez fort » pour affronter des UberVamps ?

« We’ve changed the world !!! » ( « Nous avons changé le monde !!! » : Willow Rosenberg ; 7x22 Chosen)

Au delà de sa forme épique et spectaculaire et de la pression quasi insupportable que cet épisode implique (c’est la fin de Buffy The Vampire Slayer !) , 7x22 Chosen est un tour de force d’anthologie réglé comme une horloge puisqu’il réussit l’exploit de solder les enjeux d’une série centrée sur ses personnages en les englobant dans une vision globale et incarnée (pour reprendre le qualificatif d’Astuce Mario). Pour le Grand Final, le ScoobyGang (réduit à 3 personnages au début de la saison) est devenu une armée avec ses soldats (les Potentielles, autant d’individualités dont la Tueuse doit conquérir le respect et la confiance), ses Champions (la Tueuse Faith, le vampire repenti Spike, le guerrier Robin Wood), ses stratèges (Giles), ses shamans (la Sorcière Willow), ses hérauts (Dawn, Xander), ses mascottes (Andrew) et, évidemment, son leader charismatique (messianique ?), la Tueuse Buffy. Cette étonnante troupe ne va pas cette fois ci se contenter de sauver le monde mais va le changer lors d’un rebondissement final qui est à la fois surprenant et d’une cohérence fulgurante : on l’a vu, Buffy va avoir l’idée inédite d’aller « contre la Règle » ( « Il ne peut y avoir qu’une Tueuse par génération » ) et frappée par une inspiration géniale va imposer sa propre loi et sa propre morale en transcendant l’essence de la Tueuse et en révélant toutes les Potentielles de par le monde en Tueuses Elues. Lors de 7x22 Chosen, la conclusion de l’évolution de la plupart des personnages semble obéir au précepte « Deviens ce que tu es » , que Joss Whedon a fait sien en l’adaptant : « Don’t give them what they want, give ‘em what they need » ( « Ne leur donnez pas ce qu’ils veulent, donnez leur ce dont ils ont besoin » ). Cette maxime culte « whedonienne » fait référence aux spectateurs du show mais aussi (surtout ?) à ses personnages. Ainsi, ils rencontreront leurs destins dans 7x22 Chosen de manière définitive (R.I.P. Anya Christina Emmanuella Jenkins, morte l’épée à la main en combattant au côté des humains), pas forcément glorieuse mais toujours cohérente. Paradoxalement, certains d’entre eux sortiront grandi et trouveront leur vraie place en tirant un trait sur leur gloire passée. Comme Faith (l’ex rebelle torturée qui se met au service de la cause) ou Dawn, la jeune sœur de Buffy, autrefois Une Clé mystique surnaturelle et surpuissante et qui à la fin de la saison finale achève son évolution en humaine certes « banale » mais qui peut être fière de la valeur qu’elle s’est elle même construite.

Seuls le Champion et l’Héroïne se révèleront dignes de surpasser ce nécessaire besoin de pragmatisme : Spike se sacrifiera pour éradiquer les UberVamps et concrétisera ainsi l’idéal du Shanshu, le vampire doté d’une âme dont le sacrifice ultime rachète les péchés. Buffy, elle, réalisera enfin la fusion entre La Tueuse et l’Humaine à laquelle elle aspire depuis 7 ans. Ainsi, elle accomplit sa mission de manière définitive tout en s’en libérant (la charge de la Tueuse est transférée sur les Potentielles auxquelles elle a donné les moyens de l’assumer) et ses aspirations personnelles sont comblées : comme le fait remarquer son ancienne némesis devenue sa sœur d’armes, Faith, Buffy a enfin gagné le droit de mener à sa guise une vie de femme libre. Le magnifique plan final la montre donc dans sa pose iconique culte, bras croisés et sûre d’elle. Son visage est illuminé d’un sourire contenu mais bouleversant d’intensité : forte et déterminée comme à son habitude, Buffy Anne Summers est pour la première fois de la série confiante en l’avenir. Il aura fallu attendre la dernière image du dernier épisode de la dernière saison de Buffy The Vampire Slayer pour la voir ENFIN se réaliser dans toute sa plénitude de Tueuse Elue mais surtout d’Humaine Libre. L’émotion est indescriptible, et c’est un merveilleux et ultime cadeau que nous font là Joss Whedon (bien sûr derrière la caméra pour 7x22 Chosen) et Sarah Michelle Gellar.



Avec 7x22 Chosen, Joss Whedon et Sarah Michelle Gellar concluent leur saga en montrant une Buffy Anne Summers plus forte que la Mort et plus grande que la Vie. Elle a souvent sauvé le monde. Maintenant, elle le change.

+++ Merci Joss. Merci Sarah Michelle. +++

«Slayers. Everyone Of Us. Make Your Choice. Are You Ready To Be STRONG ? » (Buffy Anne Summers)
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar DarckCrystale » 06 Juil 2010, 23:34

arg *_*
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar darkygirl » 27 Juil 2010, 01:25

que dire d'intelligent apres une telle analyse de la serie ...
Spike c'est le plus beau et en plus il chante bien !!! :mrwhite:

non sans déc' j'ai attendu fébrilement la derniere saison et je n'ai pas été déçue
cette serie est tout simplement géniale !!!
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar Miss Vortex » 28 Juil 2010, 16:59

J'ai été super fan de Buffy dès les débuts, je dirais même que ça a marqué un changement de ma vie quand j'avais 15 ans ^^
J'ai continué à suivre la série, et je pense qu'il y a des choses intéressantes à en retirer !
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar Aldarone » 13 Aoû 2010, 07:58

Effectivement Buffy est LA série la plus sous évaluée du monde. Tous le monde se dit que c'est vraiment tout pourri SAUF les gens qui l'ont suivie.

L'an dernier j'ai "converti" ma femme (alors qu'elle disait ça risible, elle a vite trouvé ça génial après quelques épisodes), on s'est regardé les 7 saisons en deux mois.

Joss Whedon est carrément un génie (Il a réalisé d'autres trucs qui mériteraient d'être culte comme Firefly, Doctor Horrible's Sing Along Blog et Dollhouse) qui aura son heure de gloire en réalisant le film The Avengers (le Marvel avec Iron Man, Thor, Captain America, Hulk,... ^^)

Gloire à Joss Whedon, Willow et Spike. Mort à Angel et Cordélia. ^^
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar aline2110 » 23 Aoû 2010, 00:59

j'adore cette serie je ne loupais pas un episode a l'epoque j'avais 14-15 ans..je n'ai toujours pas oublier la serie qu('il m'arrive de regarder quelque fois ...d'ailleur en se moment meme je me fait la saison 1 :)
je ne me lasse pas de le regarder...
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar Camus » 23 Aoû 2010, 12:13

Philosophique - buffy

excuse moi mais là j'ai du mal


J'ai acheté un numéro de philosophie magazine consacré à la série Buffy. Comme quoi ça rigole pas. Il y a des colloques dans certaines facs qui sont conscrés à l'analyse de la série.

http://www.philomag.com/article,epoque,buffylosophie-contre-les-vampires,1032.php

J'ai suivi l'intégrale de la série quand j'étais ado et en effet il y a quand même des sujets graves de traité. Je me souviens que j'en ressortais pas forcément super joyeux. Les premières saisons ça reste marrant et plutot léger mais quand ils quittent le lycée tout se complique. Tout change dans leur vie. Ca m'avait fait bizar quand Yellow avait découvert son homosexualité. Puis après leurs vies est pas toujours rose, Buffy perd sa mère d'un avc, elle se fait violé par Spike, Yellow devient une droguée de la magie, Buffy regrête d'avoir été ressucité et j'en passe.
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar LastDawn » 23 Aoû 2010, 14:04

Yellow XD
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar Camus » 23 Aoû 2010, 16:48

Rahem... euh oui Willow bien entendu c'est ce que j'ai écris... nan?
Camus
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar LastDawn » 23 Aoû 2010, 16:58

T'as vachement suivi la série pour l'appeler Yellow.
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar Underworld » 23 Aoû 2010, 19:25

LastDawn a écrit:une blondinette de 16 ans aussi balaise qu’une crevette et affublée d’un grotesque prénom de clébard administre la bastonnade à des vampires sur un campus californien à grands coups de mouvements de Tae Kwon Do


Je crois que tout est résumé ici :mrwhite:

Une série a la con pour ados, qui ridiculise le mythe du vampire à tous les niveaux :roll:

Pis moi, Sarah Michelle Gellar, je la préfère dans "The Grudge", au moins, là on se rend compte que c'est une bonne actrice :mrwhite:
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar LastDawn » 23 Aoû 2010, 19:39

Fake.
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar Camus » 23 Aoû 2010, 20:09

T'as vachement suivi la série pour l'appeler Yellow.


et oui je suis faillible malheureusement...

J'aime bien le titre francophone du film original, "Bichette la terreur".
http://buffy3.free.fr/buffy/buffy_le_film.html

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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar Underworld » 23 Aoû 2010, 20:11

Haha :lol:
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar LastDawn » 23 Aoû 2010, 20:29

Ouai justement Joss Whedon a très rapidement quitté le tournage car on l'obligeait à faire de la merde, chacune de ses idées était rejetée pour de la niaiserie plus "bankable". D'ailleurs Whedon renie ce film qui n'est en aucun cas le sien. Même en temps que fan et collectionneur ce truc est une merde sans nom.
Sinon confondre Willow avec Yellow...

Sinon le prénom Bichette n'est pas si stupide, le prénom Buffy est un nom ridicule pour les américains. Et cela n'est pas une erreur de Whedon, vous imaginez bien qu'il a fait exprès d'appeler ainsi son héroïne.

Après appeler Willow : Yellow...

C'est du grand n'importe quoi à part si t'es sous drogue(s).
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar Camus » 24 Aoû 2010, 01:09

Et j'assume, ce sera ma petite yellow à moi
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar nadir » 29 Juin 2011, 17:29

buffy c'était mon adolescence :P :P
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Re: Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires)

Messagepar Piter Kebab » 30 Juin 2011, 19:01

Itou.

L'épisode "The Body" est effectivement magistral.

La série Angel est tout aussi intéressante et a le mérite de faire évoluer énormément certain personnage qui avait tendance à stagner dans Buffy (Cordelia, Wesley).
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