par Ish » 15 Déc 2007, 12:12
ok, je m'y mets alors
La Belgique est un État fédéral ( Etat federal: Etat regroupant d'autres entités qui lui délèguent leurs principaux pouvoirs, ne gardant que quelques minima pour assurer les prerogatives de puissance publique) qui englobe les Communautés et les Régions. Il est compétent dans de nombreux domaines comme, entre autres, les affaires étrangères, la défense nationale, la justice, les finances, la sécurité sociale, ainsi qu'une partie importante de la santé publique et des affaires intérieures. Cependant, en raison du principe de l'équipollence des normes ( Woua, le mot^^) et celui des compétences exclusives, il est possible de dire que l'État fédéral ne "dépasse" pas chaque Région ou Communauté, c'est ce qui rend le fédéralisme belge unique au monde. Toutefois, il reste que, malgré les principes de l'équipollence des normes et des compétences exclusives, le niveau fédéral a la prééminence constitutive, car les Régions et les Communautés et les rapports entre celles-ci et l'État fédéral sont organisées par la Constitution belge et des lois spéciales prises au niveau fédéral.
Au niveau de cet État fédéral, le pouvoir législatif est entre les mains du Parlement fédéral, qui se compose de la Chambre des Représentants et du Sénat. Le pouvoir exécutif est assuré par le gouvernement fédéral, composé du Roi, du Premier ministre et des autres Ministres. Constitutionnellement, le Roi dispose d'un grand pouvoir, mais ce pouvoir est en réalité exercé par le Gouvernement; en effet, la Constitution déclare: « Aucun acte du Roi ne peut avoir d'effet, s'il n'est contresigné par un ministre, qui, par cela seul, s'en rend responsable. » Le Gouvernement intervient également dans l'exercice du pouvoir législatif en ce qu'il a un droit d'initiative, un droit d'amendement et un pouvoir de sanction.
Les liens entre des partis Francophones et Néerlandophones demeurent mais l'équivalence n'est pas évidente. Il y a quatre grandes familles politiques : socialistes (PS, SPa SPirit), libéraux -ou plutôt centre droit- (MR, VLD), centre-humaniste (CDH, CD&V) -anciens chrétiens- et, les nouveaux venus, écologistes (Ecolo, Groen). Les partis d'extrême droite indépendantistes font de bons scores en Flandre.
La mainmise des partis traditionnels sur la vie politique belge, qui se répercute à divers niveaux de la vie politique et sociale (pilarisation), s'est illustrée à travers plusieurs pactes (culturel, enseignement, ...) que les trois grandes familles politiques traditionnelles -Socialiste, libéraux et chrétiens- ont conclus début de la seconde moitié du XXe siècle.
Ces pactes établissent des clés de répartition du pouvoir et des subsides entre courants politiques.
Le système politique belge est parfois perçu comme particratique, ( alors quau Liban, pas de pluralité des partis) les chefs des trois grandes familles politiques traditionnelles gardant une grande influence sur la gestion du pays et de ses entités fédérées (Régions et Communautés). Cependant ces trois grandes familles politiques sont divisées. Il n'existe plus de gros parti national belge, ils sont tous soit flamands, soit francophones, et n'ont plus de structures communes, mais seulement des affinités idéologiques. Selon qu'ils sont flamands ou francophones les gros partis s'adressent à la Région flamande et Bruxelles ou à la Région wallonne et Bruxelles, sauf exception (tel le FDF qui s'adresse quasi exclusivement à Bruxelles).
Le Liban est une république parlementaire ( oseez encore me sortir que les 2 sont pareils) , régie par la constitution du 23 Mai 1926, qui a été modifiée six foix depuis, la plus importante étant les accords de Taef qui réorganise le partage du pouvoir entre les différentes communautés religieuses. La constitution stipule que le Président, obligatoirement maronite, est élu par le Parlement (Majlis AL Nuwab ou Chambre des Députés) à la majorité des 2/3 et pour 6 ans. Il n'est pas directement réeligible sauf modification de l'article 49 de la Constitution. Ses pouvoirs ont cependant été réduits au profit du 1er Ministre depuis les accords de Taef. Ce dernier doit être musulman sunnite et est responsable devant les députés ainsi que le président de l'Assemblée nationale, qui lui doit être musulman chiite. L'Assemblée Nationale comporte 128 sièges, répartis entre chrétiens et musulmans, qui sont élus au suffrage universel direct.
La diaspora libanaise ainsi que l'implantation palestinienne au Liban sont deux sources de conflits communautaires. Les chrétiens réclament la participation de la diaspora majoritairement chrétienne à la vie politique libanaise en lui permettant d'exercer son droit de vote. Les sunnites, quant à eux, encouragent la naturalisation des palestiniens ce qui aurait comme conséquence d'accroître considérablement le nombre de sunnites libanais. La communauté chiite quant à elle s'oppose à l'un et à l'autre de ces projets: d'une part elle s'oppose au droit de vote de la diaspora libanaise car cela renforcerait catégoriquement le pouvoir des chrétiens au Liban et d'autre part elle s'oppose à la naturalisation des palestiniens car cela représenterait un cadeau pour l'ennemi israélien. ( En gros, conflit religieux, et non culuturel par rapport à la Belgique)