

1969 Was Fine, c'est les quatre membres de Punish Yourself sans leurs peintures ni leur machines (ou presque), plus trois autres terroristes (deux bassistes et un sax) ; du sang, de la sueur, des watts. Entre rock'n'roll primitif, psychédélisme tribal et afterpunk, le groupe se réclame aussi bien de Foetus que des Lords Of The New Church, de Motorhead que de Lydia Lunch, de Suicide que des Cramps ; si aucun de ces noms ne vous dit quoi que ce soit, pas grave, vous êtes quand même conviés à la cérémonie...

"Dès la fin des années soixante, le rock s’obscurcit, adieu à l’ère du psychédélisme rêveur et bienvenue dans celle d’un psychédélisme noir et brut. C’est bien dans cette voie sauvage que ce side project des membres de Punish Yourself a décidé de s’aventurer. N’espérez donc pas retrouver les peintures fluo ou autres beats technoïdes ici, 1969 Was Fine, c’est du rock ravagé à l’état pur et on ne va pas s’en plaindre ! Effectivement, l’écoute de ce premier album se révèle être totalement jouissive, même mes enceintes se sont mises à suer et leur transpiration ne sentait pas seulement l’adrénaline, des restes d’amphétamines et autres joyeusetés alcoolisées étaient aussi dans l’air. Les Toulousains nous servent une musique qui a le mérite de sonner totalement old-school sans pour autant reproduire note pour note ce qui a déjà été fait, et dans laquelle Iggy côtoie aussi bien Motörhead, que Fœtus ou La Muerte. En bref, si des hippies ont survécu à leurs années de gloire, 1969 Was Fine devrait achever les derniers. Et c’est bien." (transitmag.ch)