Wikipédia a écrit:Barbara, pseudonyme de Monique Andrée Serf, née le 9 juin 1930 à Paris et décédée le 25 novembre 1997 à Neuilly-sur-Seine, était une chanteuse française.
Biographie
Lors de l'occupation de la France par les nazis, sous le gouvernement de Vichy, elle dut se cacher avec des proches dans la petite ville de Saint-Marcellin en Isère parce que sa famille était d'origine juive.
La guerre finie, un voisin professeur de musique l'entendit chanter et prit intérêt à développer son talent. Elle prit des leçons de chant et de piano, puis s'inscrivit à l'École supérieure de musique. Elle chanta à La Fontaine des Quatre Saisons, un cabaret alors populaire à Paris.
Voulant concrétiser son rêve de devenir une « pianiste chantante », elle se rendit à Bruxelles en 1950 où vit un de ses cousins. Sa vie là-bas est difficile, aussi elle rejoindra une communauté d’artistes à Charleroi. Là elle trouve de l’aide et commence à chanter dans des cabarets sous le nom de Barbara Brodi (nom de sa grand’mère, Varvara Brodsky). Son répertoire : des chansons d'Édith Piaf, Juliette Gréco et Germaine Montéro. Fin 1951 elle retourna à Paris pour des auditions sans lendemain (pendant cette période belge, Barbara effectuera de nombreux aller-retours entre Bruxelles et Paris). Revint à Bruxelles où un ami du groupe de Charleroi lui donne l’occasion de chanter dans divers cabarets. Elle fit la rencontre de Claude John Luc Sluys, un habitué des lieux de spectacles qui se pique d’écrire quelques chansons. Il la présenta à l’une de ses amies pour qu’elle se perfectionne au piano et fin 1952, dénicha le « Théâtre du Cheval blanc » pour y ouvrir un cabaret afin qu’elle s’y produise sous le nom de Barbara. Le bouche à oreille aidant, le succès ne se fit pas attendre, le mariage non plus (31 octobre 1953) ni l’opportunité de pouvoir enregistrer deux chansons chez Decca en 1954.
En 1955, les époux se séparèrent. À la fin de cette année-là, elle s'en retourna à Paris où elle donna des récitals dans de petits cabarets : « La Rose rouge », « Chez Moineau » puis à « L'Écluse » en 1956 où elle commença à rassembler un public de fidèles, en particulier parmi les étudiants du quartier Latin, si bien que sa notoriété grandit sous le surnom de « La Chanteuse de minuit ». Elle rencontra Jacques Brel, devint son amie et interpréta plusieurs de ses chansons. Remarquée et engagée par Pathé Marconi, elle enregistra son premier disque 4 titres, début 1958 et au printemps de l’année suivante son premier 33 tours.
En 1960, elle changea de maison de disque et signa chez Odéon. Deux disques : Barbara chante Brassens et Barbara chante Jacques Brel furent enregistrés. Le premier fut couronné par l’Académie Charles-Cros dans la catégorie meilleure interprète.
En 1961 elle décrocha un tour de chant du 9 au 20 février, en première partie de Bobino, dans le quartier du Montparnasse. Sa performance fut peu appréciée, sa présentation jugée austère. Manifestement pas encore prête pour les grandes scènes. Elle continua cependant à parfaire son métier à « L'Écluse ».
Deux années plus tard, les mardi de novembre et décembre 1963, au Théâtre des Capucines, elle retint et captiva l'attention de l'audience et des critiques avec un répertoire nouveau comprenant ses premières créations : Dis, quand reviendras-tu ? et Nantes. Ce succès fut tel que la maison Philips lui signa un contrat. Séduit à son tour, Georges Brassens lui proposa de chanter en première partie de son prochain passage à Bobino. Chose faite du 21 octobre au 9 novembre 1964.
Le 14 mars 1965, son premier album Philips Barbara chante Barbara est distribué. Ce fut un grand succès commercial qui obtint le prix de l'Académie Charles-Cros. Lors de la cérémonie, au Palais d'Orsay, Barbara déchira son prix en quatre pour le distribuer aux techniciens, en marque de sa gratitude. Elle commença à distribuer son argent et user de sa célébrité pour porter secours aux enfants misérables.
La même année 1965, elle triomphe à Bobino, avec une première exceptionnelle le 15 septembre, qui la marquera à jamais et qu'elle immortalisera peu après dans l'un de ses plus grands succès : Ma plus belle histoire d'amour c'est vous.
« Ce fut, un soir, en septembre / Vous étiez venus m'attendre / Ici même, vous en souvenez-vous ? ... »
Parmi ses autres titres incontournables, on peut citer : Dis, quand reviendras-tu, Nantes (qui fut reprise en brusselois, dialecte proche du néerlandais, par le groupe 't Crejateef Complot sous le titre Brugge), Au bois de Saint-Amand, Göttingen, La solitude, Une petite cantate, La dame brune, L'Aigle noir, Marienbad, ...
Sa capacité d'écrire ses propres chansons, sa poésie lyrique, son aspect dramatique et la profondeur de l'émotion dans sa voix lui assura un public qui la suivit pendant trente ans.
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Bon, pour ceux qui n'auraient pas encore compris, je suis une grande admiratrice de ce qu'a pu faire Barbara. Que dire de particulier sur elle à part que sa musique, ses textes et surtout sa voix me touchent énormément.
Quelques vidéos:
Nantes
Dis, quand reviendras-tu ?
Göttingen
Le mal de vivre
Je ne sais pas dire je t'aime
L'aigle noir
En duo avec Moustaki - La dame brune
Chapeau bas
La solitude
Ce matin là
Paris, 15 aout
C'est un petit aperçu de la discographie de Barbara.
